Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

166 - QOC 2002-711 Question de M. Jean-François PERNIN et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris sur un éventuel développement du service des batobus

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


Libellé de la question :
"M. Jean-François PERNIN et les membres du groupe Union pour la démocratie française demandent à M. le Maire de Paris si, dans le cadre de la politique en faveur des transports en commun, il ne faudrait pas relancer le service des batobus circulant sur la Seine et mettre à profit l'arrêt, le 3 novembre prochain, de ces navettes fluviales pour étudier un développement de ce service avant sa reprise au printemps prochain.
S'ils sont utiles aux touristes, les batobus, en effet, ne sont guère empruntés par les Parisiens. Huit escales seulement, au c?ur de Paris, l'Ouest et l'Est de la Capitale sont totalement ignorés. Horaires des navettes mal adaptés (premier bateau à 10 heures...) aux heures de travail. Flotte étriquée : 4 bateaux seulement qui s'arrêtent à chaque escale toutes les 15-25 minutes. Tout ceci explique le peu de goût des Parisiens pour un mode de transport qui, pourtant, a sa place dans l'univers difficile des déplacements de Paris."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La ligne de batobus, crée en 1989, dessert huit escales entre la Tour-Eiffel et le Jardin des Plantes. Son exploitation est tournée vers les déplacements des touristes. En effet le service fonctionne d'avril à octobre, à partir de 10 heures et selon une fréquence de 25 minutes.
Les tarifs sont fixés par la Compagnie de bateaux sans être intégrés à la tarification des transports en commun (une réduction commerciale est toutefois consentie aux porteurs de carte orange et il est proposé également un forfait pour la saison). 500.000 titres sont vendus annuellement, soit plus d'un million de voyages sont effectués par an (essentiellement des touristes).
La Seine présente pourtant de nombreuses potentialités liées notamment au charme du transport fluvial dans un environnement agréable, renforcé par la volonté affirmée de la Ville de valoriser cet environnement, de favoriser de nouveaux aménagements (jardins, monuments, centres commerciaux, pôles d'emplois) et de contribuer au développement de modes de déplacements alternatifs à l'automobile.
Le transport fluvial pourrait répondre à des besoins de déplacements pour lesquels l'agrément compte plus que le temps de parcours.
Ainsi, afin de développer le transport des voyageurs parisiens et franciliens sur la Seine, la Ville de Paris prévoit d'engager dès 2003, une étude approfondie sur le bief de Paris entre les écluses du Port à l'anglais et de Suresnes et qui concernera les communes de Vitry, Ivry, Alfortville, Maisons-Alfort, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Paris, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Meudon, Saint-Cloud et Suresnes.
Cette étude comportera une étude de marché, une faisabilité technique et économique ainsi qu'une analyse juridique au regard des compétences diverses des organismes sur ce type de transport (Port autonome, S.T.I.F., collectivités locales...).
Cette étude pourrait déboucher sur la mise en service d'une ligne de transport à l'horizon 2006.
Cette démarche novatrice, à l'initiative de la Ville de Paris, sera menée conjointement avec l'Association des maires d'Ile-de-France, le Conseil régional, les Conseils généraux des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne, les communes riveraines ainsi que les acteurs du transport en Ile-de-France et de la gestion de la Seine."