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Octobre 2002
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169 - QOC 2002-715 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur les intentions de la Municipalité à l'égard du Festival du film de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"Mme Elisabeth de FRESQUET et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaitent connaître les intentions de la Municipalité à l'égard du Festival du film de Paris et vérifier les déclarations prêtées à un responsable des Affaires culturelles sur la création d'un second festival à Paris.
Les membres du groupe Union pour la démocratie française s'interrogent sur les raisons exactes qui président à ces nouvelles orientations. En effet, ils conservent en mémoire les réflexions faites en Commission sur la nécessité de mieux "labelliser" Mairie de Paris, les grosses opérations culturelles subventionnées. En l'espèce, il s'agissait de "Paris - quartier d'été".
L'Exécutif tiendrait-il comme toute bonne dame patronnesse "qu'on reconnaisse ses opérations à soi" alors que la seule considération importante devrait être l'attachement du public aux spectacles quels qu'en soient les financements ?"
Réponse (M. Christophe GIRARD, adjoint) :
"Depuis sa création en 1985, le Festival du film de Paris n'a jamais été véritablement reconnu ni par le public parisien, ni par les professionnels du cinéma (producteurs, distributeurs, exploitants, réalisateurs, critiques...), et ce pour trois raisons principales : au-delà du caractère très commercial de la manifestation qui donne l'impression de soutenir davantage les partenaires que le cinéma lui-même, la période pendant laquelle se déroule le Festival (en avril de chaque année) est aussi, à l'évidence, trop proche de celle du Festival de Cannes où les films ne sont présentés en compétition que s'ils sont inédits ; enfin, et surtout, une direction artistique de qualité a toujours fait défaut malgré les efforts consentis lors des dernières éditions.
Au regard de ce constat et de l'incapacité de ce Festival à se réformer, la Mairie de Paris a annoncé, en juillet dernier, son désengagement financier de cette manifestation (762.245 euros par an, soit environ un tiers du budget annuel du Festival) et son souhait de créer un nouvel événement cinématographique à Paris, ouvert à toutes les cinématographies du monde et à celles d'Europe en particulier, et à destination de tous les publics et des professionnels français et étrangers. Le Centre national de la cinématographie (C.N.C.) vient également d'annoncer la fin du soutien financier qu'il accordait à ce Festival.
Du groupe de réflexion composé de professionnels du cinéma, qui s'est réuni à plusieurs reprises pendant le mois de septembre, s'est dégagé l'idée d'organiser un événement populaire, qui s'appuierait sur les salles art et essai de la Capitale et dont la sélection serait aussi particulièrement exigeante. Des options très concrètes relatives au contenu, à la période et aux lieux éventuels de cette manifestation vont être arrêtées courant novembre afin qu'une manifestation véritablement populaire et cinéphile puisse voir le jour à Paris dès 2003."