Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2007
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2007, Vœu déposé par le groupe M.R.C. relatif à l’aide au maintien à domicile des seniors parisiens.

Débat/ Conseil général/ Juillet 2007


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen de la proposition de v?u référencée n° 6 G dans le fascicule, déposée par le groupe du Mouvement républicain et citoyen, relatif à l?aide au maintien à domicile des seniors parisiens.

La parole est à Mme CAPELLE qui présente le v?u et Mme STIEVENARD indiquera l?avis de l?Exécutif.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Président.

Nous allons voter la création du label ?Qualité Paris? pour les services d?aide et d?accompagnement à domicile des seniors parisiens.

Ce label représente un investissement relativement faible, mais un levier politique considérable. Il rassurera les seniors demandeurs d?aide et d?accompagnement. La confiance est chose essentielle dans le domaine des services à la personne. Sans elle, nul développement n?est possible.

Ce label crédibilisera aussi les entreprises. Les services à la personne en sont encore à leurs débuts. Les entreprises intervenant dans ce secteur sont souvent jeunes ou ne sont pas encore nées ; leur taille est modeste et le label les crédibilisera et les aidera à se faire une clientèle.

Avec ce label, c?est toute une filière qui sera promue, encouragée, développée. Mais notre Municipalité peut faire encore un peu plus. Les services aux personnes âgées tardent à prendre leur essor, malgré les outils, certes encore insuffisants, mis en place par l?Etat, l?allocation personnalisée d?autonomie, par exemple, qui est quand même gérée par le Département, je souhaiterais le rappeler.

Il faut donc les aider encore plus, plus encore que jamais. Lorsque l?initiative privée fait défaut, les Pouvoirs publics doivent agir. C?est l?esprit du plan ?Paris et ses Aînés 2006-2011? que nous avons adopté, il y a un an.

C?est aussi l?esprit du v?u que nous proposons. Ce v?u vise à compléter l?offre de service aux personnes âgées en perte d?autonomie. Parfois, nos seniors n?ont besoin que d?un suivi sanitaire léger, que l?on s?assure de la prise d?un médicament, que l?on puisse intervenir en cas de chute ou d?accident à domicile ou encore que l?on veille à leur santé, lors de périodes exceptionnelles comme les vagues de grand froid ou de grande chaleur.

C?est un petit peu délicat, en ce mois de juillet, mais nous ne devons pas oublier la canicule 2003 !

Les nouvelles technologies peuvent aujourd?hui rendre de tels services à un coût raisonnable. Aussi, nous souhaitons entrer de plain-pied dans le XXIe siècle et faire de Paris une ville numérique. Avec une télévision, une petite caméra et une ligne Internet à haut débit, on peut relier par l?image et par la voix une personne âgée à domicile et un agent qualifié - je dis bien, qualifié - dans un centre d?appels.

La technologie existe déjà et n?est certainement pas hors de portée. De telles expériences ont déjà été menées dans diverses villes. Il semble qu?elles soient concluantes. Le suivi qui doit évidemment demeurer léger et de qualité peut animer et coordonner autour des seniors tout un réseau médical et paramédical.

Il permet de créer du lien social, ce qui n?est pas toujours évident au premier abord. Il économise des déplacements coûteux et permet donc à des personnes qui n?auraient jamais pu y prétendre d?être accompagnées.

Au total, le résultat de ces expériences semble bon et c?est pourquoi nous demandons au Département de travailler dès maintenant avec ses partenaires à la mise en place d?une expérimentation qui pourra être étendue, en cas de succès confirmé.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE, pour votre enthousiasme pour les nouvelles technologies.

Mme HOFFMAN-RISPAL vous répond.

Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL. - Madame CAPELLE, l?émergence des nouvelles technologies dans le secteur de l?aide à domicile des personnes âgées est assez récente.

Pourtant, depuis trois ans, nous avons souhaité, avec le Maire de Paris, que l?on s?intéresse à l?ensemble de ces dispositifs et c?est pourquoi, mon cabinet et moi-même, nous avons reçu l?ensemble des opérateurs souhaitant investir dans ce domaine.

Ce qui existe aujourd?hui s?articule autour d?un lien télévisuel via l?A.D.S.L., qui permet de relier la personne à sa famille, un lien télévisuel qui permet de faire passer des messages particuliers à la personne âgée (rappel de prise de médicaments, messages de prévention) ; des dispositifs de détection par ondes, la nuit, permettant de détecter si la personne se déplace ou déambule ; des dispositifs reliant, via une caméra web cam, la personne âgée aux structures de la télé assistance ou d?aide à domicile.

Ces dispositifs, aujourd?hui, sont encore relativement coûteux, y compris en termes de solvabilité pour la personne.

Nous avons déjà souhaité, car nous y tenons, expérimenter dans ce domaine des nouvelles technologies un dispositif un peu différent qui est la télé médecine et, à ce titre, nous avons commencé, dans une résidence santé du Centre d?action sociale, reliée à l?hôpital Pompidou, pour solliciter des avis médicaux et éviter des déplacements parfois inutiles pour une personne âgée et surtout traumatisant.

Pour le moment, nous avons expérimenté cette télé médecine qui me semble très intéressante pour l?avenir. Nous avons aussi beaucoup développé les systèmes de télé alarme.

Mais, pour répondre plus précisément à votre question, je m?engage à étudier plus avant ce qui existe. Je souhaiterais quand même que l?on s?arrête quelques instants sur les problèmes éthiques que cela peut poser.

D?abord, l?éventuelle intrusion non souhaitée d?informations pas toujours cadrées. Je pense à la publicité. On l?a vu dans d?autres communes. Et peut-être un peu la peur que la nouvelle technologie ne remplace l?humain, à un moment donné.

J?ai vu moi-même dans certaines maisons de retraite privées, en province, des caméras remplacer les soignants. Je fais quand même très attention à ce que l?humain reste présent.

Il faut l?étudier ; il faut le voir en complément. Donc, une analyse peut-être encore plus fine, sur la base de ce qui existe. D?ailleurs, on regarde ce que font les services lucratifs à domicile?

Je termine.

Mais, vraiment, pour moi, la présence humaine ne doit pas être fondue par l?apport de nouvelles technologies et les personnes âgées n?ont pas toujours de gros moyens et il faut regarder cela de très près.

J?émets un avis tout à favorable à votre v?u, sachant que ces expérimentations sont dans le cadre du schéma, mais je vous dis bien, en faisant en sorte de garder l?humain et de veiller à une moindre intrusion dans la vie privée.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame HOFFMAN-RISPAL.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition déposée par le groupe M.R.C., assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2007, V. 9 G).