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Septembre 2008
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2008, DJS 365 - Autorisation donnée à la Fédération Française de Tennis de lancer une consultation de concepteurs en vue d'une extension du stade Roland-Garros (16e). Voeu déposé par le groupe "Les Verts". Voeu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2008


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous arrivons au projet de délibération DJS 365, avec l?amendement n° 19 déposé par le groupe "Les Verts", un v?u n° 20 déposé par le groupe "Les Verts" et un v?u n° 20 bis déposé par l'Exécutif. Il s'agit de l'autorisation donnée à la Fédération française de Tennis de lancer une consultation de concepteurs en vue d'une extension du stade Roland-Garros dans le 16e arrondissement.

Six orateurs sont inscrits : Mme GIBOUDEAUX, M. CONTASSOT, M. BROSSAT, M. ALPHAND, M. GOASGUEN, Mme SACHS. Répondront, M. VUILLERMOZ et Mme HIDALGO pour les questions d'urbanisme.

La parole est à Mme Fabienne GIBOUDEAUX.

Mme Fabienne GIBOUDEAUX, adjointe. - Mon intervention portera plus spécifiquement sur l'amendement n° 19 que j'ai déposé, car je souhaitais, par cet amendement, attirer l'attention sur les changements à venir au niveau des flux piétons si l'extension de Roland-Garros venait à se faire sur le stade Hébert.

En effet, entre le complexe actuel de Roland-Garros et le stade Hébert, se trouvent deux jardins de la Direction des Espaces verts et de l'Environnement qui représentent à eux deux - le jardin des serres d'Auteuil et le jardin des poètes - une surface de 3,4 hectares, donc des espaces verts intéressants de nombreux Parisiens et riverains.

Nous avons une inquiétude sur les flux piétons qui pourraient traverser les jardins avec l'extension du stade actuel de Roland-Garros. C'est pour cette raison que j'ai souhaité, par cet amendement, proposer que les concepteurs futurs, si cette extension se fait sur le stade Hébert, prennent en compte cette dimension et proposent de réorienter les flux piétons sur les avenues, changeant ainsi les ouvertures qui sont aujourd'hui face aux jardins en les repositionnant sur les deux avenues : l'avenue de la Porte d'Auteuil et le boulevard d'Auteuil.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame. Vous interveniez au nom du groupe "Les Verts" et non pas comme membre de l'Exécutif.

La parole est à M. CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Je dois dire que comme d'autres sans doute, j'ai fait l'objet de sollicitations insistantes, pour dire les choses gentiment, de la part de responsables de la Fédération française de Tennis pour me convaincre de l?utilité de voter ce projet. Il y avait longtemps que je n'avais pas été l'objet de telles démarches.

Je suis quand même un peu surpris, parce qu'on est sur un problème de cohérence. La Mairie de Paris a décidé il n'y a pas longtemps de créer un institut, ou du moins la préfiguration de ce que pourrait être un institut de la ville durable, et s?il y a une chose bien certaine en matière de durabilité, c'est qu'il ne faut pas de logique de spécialisation des territoires et qu?au contraire, une ville durable est une ville qui comporte des maillages et n'a pas l'ensemble des installations de même nature, surtout quand elles sont destinées à des publics importants, concentrés dans les mêmes quartiers.

En l?occurrence, on est en train, au contraire, de concentrer avec Jean Bouin, avec l'extension de Roland-Garros, avec le Parc des Princes, des infrastructures sportives importantes dans un périmètre extrêmement restreint.

Je dirai également que je suis surpris parce que, lors des dernières extensions de Roland-Garros, des engagements ont été pris par la Fédération Française de Tennis : ne plus jamais demander d'extension de Roland-Garros. Je constate que ces engagements sont un peu comme les promesses électorales : cela ne doit engager sans doute que ceux qui les entendent, mais il me semblait que la Ville de Paris, en la matière, avait quand même une responsabilité et qu'elle ne pouvait pas se contenter des promesses vagues de la F.F.T.

Sur le fond, en plus, les arguments ne sont pas tout à fait convaincants. On nous dit que Roland-Garros a besoin de 150.000 spectateurs supplémentaires. Sur une quinzaine de jours, cela ne fait pas beaucoup par jour au vu de l?ensemble des terrains, des courts qui accueillent du public.

Deuxièmement, on nous dit : "Roland-Garros pourrait être détrôné au profit de Madrid, de Barcelone ou d'une autre grande ville", mais, selon nos informations, pour que ce soit le cas, il faudrait que Roland-Garros donne son accord car il semble qu'il faille l'accord unanime des tournois des lieux où se réalisent les tournois du Grand Chelem pour changer la configuration de ces tournois.

Donc, il paraît peu probable que Roland-Garros accepte de se sacrifier.

