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Octobre 2002
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Conseil Municipal
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69 - QOC 2002-654 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris concernant le suivi du nouveau projet d'aménagement porte d'Aubervilliers (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"Le Tribunal administratif de Pontoise a annulé le 30 avril 2002 le projet de Z.A.C. formé par la commune d'Aubervilliers. Les membres du groupe du Mouvement des citoyens se sont naturellement réjouis de cette décision. Rappelons que la Ville de Paris avait déposé un recours en annulation et que ce projet était contesté par de nombreux élus et associations de commerçants.
Or, il semble qu'un nouveau projet soit à l'étude. Si la surface consacrée à l'installation d'un centre commercial est réduite de 55.000 mètres carrés à 40.000 mètres carrés ou si le nombre de places de stationnement diminue de 1.500 unités pour s'établir à 3.000 places de parking, l'économie générale du projet est préservée ; installer Porte d'Aubervilliers un vaste complexe commercial dont la zone de chalandise s'étendra sur le Nord et l'Est parisien. Aujourd'hui, comme hier, ce projet n'est pas acceptable. Cette situation doit renforcer la Ville de Paris dans sa volonté de bâtir de nouvelles relations avec les communes limitrophes. C'est notamment le rôle confié au comité de suivi chargé de conduire le nouveau projet d'aménagement voulu par la Ville de Paris, Porte d'Aubervilliers.
En effet, trois projets majeurs sont envisagés sur cette vaste emprise où domine une grande anarchie urbanistique ; une zone d'activité tertiaire réalisée sur les terrains propriétés des E.M.G.P., la Z.A.C. et le projet d'aménagement du secteur nord-est porté par la Ville de Paris.
Voilà pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris de réaffirmer son désaccord à la construction de ce complexe commercial. Ils souhaitent en revanche qu'un dialogue fructueux s'établisse avec la commune d'Aubervilliers, la communauté d'agglomération Plaine-Commune et la E.M.G.P. afin qu'une véritable coopération permette un aménagement cohérent de ce secteur, vital pour le développement du Nord-est de Paris et des communes voisines."
Réponse (Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe) :
"Le projet initial de création d'un centre commercial d'une surface de vente de 52.000 mètres carrés sur la commune d'Aubervilliers, à proximité immédiate du territoire parisien suscité une opposition déterminée de la Municipalité parisienne.
En effet, la nature et l'ampleur du programme commercial avaient suscité de très vives inquiétudes quant aux conséquences potentielles de l'implantation d'un tel équipement sur le tissu commercial du Nord-est parisien.
Il était en outre légitime de considérer qu'un projet à vocation régionale devait impérativement faire l'objet d'une concertation interdépartementale préalable afin de prendre en compte les intérêts légitimes et éventuellement contradictoires de l'ensemble des collectivités et des populations concernées.
Comme vous le savez, la Ville de Paris avait en conséquence déposé un recours devant la juridiction administrative et obtenu gain de cause le 30 avril dernier, le Tribunal administratif de Pontoise ayant annulé le projet de Z.A.C. comprenant la création du centre commercial.
Dans ce contexte et conformément au v?u que vous exprimez, la communauté d'agglomération de Plaine Commune et la Ville d'Aubervilliers ont souhaité que s'établisse avec la Ville de Paris un dialogue sur le projet des E.M.G.P. en vue d'un aménagement cohérent et harmonieux de ce secteur effectivement essentiel pour le développement partagé du Nord-est de Paris et des communes limitrophes situées en Seine-Saint-Denis.
Cette concertation qui s'inscrit dans le cadre des orientations définies par le Maire de Paris en vue d'une coopération permanente et confiante entre Paris et sa banlieue, a donné lieu à de nombreuses réunions et contacts entre la Ville, la communauté d'agglomération de Plaine Commune et la Ville d'Aubervilliers, en présence de la C.C.I.P. et des E.M.G.P.
L'ensemble de ces démarches a conduit les promoteurs de cette opération à repenser totalement le projet initial et à proposer des modifications très importantes :
- réduction substantielle de la surface affectée aux équipements commerciaux qui passe de 52.295 à 40.000 mètres carrés, soit une baisse de 23 % ;
- réduction de la surface de l'hypermarché de 33 % passant de 12.000 à 8.000 mètres carrés ;
- diminution du nombre de places de stationnement de 29 % soit 3.200 emplacements au lieu de 4.500 initialement ;
- renforcement du programme de logements, élément essentiel de mixité du programme de la Z.A.C. qui passe de 20.050 à 28.550 mètres carrés (+ 42 %) soit 380 logements au lieu de 270 ;
- amélioration de l'environnement du projet : meilleure intégration du centre commercial dans le cadre de la Porte d'Aubervilliers et traitement spécifique de sa liaison avec le canal...
On ne peut que constater l'amélioration très significative du projet qui légitime totalement a posteriori l'opposition initiale manifestée par la Municipalité parisienne. Bien entendu la concertation doit se poursuivre et un certain nombre d'incertitudes doivent encore être levées.
Les conséquences sur la circulation automobile du projet même amendé doivent faire l'objet d'études plus approfondies.
Par ailleurs, le dossier commercial s'il est marqué par une réduction sensible des surfaces, doit s'accompagner de propositions qualitatives précises quant à la nature et la taille des commerces qui seraient implantés dans le centre.
La Ville de Paris continuera à être très vigilante quant aux conséquences économiques du projet des E.M.G.P. et notamment ses incidences pour le développement du commerce de proximité dans les 18e et 19e arrondissements.
A ce stade elle se félicite que les premiers résultats obtenus témoignent des nouvelles relations que la Ville établit au quotidien avec les communes limitrophes conformément au souhait exprimé par l'auteur de la question."