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Septembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par le groupe Centre et Indépendants relatif à une campagne de sensibilisation au respect du Code de la route et à la révision de la formation des agents de terrain de la Préfecture aux mutations du trafic parisien.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2008


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous passons maintenant au v?u n° 65 du groupe "Centre et Indépendants", relatif à une campagne de sensibilisation au respect du Code de la route et à la révision de la formation des agents de terrain de la Préfecture aux mutations du trafic parisien.

La parole est à Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS.

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Oui, c?est très bien !

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Ai-je bien prononcé votre nom ?

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Parfait, Monsieur, merci.

Notre voeu va dans le sens de tout ce qu'on vient d'entendre jusqu'à présent sur la circulation parisienne et les nouveaux dangers qu'elle engendre, compte tenu de la multiplication des modes de transport et la diversité des choix de déplacements des Parisiens, qui rendent le partage de la voie publique de plus en plus complexe, voire dangereux.

Sauf que nous, nous demandons en fait qu'une sensibilisation - c'est là notre originalité - non seulement des usagers soit faite, mais aussi des agents de police, parce qu'il nous paraît qu'une action conjointe doit être menée sur les usagers divers et variés de tous modes de transport. Comme Mme LEPETIT vient de le rappeler à l'instant, on n'est pas seulement cycliste, on est aussi piéton et on peut être automobiliste et prendre les transports en commun. Tout cela, pas seulement dans le même mois mais peut-être dans la même journée.

Il faut qu'il y ait un bon état d'esprit du partage de l'espace public. Nous sommes d'accord sur ce sujet et nous avons fait un v?u quasiment commun avant les vacances sur ce même thème, mais je pense qu'une campagne de sensibilisation des usagers est très importante, entre autres effectivement et peut-être plus particulièrement adressée aux nouveaux utilisateurs de Vélib' qui ne savent pas toujours utiliser ces moyens de transports dans une ville comme Paris. Je pense aussi aux touristes parce qu'ils arrivent à Paris, ils visitent notre ville, ils utilisent des Vélib' et ne savent pas forcément comment faire.

Donc, effectivement, une sensibilisation pour les usagers mais on pourrait peut-être envisager qu'elle soit faite dans différentes langues par voie d'affichage, distribution de tracts ou fascicules.

(Mme Maïté ERRECART, adjointe, remplace M. Christophe GIRARD au fauteuil de la présidence).

Je pense qu'il serait très important que le Préfet de police se saisisse conjointement à la Mairie d'une sensibilisation de ses agents de police, voire d'une formation, pour qu'ils puissent s'adapter aussi à l'évolution de ces modes de circulation et de déplacements et à leur multiplicité, afin qu'ils soient peut-être plus efficaces.

Pour l'instant, je trouve qu'il y a des actions qui sont souvent tatillonnes, voire répressives et quelques fois abusives. Finalement, on se trouve quand même avec un stationnement sauvage sur les trottoirs, une circulation sur les trottoirs des deux roues, un non respect des feux tricolores.

Il serait peut-être bien qu'on envisage qu'il y ait une bonne formation qui soit faite, une sensibilisation et une formation des agents de police, conjointement à celle des usagers pour que tout le monde trouve son espace et qu'il y ait un bon état d'esprit qui règne entre les différents usagers des modes de déplacement à Paris.

Mme Maïté ERRECART, adjointe, présidente. - La parole est à Annick LEPETIT.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Merci.

Je tiens à indiquer à Mme CUIGNACHE-GALLOIS que son voeu est déjà exaucé et lui dire qu'en ce domaine la Ville de Paris et la Préfecture de police travaillent déjà en étroite collaboration. Je le dis en présence du Représentant du Préfet de police qui, s'il le souhaite, pourra aussi vous répondre car beaucoup de vos questions s'adressent à lui.

Concernant la Ville de Paris, vous le savez, nous sommes particulièrement soucieux de la bonne cohabitation de tous les usagers sur la voirie. Le voeu précédent nous a donné l'occasion de le redire. Nous menons des actions de prévention qui sont destinées, non pas à stigmatiser une catégorie, mais à sensibiliser l'ensemble des usagers aux bonnes pratiques de circulation en milieu urbain.

J'en profite pour vous rappeler qu'au cours du précédent mandat, la Ville avait lancé plusieurs campagnes de communication grand public. Je pense notamment à celle de septembre 2006 et également à celle menée en février mars 2007. Mais, en la matière, il faut être pédagogique et nous poursuivons donc ces campagnes de prévention. Plus récemment justement, avec la Préfecture de police, nous avons conjointement organisé l'opération "carton jaune", c'était au mois de juillet dernier, destinée à informer tous les usagers sur les conséquences de leur manquement aux règles de sécurité.

Je peux aussi vous annoncer que nous travaillons d'ores et déjà à une prochaine campagne grand public pour sensibiliser tous les usagers. Je ne rentrerai pas dans les détails mais il y a également la distribution de dépliants. Nous avons aussi récemment écrit à tous les maires d'arrondissement pour qu'ils puissent organiser dans leur arrondissement une démonstration in situ sur la question des angles morts des poids lourds.