On nous dit également que tous les autres grands tournois sont en train de prévoir des couvertures. Certes, pourquoi pas, mais pourquoi n'étudier qu'un transfert et non pas la couverture du court central ? Rien, semble-t-il, ne l'empêcherait techniquement, même si, comme d?ailleurs dans le projet qui nous est proposé, il faudrait sans doute modifier le P.L.U. de manière tout à fait marginale.

Et puis, j'ai participé, comme d'autres, à un groupe de travail sur cette extension. On nous a promis des études, notamment sur les flux en matière de déplacements. J'attends encore les études. L?A.P.U.R. devait faire des études, on nous les a promises avant toute délibération. Je constate que nous n'avons jamais eu ces études. Il y a un vague document d?une page et demie nous rappelant où étaient les stations de métro et les lignes de métro et de bus. On les connaissait, on n'avait pas besoin qu?on nous le rappelle.

Or, je suis un peu inquiet parce que, quand même, quand j'entends un des principaux responsables de la F.F.T. nous dire, "me" dire qu'il serait très intéressé à l'avenir par la valorisation des serres d'Auteuil, par la valorisation des locaux administratifs de la Direction des espaces verts et de l'environnement, quand elle aura rejoint son futur emplacement dans la Z.A.C. "Paris-Rive gauche", je me demande vraiment ce que vont devenir les serres d'Auteuil et le jardin des Poètes. Je crois qu?effectivement nous ne sommes pas à la dernière étape de l'extension de Roland-Garros qui en aura une beaucoup plus dévastatrice à court terme.

Je constate enfin qu'il est dit qu?en début d'année 2009, il y aura de nouvelles élections au sein de la Fédération française de Tennis, qu'il devrait y avoir un nouveau débat sur une solution alternative à l'extension sur le site Hébert. Pourquoi cette précipitation ? Pourquoi ne pas attendre que nous ayons confirmation ? Et pourquoi ne pas accepter des études alternatives, comme nous le demandons ? On a le sentiment que c'est : "Circulez, y a rien à voir ! Ce sera ça et rien d'autre ! Nous refusons même le débat sur d'autres pistes" ! C'est fort regrettable. Ce n'est pas comme cela que nous concevons l'aménagement d'une ville durable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur CONTASSOT.

La parole est maintenant au président BROSSAT, pour 5 minutes.

M. Ian BROSSAT. - Monsieur le Maire, chers collègues, je crois que, d?abord, nous gagnerions à nous interroger sur ce que contient ce projet de délibération. Je voudrais dire à mes amis "Les Verts" et aux élus de l'opposition qui parleront après de ne pas sortir du bois trop tôt, si j?ose dire. L'objet de ce projet de délibération n'est que de permettre à la Fédération française de tennis de lancer une consultation en vue d'une extension. On ne discute ici que d?une possibilité et je crois qu?on gagnerait à attendre de savoir quels projets seront proposés à la Ville pour débattre de leur bien-fondé. Je ne veux pas croire que mes collègues cèdent à la facilité d'un procès d'intention.

Deux autres remarques.

Je crois, au fond, qu'il faut se demander aussi si nous ne voulons pas maintenir un tournoi du Grand Chelem à Paris. Roland-Garros est l'une des compétitions sportives les plus diffusées, les plus regardées au monde. Pourtant, nous le savons aussi, c'est un tournoi menacé qui risque de perdre sa qualité de tournoi du Grand Chelem si nous ne faisons rien.

Aujourd'hui, les Internationaux de France souffrent de plus en plus de la concurrence d'autres épreuves de tennis sur terre battue, comme celle de Madrid, et le reproche principal qu'on fait à Roland-Garros, c?est celui d'installations trop étriquées. Son stade est en effet deux fois plus petit que ceux des autres tournois du Grand Chelem ; il ne permet pas d'accueillir autant de spectateurs et l?absence de couverture le rend très vulnérable aux conditions climatiques.

Et puis, dernière question, est-ce que nous voulons que ce tournoi soit un grand événement populaire ? Ou est-ce que nous voulons simplement qu'il s'agisse d'un tournoi pour quelques privilégiés ?

Chaque année, les organisateurs doivent refuser l'accès à plus de 150.000 Parisiens et Parisiennes, passionnés de tennis, touristes et amoureux du sport. Bientôt, le tournoi de Roland-Garros risque de devenir un événement réservé à une petite minorité qui aura pu se procurer des places ou se faire inviter.

D'autres sports peinent à rassembler des spectateurs dans les stades. La spécificité, justement, du tournoi de Roland-Garros, c'est que lui n'a pas les moyens de les accueillir tous.

C?est pourquoi, vous l?aurez compris, le groupe communiste votera en faveur de ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur BROSSAT.

Je donne la parole à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Quel épineux problème, quel épineux sujet pour l'Exécutif parisien et pour le groupe socialiste qui le soutient dans cette aventure tennistique !

