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Juin 2008
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Conseil Municipal
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Déliberation

Vœu relatif à l’interdiction de commémorations à Paris réhabilitant les actions de l’OAS.

Déliberation/ Conseil municipal/ Juin 2008 [2008 V. 55]


 

Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville

et transmise au représentant de l?Etat le 9 juillet 2008.

Reçue par le représentant de l?Etat le 9 juillet 2008.

 

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

L?ADIMAD ?Association amicale pour la Défense des Intérêts Moraux et matériels des Anciens Détenus politiques et exilés de l?Algérie française? définit ses buts dans l?article 2 de ses statuts, parmi lesquels figurent ceux-ci : ?l?Association a pour but de défendre, par tous les moyens légaux, la mémoire de tous les martyrs et de toutes les victimes des ennemis de l?Algérie française (?). L?Association oeuvrera de toutes ses forces pour que tous les combattants de l?Algérie française morts au combat ou assassinées à la suite des jugements d?exception stalino-gaullistes soient reconnus comme ?Morts pour la France?.

Cette association prévoyait un rassemblement - finalement interdit - à Perpignan, le 7 juin 2008, devant une stèle dédiée ?aux combattants tombés pour vive l?Algérie française?. L?an passé, elle a appelé à se joindre à l?association ALLO qui projetait un ravivage de flamme à l?Arc de Triomphe - finalement interdit - le 5 juillet 2007, date anniversaire des tragiques évènements d?Oran, impliquant directement des activistes de l?OAS. Ce ravivage de flamme visait donc à entretenir la mémoire d?activistes continuant les combats après la déclaration d?indépendance du pays et contre l?issue trouvée au conflit.

Cette association entretient de fait la mémoire du combat mené par l?OAS. L?OAS, dont la devise était ?l?OAS frappe qui elle veut, quand elle veut? n?a cessé d?attenter aux fondements de la Ve République affichée par l?association ; haine entre les peuples et les familles victimes du conflit en voulant réhabiliter les actions de l?OAS et notamment celles qui suivirent la déclaration d?indépendance de l?Algérie ; haine entre les peuples encore en programmant ce rassemblement devant la statue de Lyautey, figue controversée et connue en partie pour son ?uvre ?coloniale?.

Pour ces motifs, sur proposition de M. Ian BROSSAT et des élus du Groupe Communiste, le Conseil de Paris

Emet le voeu que :

Le Maire de Paris s?assure de l?interdiction à Paris des commémorations apologétiques des crimes perpétrés au nom de l?Algérie française.