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Octobre 2002
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108 - QOC 2002-648 Question de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris à propos du manque de concertation avec les patrons des cafés-concerts de la Capitale, lors de l'opération "Nuit-blanche"

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe U.M.P. souhaitent attirer l'attention de M. le Maire de Paris sur le manque de concertation entre la Ville et les patrons des cafés-concerts de la Capitale, en particulier lors de la médiatique opération "Nuit-blanche". Symboliquement, ils ont drapé leurs établissements d'un voile noir pour la "Nuit-blanche".
Mme Roxane DECORTE et les membres du groupe U.M.P. souhaitent savoir pourquoi ces lieux culturels de proximité, ces lieux de vie qui créent du lien social si nécessaire dans la ville n'ont pas été associés à l'opération "Nuit-blanche" ?"
Réponse (M. Christophe GIRARD, adjoint) :
"La Ville a toujours souhaité associer les lieux musicaux (cafés-concerts, bars, restaurants et autres petites salles) à l'opération "Nuit-blanche".
Cependant, ces lieux de création et de diffusion qui jouent un rôle déterminant dans la vie musicale de la Capitale, se sont sans doute heurtés à des difficultés d'application de la réglementation sur les ouvertures et fermetures nocturnes.
C'est ainsi que de nombreux établissements n'ont pas obtenu de la Préfecture de police de Paris, dont il faut ici rappeler la compétence exclusive, une autorisation exceptionnelle d'ouverture pour l'opération "Nuit-blanche".
Les services de la Préfecture de police ont estimé que faute de connaître l'ampleur précise que revêtirait cette première édition, aucun mouvement général de délivrance d'autorisations ne serait impulsé. Les interventions effectuées par la Ville chaque fois qu'elle a eu connaissance d'une demande d'ouverture, ne sont parvenues qu'à des dérogations très limitées.
Cela étant, une fois la première édition de l'opération "Nuit-blanche" passée, la Ville est plus que jamais décidée à plaider en faveur d'autorisations d'ouverture capables de renforcer le rayonnement et la convivialité de la manifestation.
Par ailleurs, dans un esprit de dialogue et d'ouverture, les services de la Direction des Affaires culturelles ont reçu, le 26 septembre dernier, les représentants de l'Association de défense des lieux de vie et de culture de Paris. Il leur a été indiqué notamment que la Ville se propose de créer une commission associant les cafés-concerts de Paris et la Préfecture de police, responsable des autorisations d'ouverture.
Conformément à mes engagements, j'ai organisé un premier rendez-vous le 14 novembre 2002, auquel étaient conviés l'Association de défense des lieux de vie, des associations de diffusion et de création culturelle, Christophe CARESCHE, adjoint au Maire de Paris chargé de la Prévention, de la Sécurité, de l'Organisation et du Fonctionnement du Conseil de Paris, Lyne COHEN-SOLAL, adjointe au Maire chargée du Commerce, de l'Artisanat, des Professions indépendantes et des Métiers d'art, Hélène MACÉ de LÉPINAY, Conseillère de Paris, Roxane DECORTE, Conseillère de Paris, Jean-Paul PROST, Préfet de police, Pierre GUINOT-DELERY, Secrétaire général de la Ville de Paris, Hélène FONT, Directrice des Affaires culturelles de la Ville de Paris et Marie-Anne TOLEDANO, Sous-Directrice des Affaires culturelles.
La Ville se félicite de l'attention portée à toutes initiatives de nature à améliorer la qualité de l'offre aux Parisiens dans le cadre de "Nuit-blanche."