Car, en réalité, le premier set a déjà été joué la semaine dernière lors du Conseil du 16e arrondissement, perdu 6-0 par l'Exécutif.

Le deuxième set, nous allons le voir cet après-midi, est très incertain. Mais, malheureusement, le Maire de Paris a d'ores et déjà commis une double faute, ce qui est dommage.

Première faute : manque de jeu de jambes.

Deuxième faute : manque de vision du jeu.

Et oui ! et oui !

Manque de jeu de jambes : M. CONTASSOT le rappelait tout à l'heure, nous n'avons que guère d'études sur les flux envisagés dans le cadre de ce projet d'extension. Et, par ailleurs - et je sais que Claude GOASGUEN y reviendra dans quelques instants -, on a fait peu de cas des 4.000 associatifs scolaires qui jouent quotidiennement sur le stade Hébert et pour lequel les solutions de remplacement ne semblent pas véritablement solides. Et on comprend bien l'embarras de l'Exécutif aujourd'hui, lorsque l'on voit arriver un amendement n° 20 bis, un v?u de l'Exécutif rédigé à la hâte, alors même que, comme l'Exécutif le précise dans ce v?u, on travaille depuis deux ans sur ce projet d'extension. Finalement, en ce lundi après-midi, on nous apporte sur notre table un nouveau v?u qui tendrait à préciser les choses concernant l'extension de Roland-Garros !

Autre problème : manque de vision du jeu. La Fédération française de Tennis, en réalité, est au milieu du gué. Malheureusement, le stade Hébert se trouve à 500 mètres - et c?est son grand malheur - de Roland-Garros et, dans ce projet d'extension, on peut voir finalement une sorte de rafistolage, de raccommodage qui ne conviendra en définitive à personne. Parce qu'en réalité, si la Fédération française est bien au milieu du gué, c'est parce qu'elle a deux options devant elle : soit elle modernise et rénove le stade existant dans le site tel qu'il existe aujourd'hui, et après tout "small is beautiful", ou alors elle prend vraiment la mesure de l'enjeu et elle s'interroge sur un nouvel emplacement et, pourquoi pas, à l'échelle du Grand Paris, ce que n'a pas fait l'Exécutif aujourd'hui parce que, bien évidemment et comme souvent, avec l'Exécutif élu en mars dernier, on ne prend jamais en considération les problématiques à l'échelle de ce Grand Paris.

En réalité, on se trouve face à un projet de délibération qui nous propose une décision prise à la hâte, à quatre mois de l'élection d'un nouveau président à la tête de la Fédération française de Tennis. Doit-on décider à la hâte d'un projet de 120 millions d'euros, dont 20 millions qui reposent sur la seule collectivité parisienne ? A titre personnel, je crois que non.

Par ailleurs, je me laisse dire que certains candidats à la succession du président BÎMES ne seraient pas favorables à ce projet.

Et je parlais d'embarras du groupe socialiste. J'ai constaté, lors du Conseil du 16e arrondissement, que les représentants de ce groupe socialiste avaient préféré ne pas prendre part au vote, ce qui signifie bien une dernière fois combien ce projet est mal ficelé.

En définitive, on ne voit pas bien pourquoi nous voterions favorablement.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALPHAND.

Je donne la parole à M. Claude GOASGUEN.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. Merci, Monsieur le Maire.

Je veux préciser qu?ici, je ne parle pas seulement au nom de l'U.M.P., je parle comme maire du 16e arrondissement et, en réalité, je parle au nom de l'unanimité du conseil d'arrondissement, puisque, comme vous le savez, les socialistes et le MoDem présents dans notre conseil se sont, pour les uns, abstenus et, pour les autres, n'ont pas pris part au vote. Ce qui signifie que le vote a été acquis à l'unanimité.

Pourquoi est-ce que nous avons des doutes sur le projet qui nous est présenté et qui ne présente pas de drame particulier ?

Je crois qu?il faut bien avoir en tête la distinction fondamentale entre, d'une part, le sport spectacle et, de l'autre, le sport de proximité.

Le sport spectacle, c?est un choix. C?est un choix qui est un choix qui peut être tout à fait légitime, mais sur lequel on peut discuter.

Le sport de proximité, ce n'est pas un choix. C'est un service public, c'est l'obligation pour une commune ou un Département d'assurer le service public du sport, c'est-à-dire le service donné à des scolaires, à des universitaires ou à des associatifs.

C'est dire que le problème ne se pose pas du tout dans les mêmes termes dans les deux cas de figure.

Or, qu?est-ce que nous avons ?

Dans le projet qu?ils nous ont présenté, nous avons un choix - sur lequel je vais revenir - qui consiste à dire : nous remplaçons un sport service public, le stade Hébert, qui reçoit 4.000 scolaires chaque année, venant des lycées du 16e, des lycées de Boulogne et des lycées de l'Ouest parisien et les professeurs de gymnastique, les parents et les élèves, évidemment, n'entendent pas perdre ce service public et vous n'entendrez pas non plus le leur faire perdre, nous remplaçons donc ce service public par une organisation qui a ses mérites et ses inconvénients qui est le sport spectacle. Venons au sport spectacle !

