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Octobre 2002
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114 - QOC 2002-658 Question de Mme Dominique BAUD à M. le Maire de Paris relative au mouvement des gardiens des gymnases parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"La colère tant des parents que des associations sportives s'intensifie chaque jour un peu plus depuis le 25 septembre dernier, car ils sont empêchés d'exercer leurs activités à peine les inscriptions faites et cotisations payées du fait de la fermeture des portes des gymnases par les gardiens dès 17 heures.
Ils sont inquiets, à juste titre et pour différentes raisons toutes plus réelles les unes que les autres :
1°) Le défaut d'entraînement cause la colère des parents qui, d'une part veulent que leurs enfants puissent se détendre au moyen de leur sport favori et qui, d'autre part, avaient calqué leur emploi du temps avec celui présumé de leurs enfants.
2°) Ce mouvement a stoppé un certain nombre d'inscriptions potentielles qui par honnêteté ne peuvent être actées aujourd'hui, et qui mettent en péril financier certaines associations.
3°) Les succès aux compétitions sont compromis et pourtant certaines associations ont aussi des aides financières liées à des engagements de résultat.
4°) Cette fermeture à 17 heures est en opposition complète avec les discours de la Mairie de Paris, sur le Bureau des Temps. A cet effet, Mme Dominique BAUD rappelle que le 15e arrondissement est "pilote" et que le thème des groupes de travail en place actuels est "le meilleur aménagement des services publics et des horaires, s'agissant des besoins des parents ayant des enfants de moins de 15 ans !!!".
5°) Cette difficulté compromet les engagements pris lors de la dernière campagne municipale et, à cet effet, Mme Dominique BAUD se reporte au document très complet adressé aux associations au début de l'année 2001, en ses pages 46 et 47 :
"- Réviser les horaires d'ouverture des équipements...
- Mise à disposition des équipements sous-utilisés...
- Développement des équipements de proximité...
- Partenariat avec l'Education nationale...".
6°) Quant au discours qui consiste à se "planquer" derrière le passé, il n'est pas très positif.
7°) Et celui qui consiste à déclarer que "les parents peuvent aller voir ailleurs mais qu'ils verront leur douleur s'agissant du coût financier" (conversation téléphonique avec Pascal CHERKI, le 26 semble 2002) est inacceptable.
Les associations essaient aujourd'hui de sauver la situation en cherchant des salles mais dont le coût est un facteur de difficulté pour l'avenir.
Mme Dominique BAUD remercie donc M. le Maire de Paris de trouver vite des solutions et des solutions durables afin que ce mouvement s'arrête.
Elle demande aussi à M. le Maire de Paris de prendre des engagements fermes afin de compenser financièrement tous les débours qui seront subis (rembourser le coût de la location des gymnases pour tous les cours supprimés et payer la différence des dépenses réelles supplémentaires des associations pendant cette période notamment pour louer une salle, indemniser les associations des défauts d'inscription et des remboursements effectués de ce fait auprès des familles).
Le sport est reconnu comme un facteur réel et indispensable de paix sociale. Nous devons lui accorder tout le respect nécessaire et donc tant à ceux qui le pratiquent qu'à ceux qui permettent aux autres d'en profiter."
Réponse (M. Pascal CHERKI, adjoint) :
"Le mouvement de grève des agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports conduit à la fermeture des équipements sportifs en fin de journée à partir de 17 heures et le week-end. Cette situation anormale et temporaire ne remet toutefois aucunement en cause les objectifs de la Municipalité concernant l'aménagement des horaires des services publics.
Cette situation entraîne de grandes difficultés pour les Parisiens à effectuer leur pratique sportive. Elle génère également des préjudices pour les associations utilisatrices des équipements, des préjudices sportifs liés à la non-utilisation des équipements (report des compétitions, des séances d'entraînement et d'initiation sportive), ainsi que des préjudices financiers liés au paiement des salariés des associations pour des heures non effectuées, aux demandes de remboursement de certains adhérents, voire à des pertes de cotisation suite au non-renouvellement des cotisations de certains adhérents.
Consciente de ces difficultés, la Municipalité a engagé dès le début du conflit des négociations avec l'intersyndicale des agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports afin de trouver les moyens d'un retour à la normale de la situation.
Des mesures ont néanmoins été décidées en direction des usagers individuels et des associations sportives afin de compenser les préjudices rappelés ci-avant.
Pour les usagers individuels, il a été décidé que l'accès aux piscines serait gratuit pour tous les Parisiens pendant les vacances de la Toussaint, soit du 25 octobre au matin jusqu'au 3 novembre au soir, ainsi que durant les vacances de Noël, soit du 21 décembre au matin jusqu'au 5 janvier au soir. Pour les usagers des piscines titulaires d'un abonnement trimestriel en cours de validité pendant la période de la grève, un report de validité au prorata temporis leur sera accordé à compter de la date initiale d'expiration de leur abonnement.
Pour les associations sportives, il a été décidé d'exonérer de la redevance d'utilisation des équipements sportifs pour l'année 2002-2003 toutes les associations sportives fréquentant les équipements sportifs et de reporter le paiement de la redevance 2001-2002 du 1er trimestre au 4e trimestre de l'année prochaine.
Enfin, lors de l'examen du montant des subventions aux associations sportives, il sera tenu compte des conséquences de la grève sur leurs comptes financiers."