Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

35 - Vœu déposé par le groupe socialiste et radical de gauche à M. le Préfet de police relatif à la permanence de l'association "Aide aux victimes 18e" au sein du commissariat central du 18e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons à l'examen des v?ux de la 5e Commission, il s'agit des v?ux n° 6 et 7, qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Tout d'abord, le v?u référencé n° 6 dans le fascicule présenté par le groupe socialiste et apparenté relatif à la permanence de l'association "Aide aux victimes du 18" au sein du commissariat central du 18e arrondissement.
La parole est à Mme Annick LEPETIT.
Mme Annick LEPETIT, maire du 18e arrondissement. - Effectivement, c'est un v?u qui s'adresse au Préfet de police.
Dans le contrat de sécurité du 18e arrondissement qui a été signé au mois de mars dernier, une fiche action prévoit la mise en place d'une permanence d'aide aux victimes au sein du commissariat central de l'arrondissement.
Il s'agit d'abord de garantir aux victimes une meilleure prise en charge, ensuite, d'apporter aux policiers une aide technique sur un sujet sensible, vous le savez, l'accueil et l'information donnée aux victimes sont primordiaux et participent à la lutte contre les sentiments d'insécurité et d'injustice que souvent, éprouvent les personnes qui viennent de subir une agression.
Ces permanences d'aide aux victimes au sein d'un commissariat existent déjà dans d'autres villes et donnent des résultats plutôt positifs. Donc nous nous adressons au Préfet de Police pour qu'il puisse autoriser, dans des délais brefs, l'application de cette mesure en sachant bien évidemment que la sécurité est le fruit d'une coproduction entre plusieurs partenaires.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci. Une précision sur ce v?u, il ne faut pas confondre l'objectif et le problème peut-être ponctuel d'une association.
Sur l'objectif, c'est clair, nous le partageons. Cela a été signé dans le contrat local de sécurité et il est prévu effectivement d'implanter une structure d'aide aux victimes dans le commissariat du 18e arrondissement.
Sans rentrer dans le détail, quand on a creusé le projet on s'est rendu compte que cette association ne fournissait pas directement des prestations de conseil, mais orientait les victimes vers tel ou tel spécialiste, des avocats, des médecins, des psychologues. On s'est posé la question de cette légitimité, notamment au regard du droit de la concurrence puisque pourquoi tel avocat ou tel autre serait désigné plus qu'un autre ?
C'est un projet qui doit être retravaillé.
Sur le fond, je maintiens que le contenu du contrat local de sécurité n'est pas remis en cause. Il faut qu'on finalise le projet pour trouver des conditions, des méthodes d'actions qui soient compatibles avec un exercice dans un commissariat d'arrondissement.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Un complément, M. Christophe CARESCHE ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Je voudrais très rapidement dire qu'effectivement, il faudra que nous essayions de nous rapprocher de l'association "Paris aide aux victimes", association référente, pour essayer de déterminer si avec elle, et en relation avec "Aide aux victimes du 18e", la possibilité de mettre en place ce dispositif tout à fait important et indispensable existe.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci. Madame de LA GONTRIE, vous avez la parole.
Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe. - Sans abuser du temps de parole, permettre la présence au sein d'un commissariat, comme le commissariat central du 18e arrondissement, d'avocats, cela ne peut que permettre la connaissance de corps de métier qui ont tendance, parfois, à l'incompréhension.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par Mme LEPETIT.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2002, V. 120).