La raison pour laquelle je suis sceptique est que l'on nous propose un projet et un seul. A la limite, on nous aurait proposé trois projets, une diversité de projets comme on s'y était engagé au départ, sur l'extension de Roland Garros que nous ne remettons pas en cause, car, que les choses soient bien claires, je suis personnellement favorable, avec des questions, comme tout le monde, à l'extension de Roland Garros qui doit rester dans le circuit international, encore que je doute un peu de la menace, moi aussi, comme l?a évoqué Yves CONTASSOT, que ferait peser Madrid, mais il faut que Roland Garros reste dans le circuit international parisien ; c?est un point acquis.

La question, c'est : laissons-nous le choix ! Or, le projet que vous nous présentez ne nous laisse pas de choix et nous impose en réalité de substituer à un service public de proximité sportif une organisation de spectacle dont les tenants et aboutissants ne sont pas clairs. Pourquoi ? Parce que, cela a été dit tout à l?heure, le président de la Fédération de tennis, dont c'est l'?uvre, qui a certainement des qualités, a voulu faire en réalité de cette extension la pierre angulaire de son mandat, ce qui est légitime, sauf qu?il semble que son mandat ne sera pas renouvelé au mois de février et que la discussion de la Fédération de tennis semble ouvrir d'autres possibilités.

Je vais simplement conclure en deux mots.

La première chose, c'est d'abord, à la limite, que ce plan soit examiné par l?A.P.U.R., par les architectes, pourquoi pas, mais je souhaite bien évidemment qu'il ne soit pas le seul à être examiné.

Le deuxième élément, c?est qu'en toute hypothèse, vous n'avez pas le droit de prendre la décision de mettre en place une organisation de sport spectacle, quelle que soit ses qualités, tant que nous n'avons pas trouvé la possibilité de loger les 4.000 sportifs, les 4.000 étudiants, les 4.000 élèves qui vont sur un stade, avant d'avoir l'assurance que le service public sportif sera remplacé par un service public équivalent et d'aussi bonne qualité, c'est-à-dire de proximité.

Or, que nous a-t-on proposé comme solution ? On nous a proposé l'hippodrome d'Auteuil et on y viendra tout à l?heure dans une autre délibération, mais rien ne nous permet de penser pour le moment que l'hippodrome d'Auteuil sera facilement accessible. Je signale que l'hippodrome d'Auteuil est quand même un endroit fréquenté 45 jours par an pour les courses de chevaux, en dehors de la période estivale, par conséquent, 45 jours occupés à plein pot dans une période scolaire.

Par ailleurs, 4.000 élèves sur un hippodrome, cela signifie quand même un certain nombre de changements fondamentaux qui ne vont pas être pris en compte très facilement par l'organisation "France galop" et par la Commission des sites.

Nous excipons, en réalité, d'un projet que nous allons étudier, simplement étudier, car à mon avis, il n?ira pas très loin? Nous excipons du fait que la Commission des sites donnera son accord le 9 décembre. Je trouve que nous prenons des risques et je ne peux pas les assumer, parce que je suis maire d'un arrondissement où la revendication sur le maintien du sport de proximité est une revendication essentielle. N'importe quel maire d'arrondissement, n'importe quelle composante politique, Monsieur l?adjoint aux sports, sait que le service public passe avant le choix du spectacle et de l'argent, surtout vous, d'ailleurs, vous devriez être plus que quiconque sensible à mon argument.

Voilà la raison pour laquelle nous voterons contre ce projet, non pas parce que nous sommes contre l'extension, mais parce qu'il me paraît prématuré d'organiser par une décision de principe le remplacement du sport de proximité par une organisation de spectacle qui reste très aléatoire en fonction de la personne du président de la Fédération de tennis.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.

Je donne la parole à la dernière oratrice, Mme Valérie SACHS, Centre et Indépendants.

Mme Valérie SACHS. - Merci, Monsieur le Maire.

Prendre la parole après mon Maire va être un peu compliqué, je manque de métier aussi je m?en tiendrai à mes notes.

Le groupe Centre et Indépendants relève et regrette certaines ambiguïtés sur ce dossier.

Qu'avons-nous à notre disposition pour fonder notre vote ? Une délibération dont l?adoption ne créerait aucune obligation pour la Ville de Paris, une lettre de Mme HIDALGO adressée "intuitu personae" à Claude GOASGUEN le 22 septembre à 17 heures 30, une demi-heure avant le début du Conseil d'arrondissement, censée répondre à nos inquiétudes et qui ouvrait la possibilité de faire adopter par notre hémicycle un v?u de l'Exécutif, v?u qui vient de nous être transmis. Je n'insiste pas sur ce que je pense de cette méthode.