Bref, nous continuons en ce sens. Aussi, je vous demanderai, Madame CUIGNACHE-GALLOIS, de bien vouloir retirer votre voeu puisqu'il va, en tout cas en ce qui concerne la Ville, dans le sens que nous souhaitons et sur lequel nous travaillons quotidiennement.

Mme Maïté ERRECART, adjointe, présidente. - Mme CUIGNACHE-GALLOIS a la parole.

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Je le retirerai bien volontiers, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises, mais pour le volet prévention et formation par le Préfet à ses agents de police, je trouve que c'est très important et je n'ai pas eu de réponse à ce sujet.

Mme Maïté ERRECART, adjointe, présidente. - M. le Représentant du Préfet de police a la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Effectivement, la politique répressive qui peut être menée n'est pas en l'air et suspendue sans formation préalable. Tout d'abord, il y a un chef de projet, qui est un haut fonctionnaire, qui pilote tout le dispositif et qui peut innerver et impulser des actions en détail.

D'autre part, chaque accident et chaque incident grave fait l'objet d'une analyse très poussée pour connaître les causes de l'accidentologie et la répertorier dans l'espace parisien, ce qui fait que les contrôles sont adaptés, notamment à la pratique et l'accidentologie réelle. Ainsi 120 sites sont répertoriés dans 20 arrondissements et sur les boulevards périphériques comme prioritaires.

Enfin, Mme LEPETIT a mentionné l'opération "carton jaune" qui est un exemple de ce que l'on fait, et on le fait souvent à plus petite échelle. Mais, l'été dernier, suite à ces accidents et à ce débat public, nous avons voulu faire une action de grande ampleur avec plusieurs milliers de personnes concernées, qui montrait que par une action médiatique forte et une action pédagogique, on pouvait aussi convaincre les utilisateurs de changer les comportements.

Nous ne nous faisons pas d'illusions, le changement des comportements prendra du temps. Néanmoins, l'action répressive de la Préfecture de police s'est adaptée à l'évolution des nouvelles circulations. Ainsi le fait cycliste, qui était quasiment ignoré dans l'activité des services de police, a fait l'objet d'un rattrapage depuis ces dernières années. Parfois, on nous critique mais désormais les contrôles des cyclistes représentent à peu près leur poids dans la circulation générale dans l'activité répressive des services de police.

Enfin, il est vrai que pour les piétons, c'est plus délicat puisque la contravention est de quatre euros, ce qui n'est pas crédible par rapport à des comportements piétons qui sont souvent fautifs. Si on regarde l'accidentologie depuis le début de l'année, il y a une très forte inquiétude à avoir sur le comportement des piétons.

Mme Maïté ERRECART, adjointe, présidente. - Madame CUIGNACHE-GALLOIS, êtes-vous convaincue ?

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Pardon, mais je le suis davantage par Annick LEPETIT que par M. le Préfet ! Je trouve effectivement que? je parle de formation des usagers mais vraiment franchement et pour être usagère moi-même de vélo, je pense que souvent les agents de police ont des actions très tatillonnes, très ennuyeuses finalement pour ne pas dire autre chose, et qui ne sont finalement pas efficaces très souvent.

J'aimerais bien qu'il y ait vraiment quelque chose qui soit fait à ce sujet. Donc, je ne le retire pas pour cela.

Mme Maïté ERRECART, adjointe, présidente. - Vous maintenez donc votre v?u ? Quel est l'avis de l'Exécutif ?

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Je voulais juste indiquer à l'auteur du voeu, j'entends bien et je ne vais pas faire de commentaires sur vos derniers propos, mais j'entends que ce que nous vous disons au nom de la Ville vous convient. Le problème, c'est que le Conseil de Paris vote par rapport au voeu que vous faites.

Je n'ai pas de conseil à vous donner mais si vous souhaitez insister auprès du Préfet de police pour qu'en ces matières il puisse y avoir une petite évolution, adressez lui alors une question écrite ou tout simplement une lettre. Il est dommage que, finalement, on soit obligé de voter contre votre voeu alors qu'au bout du compte la réponse que vous fait la Ville vous satisfait. C'est plutôt la réponse du côté du Préfet de police qui vous satisfait moins. Je pense qu'il faudrait que vous vous adressiez peut-être directement à lui, mais ce n'est pas sous forme de voeu dans ce cas. Nous aurons l'occasion d'en discuter un peu plus tard pour un autre voeu qui s'adresse directement au Préfet de police alors que nous n'avons pas nous-mêmes les mêmes missions et compétences.

C'est la proposition que je vous fais parce que je trouve que c'est dommage de voter contre ce v?u alors qu'au bout du compte l'esprit qui l'anime nous va bien.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - je peux proposer une réunion de travail avec l'ensemble des groupes qui seraient intéressés sur le sujet et l'adjoint au Maire chargé de ce sujet.

Mme Edith CUIGNACHE-GALLOIS. - Dans ces conditions, j'accepte la proposition de Mme LEPETIT de retirer mon voeu et j'accepte aussi de participer éventuellement à cette réunion de travail.