Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

26 - 2002, DVD 198 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'acquisition de séparateurs et d'éléments de jardinières en granit pour le programme mobilien

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DVD 198 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'acquisition de séparateurs et d'éléments de jardinières en granit pour le programme mobilien.
Je donne la parole à Mme Laurence DOUVIN.
Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, je voudrais exprimer les plus grandes réserves sur ce projet de délibération d'acquisition de séparateurs et d'éléments de jardinières, et ce, pour trois raisons :
La première tient à la taille des éléments envisagés dont la largeur va de 30 à 130 centimètres. Nous n'en connaissons ni la répartition ni le plan d'implantation.
Le programme prévoit la séparation des voies de bus. L'utilisation de plate-forme de séparation, quand elle n'est pas justifiée par la desserte d'un arrêt de bus par exemple, n'a en vérité pour motif que de prendre de l'espace sur la voirie autorisée aux deux-roues motorisés et aux voitures.
On voit une diminution de la circulation automobile qui plafonne à un petit 3 %.
Quant au prix à payer, il se résume à : plus de pollution et plus d'encombrement.
Seconde raison de mes réserves sur cette délibération : je voudrais attirer votre attention sur une conséquence indirecte mais immédiate de la déstructuration des voies suite à l'installation des couloirs élargis. En effet, ceci porte souvent atteinte à la géométrie de ces voies ; on se retrouve alors, pour les utilisateurs de la voirie, avec une surface inégalement partagée, non signalée préalablement et source d'un danger dénoncé par les utilisateurs mais apparemment non pris en compte en dépit de leurs protestations.
Plus grave, Monsieur le Maire, nous ne disposons d'aucune donnée sur ces séparateurs quant à leur dangerosité par rapport aux motards. Eux, c'est leur vie qu'ils jouent, ils sont éloquents sur ce thème.
Nous manquons d'éléments précis sur ce sujet et prendre en compte leur sécurité, c'est un devoir pour nous.
Enfin, troisième raison, en ce qui concerne les jardinières, mes chers collègues, s'il vous plaît, pas d'angélisme ! S'il s'agit de recommencer l'expérience désastreuse de la rue de Rivoli où, comme le souligne Claire de CLERMONT-TONNERRE, sur les 51 bacs à 350.000 F, 21 ont disparu et sur les 30 restants, la plupart sont dans un état pitoyable, la réponse est non.
Cela suffit ! Végétaliser nos rues, pourquoi pas, mais à bon escient par des plantations judicieusement placées, pas n'importe où, par pour que les jardinières servent de dépôt à canettes et pas pour servir d'alibi à prendre de l'espace sur une voirie roulante dont une capitale comme Paris a évidemment besoin.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. BAUPIN va répondre.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Madame DOUVIN, nous n'avons pas le même point de vue.
Vous regrettez que la circulation automobile diminue à Paris, c'était notre objectif sur lequel nous avons été élus lors des dernières élections municipales.
Vous nous permettrez de tenir les engagements que nous avons pris. Si vous regardez les enquêtes d'opinions, la grande majorité de nos concitoyens souhaite voir diminuer la circulation automobile à Paris pour des raisons évidentes de santé publique.
Vous avez le droit de vous battre contre nous, de nous traiter d'ayatollah.
Vous avancez les mêmes arguments en ce qui concerne les couloirs de bus, la dangerosité pour les motards.
Je vous rappelle les chiffres rendus publics lors d'un précédent Conseil de Paris : sur les axes où il y a des couloirs de bus, il n'y a pas d'augmentation des accidents de la route pour les motards.
Donc ce point est très clair et je pense que si le sentiment d'insécurité que peuvent éprouver certains motards est exact, mais, dans la réalité des choses, il n'y a pas plus d'accident sur ces axes que précédemment.
Pour ce qui est des sites d'implantation, qui ne sont pas décrits dans le projet de délibération, je vous précise qu'il s'agit d'un marché pour commander du matériel qui nous servira au fur et à mesure de l'avancement des projets.
J'aurais préféré que cela avance plus vite, notamment si certains maires d'arrondissement n'avaient pas bloqué certaines des propositions pendant des mois, je pense au boulevard Saint-Michel. Mais, de fait, concertation oblige, nous avons décidé de retarder ce projet le temps de trouver une solution consensuelle.
Vous ne partagez pas le point de vue de Mme KUSTER qui s'inquiétait de la disparition des arbres. Nous souhaitons profiter de ce projet pour renforcer la végétalisation ; nous faisons en sorte que ces aménagements sur la chaussée permettent de rendre la ville plus belle. Certains pensent que c'est plus beau quand on a des voitures, nous, nous pensons que c'est plus beau quand on met un peu de plantations.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 198.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DVD 198).