Pourquoi délibérer sur une délibération qui n'oblige pas la Ville ?

La Fédération française de tennis n'a pas besoin de notre autorisation pour organiser une consultation internationale de concepteur, puisqu'elle le fait à ses frais et à ses risques, sauf que le projet de délibération précise que celle-ci devra être adaptée au site envisagé. Or, le site envisagé est le stade Hébert, qui, actuellement, accueille environ 4.000 scolaires et les associations sportives de notre arrondissement et qui serait déplacé sur l'hippodrome d'Auteuil sans que nous sachions aujourd'hui si les autorités de tutelle nous donneraient les autorisations nécessaires.

S'il est exact que votre courrier, Madame la Maire, laisse entrouvertes "des hypothèses alternatives d?évolution du site" et que le v?u d'aujourd'hui confirme que "la possibilité soit sur le stade Hébert, soit sur l'identification d'une solution alternative", nous ne pouvons nous empêcher de conclure que nous sommes en train de nous enfermer délibérément dans cette seule hypothèse d'extension.

Nous sommes dans une démarche d'opposition constructive, mais en ce qui concerne les projets d'Auteuil, dossier majeur de cette mandature, nous sommes obligés de redoubler de vigilance, car le crédit confiance de votre équipe a été entamé par le dossier Jean-Bouin qui sème le trouble dans les esprits rationnels des contributeurs du 16e arrondissement.

Nous partageons votre crainte que la Ville de Paris ne constitue un facteur de retard dans la concurrence que se livrent entre eux les tournois internationaux. Roland Garros doit avoir les moyens de maintenir son prestige, sa spécificité - terre battue au c?ur de Paris -, de répondre aux critères d'excellence, de couverture médiatique et donc de couverture mobile anticaprice de la météo.

Nous sommes attachés à l'histoire des mousquetaires comme à l?attractivité internationale de notre Capitale.

Rappelons que les retombées économiques pour la Région sont de l'ordre de 250 millions d?euros. Une augmentation de la dotation offerte aux joueurs pourrait ainsi constituer une solution à la concurrence.

Paris doit trouver un équilibre entre la stature internationale de Roland Garros et l'assurance d'un engagement irrévocable de la Ville à l'activité sportive de proximité dans le 16e. Or, le v?u d'aujourd'hui ne lève ni nos craintes, ni nos interrogations.

Ayant le sentiment que nous n'avons pas fini d'explorer le champ des possibles, le groupe Centre et Indépendants votera contre ce projet de délibération et contre le v?u n° 20 bis de l'Exécutif.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame SACHS.

Je donne la parole pour répondre, d'abord à M. VUILLERMOZ, puis à Mme HIDALGO, et il y aura ensuite les explications de vote des présidents de groupes qui le souhaitent.

Monsieur VUILLERMOZ ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Je voudrais déjà dire à Mme Valérie SACHS, et rappeler à tous que cette délibération a seulement pour objet de permettre à la Fédération française de tennis d'engager un processus d'étude et de concertation, puis un concours d'architecture en vue de réaliser l'extension du stade Roland Garros sur le stade municipal Georges Hébert, c?est-à-dire que c'est une demande qui a été faite par la Fédération française de tennis et la majorité de son Comité directeur.

C'est la première chose que je voulais dire et rappeler.

Je voudrais remercier particulièrement Ian BROSSAT, certainement le meilleur président de groupe, pour les arguments que je partage et pour la conviction qu'il a mise à défendre cette délibération.

Je présenterai éventuellement l'amendement de l'Exécutif après, mais je voudrais répondre avant à M. CONTASSOT. C'est vrai qu'historiquement la concentration des infrastructures sportives s'est faite dans l?Ouest parisien et c'est un dommage pour le reste de Paris, mais je voudrais simplement noter que toute la démarche de la politique de la Municipalité dans la précédente mandature et dans cette mandature consiste, a consisté et consistera à produire des équipements partout dans Paris, de façon à pouvoir répondre aux besoins de sport partout pour les Parisiens et les Parisiennes et notamment dans le Nord-Est parisien. Mais il est historiquement vrai que les équipements comme Roland Garros, le Parc des Princes et le stade Jean Bouin sont situés dans le 16e arrondissement et proches du bois de Boulogne.

Il est bien évident que nous ne pouvons pas détruire ces équipements pour en reconstituer partout d'autres ailleurs, ce n'est pas l'objectif de la Ville et cela coûterait en plus très cher.

J'en profite pour dire à Mme GIBOUDEAUX, que je comprends la démarche du groupe "les Verts" qui est cohérente, avec ses prises de positions successives sur ce dossier et je dirai même dès l'origine, c'est-à-dire lors de la candidature de Paris pour les Jeux de 2012.

