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Mai 2008
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2008, Vœu déposé par le groupe communiste relatif à la construction de logements sociaux dans le quartier Sainte-Périne.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2008


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 60 dans le fascicule, déposé par le groupe communiste, relatif à la construction de logements sociaux dans le quartier Sainte-Périne.

C?est M. Alain LHOSTIS qui le présente.

M. Alain LHOSTIS. - Monsieur le Maire, chers collègues, selon certains, ce v?u serait la revanche des communistes.

Si revanche il y a, ce sera celle des infirmières et des aides soignantes de l?Assistance publique - Hôpitaux de Paris, partant à cinq heures du matin de Stains, leur enfant dans les bras, pour gagner leur poste de travail auprès des malades à six heures ou le quittant à 23 heures pour regagner leur domicile.

Si revanche il y a, ce sera celle de celles et ceux qui attendent un logement et qui sont prioritaires parce qu?en surpeuplement dans leurs appartements où hébergés dans un hôtel meublé.

Puis, il s?agit de réparer une injustice, celle qui a permis dans une alliance de circonstances de mettre en minorité la majorité voulue par les électeurs. Le Maire de Paris, à plusieurs reprises pendant la campagne électorale, a pris l?engagement de réparer cette injustice.

Il l?a confirmé lors de la présentation de son programme logement lors de la séance du Conseil de Paris qu?il y a consacrée.

Venons en au fait, l?A.P.-H.P. disposait en bordure du jardin de l?hôpital gérontologique Sainte-Perrine d?une parcelle constructible, inscrite comme telle au plan d?occupation des sols, sans que jamais les élus de droite, majoritaires pendant des dizaines d?année, n?aient songé comme ils auraient pu le faire, à le modifier.

Je ne m?étendrai pas sur la façon dont, dans le cadre du P.L.U., cette parcelle a été rendue inconstructible, je viens de l?évoquer.

Aujourd?hui on nous sert un argument, qui a déjà servi n?est-ce pas M. René DUTREY - dans le 10e arrondissement, là où sur un terrain industriel -, les étuves municipales, pour ceux qui connaissent réellement le quartier -, dont les deux tiers étaient consacrés à l?agrandissement du jardin Villemin et un tiers à la réalisation d?un petit immeuble de 30 logements sociaux pour les personnels de l?A.P.-H.P. de l?hôpital Lariboisière et de l?hôpital Saint-Louis.

Le même genre d?alliance à l?époque a interrompu le programme de logements en cours de construction sans compter les réparations considérables en matière financière qu?il a fallu faire aux opérateurs.

Je le dis : cela suffit ! Ce terrorisme intellectuel qui consiste à mentir en disant que l?on construit sur des jardins.

Je n?ai de leçon à recevoir de personne en la matière. Ayant été il y a un certain temps l?initiateur des premières actions ayant abouti à la réalisation de la première tranche du jardin Villemin dans le 10e.

C?est donc en toute sérénité qu?avec le groupe communiste j?ai déposé ce v?u.

Je vous en épargnerai la lecture puisque je l?ai déposé dans les délais nécessaires, simplement je vous en rappelle les conclusions : ?que le Maire de Paris engage sans délai une révision partielle du Plan local d?urbanisme de Paris permettant de restituer sa constructibilité à la parcelle appartenant à l?assistance publique sise 9 - 25 rue Chardon-Lagache, etc., que le Maire de Paris, Président du conseil d?administration de l?Assistance publique - Hôpitaux de Paris invite la Direction générale de celle-ci à créer les conditions de la réalisation concrète de ce projet dans les meilleurs délais?.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - la parole est à M. Jean-Yves MANO pour vous répondre.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Avec moins de passion mais autant de détermination, à la demande de l?A.P.-H.P., la Ville de Paris ou les opérateurs liés à la ville ont été amenés à faire des études préalables pour développer l?offre de logement en direction des infirmières et des Parisiens.

Vous connaissez l?attachement et les engagements du Maire réaffirmés de nombreuses fois lors de la campagne municipale. Ces choses là sont connues, sont publiques et, bien évidemment, nous prendrons les dispositions nécessaires pour que ce qui était prévu soit réalisé.

J?ai également rencontré les personnes de l?A.P.-H.P. qui réaffirment leur volonté de voir sur ce site construits des logements pour les infirmières et dans les échanges fonciers nécessaires un certain nombre pour les Parisiens.

Il n?y a pas de doute pour nous sur la nécessité de faire les modifications administratives nécessaires, pour rendre constructible ce qui ponctuellement ne l?a plus été et de regarder avec pragmatisme sur le site même de Sainte-Perrine comment, par une rationalisation des bâtiments existants, les choses peuvent être améliorées.

En tout état de cause, atteindre l?objectif initial - construire du logement pour les infirmières - va de soi. C?est pourquoi, face aux affirmations que je suis en train de prononcer aujourd?hui et connaissant les engagements du Maire de Paris, peut-être, Monsieur Alain LHOSTIS, pourriez-vous retirer votre voeu compte tenu des engagements connus et publics sur le sujet ?

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je demande aux différents groupes qui le souhaitent de donner leur sentiment.

Le v?u est déposé au nom d?un groupe et je me tourne vers le groupe. Je n?ai pas l?habitude de choisir qui intervient au nom des groupes.

C?est M. LHOSTIS pour le groupe communiste ?

Je vous demande d?intervenir sur le fond, pas sur la forme.

M. Alain LHOSTIS. - Je ne parle ni du fond ni de la forme, je vous parle du règlement du Conseil de Paris qui stipule que seule la personne qui a déposé le v?u peut intervenir et, ensuite, il y a une explication de vote.

L?Exécutif vient de me demander de retirer mon v?u, je vais répondre et, ensuite, s?il n?y a pas de vote, je ne vois pas la nécessité de faire les explications de vote.

Compte tenu de ce qui a été dit par le Représentant du Maire de Paris et qui vient d?être réaffirmé, je retire le v?u au nom du groupe communiste.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous remercie.

Il n?y a pas de vote, le v?u est retiré.

Merci pour la confirmation de l?engagement de la Municipalité sur ce projet.