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Septembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Voeu déposé par Mme Lyne COHEN-SOLAL et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relatif au devenir de l'activité d'artisanat d'art située au 187, rue Saint-Jacques (5e). Voeu déposé par M. Jean TIBERI, Mme Chantal BACH, M. Christian SAINT-ETIENNE et les élus du groupe U.M.P.P.A. et du Centre et Indépendants, relatif au devenir de l'atelier Georges Leblanc situé 187, rue Saint-Jacques (5e). Voeu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2008


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Je vous propose maintenant d'examiner conjointement trois v?ux relatifs à l'atelier d'artisanat d'art situé 187, rue Saint-Jacques dans le 5e arrondissement : le v?u n° 51 du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, le v?u n° 52 des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants et le v?u n° 52 bis de l'Exécutif.

La parole est à Mme COHEN-SOLAL.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je voulais juste faire prendre conscience aux Conseillers de Paris qu'au 187, rue Saint-Jacques existe un atelier d'impression en taille douce qui s'appelle "L'Atelier de l'Ermitage" et qui reste un repère historique et culturel important de l'histoire de l'imprimerie et de l'édition française.

La rue Saint-Jacques était la colonne vertébrale du quartier latin depuis le XVe siècle, la rue des Imprimeurs.

Cet atelier est le plus ancien de France, il est le témoin d'une partie des plus beaux projets édités à Paris par des artistes comme Pissaro, Degas, Cassatt, Manet, Rodin, Matisse, Villon, De Staël, Vieira da Silva plus près de nous, etc.

L'homme qui y travaille avec beaucoup d'ardeur depuis plusieurs années s'appelle Pierre LALLIER. C'est l'unique artisan du 5e arrondissement qui a reçu le titre de maître d'art du Ministère de la Culture.

Il vient de recevoir malheureusement un congé avec refus de renouvellement de son bail pour le 31 décembre 2008.

Nous avons beaucoup agi pour que M. LALLIER puisse être protégé dans ce lieu et que ce lieu puisse continuer à vivre en restant un lieu d'activité économique et d'artisanat d'art pour la gravure, l'estampe et l'imprimerie qui ont un avenir à Paris et pour lesquels beaucoup de jeunes artisans et d'artistes continuent à travailler.

Nous voudrions que le 187, rue Saint-Jacques reste un lieu vivant et que l'on puisse parler de l'avenir de ce lieu qui a une longue histoire.

J'avais déposé ce v?u au Conseil du 5e arrondissement qui a, sur le principe, adopté ce v?u à l'unanimité. Je regrette simplement que, par un petit débat dérisoire dont le Conseil de Paris n'a pas à être témoin, ce voeu n'ait pas été repris comme nous l'avons voté, c'est pour cela que j'ai redéposé un v?u à titre personnel et j'espère que le Conseil de Paris pourra le voter aussi à l'unanimité.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Madame.

La parole est à M. TIBERI.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Les choses ne se sont pas passées de cette manière mais le résultat, et c'est l'essentiel, est un accord unanime au Conseil avec des modifications des positions des uns et des autres.

Ce n'est pas le voeu tel qu'il avait été présenté qui a été adopté mais c'est un v?u unanime. Lors de ce Conseil d'arrondissement, un voeu avait été déposé par Mme COHEN-SOLAL sur le Val de Grâce, qui a été très opportunément retiré car il ne répondait à aucune réalité physique et matérielle.

Il n'y a ni caserne ni logements d'officiers au Val de Grâce. Il faudrait vérifier les choses avant de les déposer.

Pour en revenir à cela, il est vrai qu'il y a un atelier de grande qualité. Beaucoup de personnes sont intervenues, Mme COHEN-SOLAL nous a dit l'avoir fait bien volontiers.

Je suis intervenu moi-même auprès du Ministère pour le classement et nous avons demandé qu'éventuellement la Ville puisse exercer son droit de préemption.

Il y a un consensus général, je m'en réjouis, personne ne doit tirer la couverture à soi, tout le monde a agi dans ce sens et je me réjouis d'un accord unanime sur ce point.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Avant de donner la parole à Mme BROSSEL qui répondra au nom de l'Exécutif, je souhaitais savoir si les groupes socialiste, U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants retiraient leurs deux v?ux puisqu'il existe un v?u de l'Exécutif.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Puisqu'on va à un accord, je suis tout à fait d'accord.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Nous aussi.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Très bien, Madame BROSSEL, vous avez la parole.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Soucieuse d'apaiser la polémique naissante et surtout de me saisir de cette occasion historique de consensus, je remercie Lyne COHEN-SOLAL et Jean TIBÉRI, comme l'ensemble du Conseil du 5e arrondissement, qui ont permis de mettre en lumière cette situation.

Je vous propose donc que le v?u de l'Exécutif porte sur les points suivants : l'Exécutif municipal propose que le Maire de Paris saisisse à nouveau la Ministre de la Culture pour une inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques et également que la Ville de Paris prenne les dispositions nécessaires en étudiant notamment les conditions d'exercice du droit de préemption en cas de vente.

Je vous laisse lire la suite et vous remercie pour le retrait de vos v?ux.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2008, V. 159).