Je veux rappeler qu'ils étaient fondamentalement contre. Que cette démarche puisse être la même par rapport à Roland Garros, je peux comprendre.

En gros, vous êtes opposés au maintien des internationaux de France sur Roland Garros et vous êtes donc opposés logiquement à tout projet d'extension du site qui est pourtant aujourd'hui indispensable si celui-ci veut garder son statut de premier tournoi au monde sur terre battue.

C'est vrai, il ne faut pas se le cacher, sur ce projet de délibération et sur le sport de haut niveau en général, nous avons une vraie divergence qui ne sera pas levée aujourd'hui. Cela me paraît évident.

Votre v?u demande une étude de faisabilité sur la relocalisation totale du stade Roland Garros hors de Paris. J'y suis évidemment complètement défavorable.

Pourquoi ? Je le dirai de la même façon à M. GOASGUEN : si on ne permet pas à Roland Garros de pouvoir accueillir de bonne façon le tournoi du grand Chelem, il n'y aura plus de tournois du grand Chelem, ni en France ni à Paris évidemment.

Il faut être clair, si on veut le maintien de Roland Garros à Paris, on propose à la Fédération française de tennis d'ouvrir ce concours pour lui permettre de faire une proposition et ensuite nous examinerons le projet qui pourra être construit à cet endroit.

Je veux dire aussi à M. GOASGUEN que j'ai apprécié sa conversion au service public de proximité. J'apprécie beaucoup cela. On verra comment les choses peuvent se concrétiser après et pas seulement pour le sport.

Je vais lui dire franchement et je le dis aussi devant M. LAMOUR, je regrette le positionnement de M. GOASGUEN, notamment en ce qui concerne la mairie du 16e arrondissement mais plus particulièrement pour le groupe U.M.P.P.A.

Il vous faut trouver des arguments pour vous opposer à la majorité municipale, au Maire de Paris. C'est dommage que vous utilisiez l'élection des instances dirigeantes de la Fédération française de tennis à des fins politiciennes.

Vous savez pertinemment que l'extension de Roland Garros est la seule solution pour maintenir le tournoi parmi les quatre tournois majeurs, vous savez aussi que si nous bloquons le début du processus, à savoir le lancement par la Fédération française de tennis de son concours international de concepteurs, le temps jouera contre Paris et contre le tournoi de Roland Garros.

Madrid est, vous le savez, fortement déterminée à rafler la mise, elle a même avancé son calendrier, et au regard des enjeux, nous ne pouvons pas dire que nous faisons oeuvre de précipitation alors qu'il ne s'agit que d'une chose : permettre à la Fédération française de tennis de présenter ultérieurement à la Ville de Paris un projet abouti et précis, et pour ce faire il faut lui permettre de poursuivre son processus d'étude et de concertation, c'est ce que nous faisons aujourd'hui et rien de plus.

Vous vous souciez aujourd'hui des scolaires, vous vous souciez des associatifs qui utilisent aujourd'hui les équipements.

Depuis 2001, le sport de proximité a fait l'objet d'actions fortes. Vous le savez bien.

La Ville de Paris manquait de structures sportives de façon terrible. Nous n'avons fait qu'améliorer dans tous les arrondissements de Paris les structures pour le sport de proximité.

Il est clair que nous continuerons aujourd'hui à manifester notre envie et notre volonté de construire des structures de proximité.

Le v?u n° 20 bis est clair.

Il s'agit simplement que des installations sportives plus étendues aux normes fédérales soient bien réalisées sur les pelouses centrales de l'hippodrome d'Auteuil et en remplacement de celles existant aujourd'hui sur le stade Hébert.

De ce point de vue, je rappelle à M. GOASGUEN que, de toute façon, s'il y a la demande de la Fédération Française de faire l'extension de Roland Garros sur le stade Georges Hébert, nous n'entreprendrons les travaux qu'au moment où l'ensemble des activités exercées à l'heure actuelle sur Georges Hébert auront été reproduites sur la pelouse d'Auteuil.

Il n'y aura pas de préjudice pour les utilisateurs actuels du stade Georges Hébert, que ce soit les scolaires ou les clubs sportifs.

Deuxième argument : que l'ensemble du nouveau site sportif ainsi créé sur les pelouses d'Auteuil soit accessible directement par un tunnel de la Porte d'Auteuil et enfin que la mise en service des nouvelles installations sur les pelouses d'Auteuil soit préalable au début des travaux sur le stade Hébert.

C'est ce que je viens de dire.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ.

Je donne la parole à Mme HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Très rapidement parce que Jean VUILLERMOZ a été très précis.

Simplement pour rappeler que nous serons pragmatiques. Si la nouvelle équipe de la Fédération française de tennis, au printemps prochain, fait d'autres propositions, nous les examinerons. Mais, comme cela a été dit, ne pas perdre de temps est tout de même indispensable.

