Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

105 - QOC 2002-645 Question de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative à la situation du square de la Madone (18e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe U.M.P. souhaitent attirer l'attention de M. le Maire de Paris et de M. le Préfet de police sur la situation délicate du square de la Madone, du jardin pour enfants et du terrain de boules attenants (18e). Ces espaces publics ont été rénovés afin de les reconquérir au profit des enfants, des joueurs de boules, des habitants de ce secteur, les autorités s'étant engagées de manière ferme à ce qu'ils soient préservés.
Or, une vingtaine d'individus alcooliques et pour certains polytoxicomanes, bien connus des autorités, occupent la plupart des bancs, se saoulent bruyamment le jour comme la nuit, se livrent à des bagarres et laissent derrière eux leurs déchets de toute nature. Un tel environnement pourrit la vie quotidienne.
Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe U.M.P. souhaitent connaître les mesures prises pour remédier à cette situation inacceptable pour les habitants."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Le jardin pour enfants Evangile Madone, bénéficie d'une présence active des agents de la surveillance de la Direction des Parcs et Jardins, qui s'attachent à assurer dans de bonnes conditions la fermeture de ce site en veillant à ce que personne ne reste dans le jardin.
Les nuisances subies par les riverains sont pour l'essentiel liées à l'occupation du terrain de boules, voisin accessible au public la nuit dont la gestion étant située dans le domaine de la voirie.
L'attention de M. le Préfet de police a été attirée sur cette situation."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le square de la Madone (18e) est un lieu fréquenté par une vingtaine de personnes sans domicile fixe, souvent en état d'ébriété.
Je rappelle que le Code pénal ne retient plus le délit de vagabondage. Une personne sans abri ne peut donc être dirigée contre son gré dans un centre d'accueil, ni empêchée de regagner librement les lieux où elle a l'habitude de séjourner.
Bien que ces individus n'adoptent pas toujours une attitude agressive envers les riverains, leur présence ne manque pas de générer un réel sentiment d'insécurité et entraîne d'importants problèmes d'hygiène.
L'action menée par les policiers de quartier se traduit par des évictions et des interpellations effectuées au motif d'ivresse publique et manifeste justifiant leur conduite au poste.
Au cours des mois d'août et septembre, 105 interpellations ont ainsi été réalisées sur l'ensemble de l'arrondissement et 55 uniquement sur le secteur du square de la Madone.
Il est vrai que ces interventions n'empêchent pas le retour des personnes en cause sur les lieux, ces dernières refusant systématiquement l'assistance proposée par les fonctionnaires de la Brigade d'assistance aux personnes sans abri.
Une réunion doit prochainement se tenir avec les services municipaux de l'arrondissement afin de répondre au légitime souci de tranquillité exprimé par les riverains."