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Octobre 2002
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89 - QOC 2002-743 Question de MM. Serge BLISKO, Jérôme COUMET et des membres du groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police sur la carte des points écoles du 13e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à la question suivante, posée par Mme LANG à M. le Préfet de police.
Madame LANG, vous avez la parole.
Mme Anne-Christine LANG. - Je vous remercie, Madame la Maire.
Je pose la question au nom de Serge BLISKO et Jérôme COUMET et de l'ensemble des élus du 13e. En septembre 2000, nous avions, dans le 13e arrondissement, 34 points écoles surveillés par des fonctionnaires de police et des A.S.P.
En septembre 2001, nous sommes passés de 34 à 25, puis en septembre 2002 de 25 à 18 points écoles.
Fin août 2002, M. le Préfet de police a modifié d'une manière unilatérale la carte des points écoles, qui avait été déterminée en concertation avec tous les partenaires, et ceci sans en informer la mairie d'arrondissement.
La Mairie de Paris a fait de gros efforts pour améliorer la sécurité des enfants à la sortie des établissements scolaires en engageant plusieurs dizaines d'A.L.M.S., et précisément 28 dans notre arrondissement.
Ces nouveaux emplois ont permis à M. le Préfet de police de redéployer ses fonctionnaires de police et de leur confier de nouvelles missions. C'est une politique que nous approuvons totalement.
Malheureusement, nous ne comprenons pas le désengagement brutal de la Préfecture de police, qui se traduit, en moins de deux ans, par la suppression de 16 points écoles dans notre arrondissement.
La population, les directeurs d'école et parents d'élèves interpellent et expriment leur profond mécontentement, notamment aux abords des écoles devant lesquelles il y a eu, l'année dernière, des accidents et des élèves gravement blessés.
Les élus du 13e demandent à M. le Préfet de police de bien vouloir réétudier la carte des points écoles du 13e, en concertation avec la D.P.P. et la mairie du 13e.
Je vous remercie.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Madame LANG.
Monsieur Christophe BAY, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - L'avenant au contrat parisien de sécurité signé le 27 février 2002 a prévu l'amélioration de la surveillance des points écoles par une implication renforcée de la Ville de Paris et le recrutement d'agents locaux de médiation sociale supplémentaires.
En effet, la surveillance des entrées et sorties des établissements scolaires, assurée à l'origine essentiellement par des effectifs de la Préfecture de police, doit être transférée progressivement aux agents de la Ville de Paris.
Au-delà de ce transfert, il est prévu d'étendre la surveillance des points écoles actuellement non tenus.
Pour la rentrée scolaire 2002, un classement des points écoles a été élaboré dans chaque arrondissement, tenant compte de critères objectifs de dangerosité se rapportant aux flux de personnes circulant aux abords immédiats des établissements scolaires, aux infrastructures routières et aménagements de voirie, mais aussi à l'importance des voies de circulation et au nombre de véhicules.
Cette liste a été mise à jour le 26 juin 2002 à la mairie du 13e arrondissement, en relation étroite avec le maire d'arrondissement, les chefs d'établissement et les représentants des parents d'élèves.
Je puis vous indiquer que, pendant l'année scolaire 2000-2001, 53 points étaient répertoriés. Ils étaient 54 en 2001-2002. Sur ce total théorique, 27 étaient en moyenne quotidiennement tenus.
Parmi ces 27 points, 6 ont fait l'objet d'un aménagement de voirie sécurisant, entraînant leur déclassement des sites dangereux à assurer impérativement. Il ne restait donc que 21 points effectivement sécurisés fin juin 2002.
Le nouveau référentiel établi pour l'année scolaire 2002-2003 recense 54 points école. 18 sont tenus de façon systématique, à raison de 14 par des agents locaux de médiation sociale, 2 par des agents de surveillance de la Ville de Paris et 2 par des policiers.
En outre, il est à noter la présence d'un véhicule de police spécifiquement consacré à la surveillance des collèges et lycées, pour lesquels les parents accompagnateurs sont rares, contrairement aux maternelles et primaires.
Il est effectivement à déplorer, comme vous l'avez rappelé, Madame, un seul accident grave mettant en cause des écoliers au cours de l'année 2002 dans l'arrondissement. Des mesures ont été prises puisque ce point est désormais surveillé par des A.L.M.S. depuis la rentrée scolaire 2002.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.
Un mot complémentaire, Madame LANG ?
Très bien.