Je veux bien que l'on qualifie le tournoi de Roland Garros de sport spectacle, moi je préfère l'appeler le tournoi de Roland Garros parce qu'il est connu ainsi mondialement et c'est tout de même un tournoi qui fait honneur à notre Ville, qui ramène des recettes non négligeables à notre Ville et qui de plus a toujours des conséquences très positives, y compris sur la pratique sportive de très jeunes publics qui se sentent intéressés par cette visibilité du tennis, et notamment du tennis français.

Je voulais quand même apporter cette précision. Je pense que le v?u, comme Jean VUILLERMOZ l'a présenté, est de nature à rassurer sur le fait que tout ce qui concerne les scolaires est traité et que l'on ne néglige pas cette dimension. L'inquiétude des élus du 16e arrondissement ou même de Boulogne était légitime mais je crois que nous y apportons une réponse.

Enfin, dernier élément, je voulais préciser, et cela a été évoqué par Claude GOASGUEN mais aussi par Yves CONTASSOT, qu'il y a effectivement sur ce Sud du 16e arrondissent une concentration d'équipements sportifs. Il y aura des évolutions importantes, notamment en gare d'Auteuil en matière de logement, et j'ai dit déjà à M. GOASGUEN - je le confine et je le ferai par écrit bien évidemment - que je suis tout à fait d'accord pour co-piloter avec lui une étude urbaine sur l'impact pour les riverains de l'ensemble de ces équipements. Cette étude concernera les questions de déplacement, de transports etc., je le confirme, pour montrer à quel point nous sommes attachés à la qualité de vie des habitants du 16e arrondissement sud, concernés par ces équipements sportifs.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame HIDALGO, pour cet engagement très clair.

Nous passons maintenant aux explications de vote. Le Président M. LAMOUR, la Présidente Mme FOURNIER et M. CAFFET ont souhaité s'exprimer.

La parole est à M. LAMOUR.

M. François LAMOUR. - Merci, Monsieur le Président.

Je crois que le problème n'est pas uniquement celui de l'extension de Rolland Garros. Quand Colonie-capital a racheté le P.S.G., le Parc des Princes a augmenté de 10.000 places. Quand on a promis à Guazini de porter de 6.000 à 20.000 le nombre de places de Jean Bouin, quand on a promis à M. LAGARDÈRE qu'il pourrait bénéficier d'une piste d'athlétisme sur le CASG, quand on a promis à la Fédération française de tennis d'avoir son extension de 15.000 places à Hébert, aujourd'hui il ne faut pas s'étonner s'il y a embouteillage. S'il y avait eu effectivement une étude d'impact au préalable, sur l'ensemble du croissant sportif de cette partie sud de l'arrondissement, nous n'en serions pas là.

Aujourd'hui qui va payer les pots cassés ? Ce sont les 4.000 gamins qui quotidiennement utilisent Hébert.

Aujourd'hui on leur promet un soi-disant déplacement vers l'intérieur des pelouses de l'hippodrome d'Auteuil, mais ce n'est qu'une vue de l'esprit. Jamais vous ne pourrez construire des équipements sportifs à l'intérieur d'une zone protégée comme l'hippodrome d'Auteuil ! Ce n'est pas possible.

M. LAGARDÈRE, sur la Croix Catelan essaye de construire deux équipements couverts de tennis mais il n'a pas l'autorisation de la Commission des sites. Comment voulez-vous obtenir l'autorisation de construire des équipements de grands jeux sur cette partie de l'hippodrome d'Auteuil ?

Vous voyez qu'il y a une réelle incertitude et c'est ce que nous relevons. Quant au voeu, j'en termine par là, on voit bien l'embarras de la Ville avec ce voeu. Ecoutez bien : "le cas échéant, à la Fédération française de tennis, on décidera de concéder cette partie du stade Hébert"?

Deuxième partie du v?u : "soit sur le stade Hébert, soit par l'identification d'une solution alternative".

Vous-même, vous n'êtes même plus sûrs de pouvoir donner l'autorisation à la Fédération française de tennis de construire cette extension sur le site d'Hébert. Vous-mêmes, vous êtes dans l'embarras. Puisque vous êtes dans l'embarras, attendez cette étude d'impact, attendez effectivement la coordination au niveau du croissant sportif de cette partie sud de l'arrondissement et je crois qu'effectivement cela évitera à la Fédération de tennis, dont je rappelle qu'elle est délégataire de service public, de dépenser de l'argent pour rien.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Président LAMOUR.

Mme FOURNIER a la parole.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci.

Je voudrais rassurer Ian BROSSAT, Jean VUILLERMOZ et l'ensemble du Conseil sur notre capacité à lire les projets de délibération et, bien sûr, nous avions vu qu'il s'agissait de lancer une consultation de concepteurs en vue de l'extension.

Mais si nous lisons les projets de délibération sans a priori, nous exerçons aussi notre mémoire. Et nous avons en souvenir le Conseil de juillet où a été proposé de voter un projet de délibération portant sur "l'évolution du paysage urbain" ouvrant sur une concertation et nous n'oublions pas que la semaine dernière a été présenté ici à la mairie, un projet de tour déjà tout ficelé avec des financeurs, un lieu, une forme, une hauteur, des matériaux et une concertation qui viendra après, c'est-à-dire une information qui commencera au mois d'octobre.

C'est pourquoi nous redoublons de vigilance et nous maintenons notre vote contre.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame FOURNIER.

Le président M. CAFFET a la parole.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Merci, Monsieur le Maire.

Je serai extrêmement rapide. Je commencerai simplement par dire que mon groupe adoptera ce projet de délibération. Il l'adoptera pour plusieurs raisons. La première raison, c'est que mon groupe a de la suite dans les idées. La deuxième raison est que mon groupe est responsable et la troisième raison, surtout peut-être, c'est que mon groupe est fidèle à lui-même.

Je me souviens d'une époque, qui n'est pas si ancienne que cela, où dans cet hémicycle, régnait l'unanimité sur un dossier. Il est vrai que ce dossier touchait une cause sacrée : celle de la candidature de Paris aux Jeux olympiques.

M. Jean-François LAMOUR. - Pas au même endroit !

M. Jean-Pierre CAFFET. - Pas au même endroit ? Le dossier de l'extension? mais c'est incroyable, Monsieur LAMOUR, chaque fois que je parle, vous êtes obligé de m'interrompre, c'est invraisemblable !

Je disais donc que je me souvenais d'une unanimité qui régnait sur ces bancs, notamment en fait sur un dossier d'extension de Roland Garros, qui était bien pire que celui qui peut être imaginé maintenant. Rendez-vous compte, on touchait au bois de Boulogne ! On touchait à un espace boisé classé ! Danielle FOURNIER s'en souvient très bien. Et pourtant, il y a eu unanimité.

Je me souviens également d'un Ministre des Sports qui à l'époque était extrêmement allant sur ce dossier et notamment sur la nécessité impérieuse d'étendre Roland Garros !

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

Et c'est ce même Ministre qui aujourd'hui nous dit : Ah, mais écoutez, tout cela est très compliqué. Il y a la proximité, il y a le stade Hébert, on n'est pas sûr de ceci et de cela !

Nous, nous avons de la suite dans les idées. Ce projet de délibération, cela a été dit cinquante fois mais je préfère le répéter, est un projet de délibération de précaution visant à donner un signe à la communauté sportive internationale, et notamment à la communauté du tennis international, pour montrer que Paris bouge.

Nous avons expliqué, et les orateurs l'ont fait, y compris Jean VUILLERMOZ, que ceci n'engageait pas la Ville de Paris outre mesure mais que c'était simplement une autorisation pour faire un certain nombre d'études accordées à la Fédération française de tennis, sans préjuger de ce que décidera le prochain président.

C'est donc une mesure de précaution, et quand vous nous dites que nous agissons dans la précipitation, on aurait pu délibérer en juillet, il y a six mois, on aurait pu délibérer il y a un an ! Je regrette que l'unanimité qui régnait ici, y compris l'allant dont j'ai parlé, du Ministre des Sports de l'époque, je ne la retrouve pas. C'est probablement qu'il doit y avoir des raisons que je ne veux pas qualifier.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur CAFFET.

Madame HIDALGO, vous avez la parole.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Une inexactitude a été proférée par le Président Jean-François LAMOUR : la Commission des sites ne s?est pas prononcée sur le sujet, elle s'est prononcée sur un schéma d'aménagement paysager, en évoquant des remarques et elle sera saisie le moment venu. En tous les cas, vous savez bien que ce site est protégé.

Vous avez peut-être beaucoup plus d'influence que moi sur le Gouvernement et sur ceux qui siègent au sein de cette Commission, dont acte. Ne dites pas d'inexactitudes. Cette Commission n'a pas émis des réserves sur le projet tel qu'il est aujourd'hui présenté devant notre Assemblée.

C'est une erreur, ou alors c'est de la mauvaise foi.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame HIDALGO. Nous avons eu un débat très complet.

S'agissant de l'amendement n° 19, quel est l?avis de l'Exécutif, Monsieur VUILLERMOZ ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, rapporteur. - Défavorable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, l?amendement n° 19 assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

L'amendement n° 19 est rejeté.

S'agissant du v?u n° 20, qui est maintenu, quel est l?avis de l'Exécutif, Monsieur VUILLERMOZ ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, rapporteur. - Défavorable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est rejeté.

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le v?u déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est adopté. (2008, V. 146).

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 365.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2008, DJS 365).

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").