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Septembre 2008
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2008, DAC 272 - Signature d'un avenant à la convention annuelle d'objectifs passée avec l'Association pour la Création et la Diffusion Artistique - A.C.D.A. (20e) pour l'attribution d'une subvention. - Montant : 100.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2008


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet DAC 272 sur l?A.C.D.A. 20e.

Mme MACÉ de LÉPINAY a la parole.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Les concours internationaux de la Ville de Paris portent des noms prestigieux qui honorent notre Ville, Maurice ANDRÉ, Jean-Pierre RAMPAL, ROSTROPOVITCH, Martial SOLAL, Etienne VATELOT et Olivier MESSIAEN, ou bien ils mettent en valeur un patrimoine parisien exceptionnel : je veux parler de nos orgues. Ils permettent à de jeunes musiciens du monde entier de concourir dans leur discipline et de se faire connaître. Des jurys prestigieux et internationaux, rassemblant de très grands musiciens, décernent des prix déterminants pour la carrière des lauréats. Les éliminatoires, les finales, le concert des lauréats sont l'occasion pour des centaines de Parisiens, et en particulier pour des jeunes, d'assister à des concerts de qualité.

Ces dernières années, deux concours par an étaient organisés avec grande compétence par l'Association pour la création et la diffusion artistique. Or, la subvention que nous allons voter ne permettra de mettre en ?uvre qu'un seul concours.

Cela pourrait signifier que chacun des sept concours aurait lieu tous les sept ans.

Que pensez-vous de cette fréquence, mes chers collègues?

A vrai dire, vous l'avez bien compris, réduire, comme il est proposé, la subvention équivaut à supprimer à terme les concours.

Après la disparition des grands prix, dont un des lauréats siège sur nos bancs - je le rappelle, M. Philippe TORRETON a reçu le grand prix Gérard Philippe -, après la disparition du Festival international de danse et du concours international de danse de la Ville de Paris, après la disparition du Festival d'art sacré, c'est encore un des aspects de la politique de prestige et de rayonnement international de la Ville qui risque de disparaître dans la discrétion.

Ce n'est pas la première fois que je vous le demande, Monsieur le Maire : dites-nous ce que vous voulez vraiment faire ? Annoncez vos intentions.

Pour notre part, nous pensons que les concours sont importants pour notre Ville, son rayonnement, ses musiciens. Nous souhaitons que les noms des immenses artistes qui nous ont donné leur confiance et leur temps soient pour longtemps associés à celui de notre Ville dans ces concours où se mesurent les jeunes musiciens du monde entier.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Madame.

Christophe GIRARD pour vous répondre.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission rapporteur. - Il y a une question que j'aimerais vraiment poser en toute sincérité à mes collègues de l'U.M.P.P.A. : comment faites-vous quand vous écoutez le Président de la République qui, chaque heure, chaque jour, martèle le changement, la réforme, la réforme, le changement ? Et vous, vous voudriez tout conserver ! C?est-à-dire que rien ne peut être jamais étudié ! On ne peut pas envisager de réformes ! On ne peut pas envisager de reconstruire le monde ! C?est curieux, vous êtes conservateurs, même dans la façon de gérer le passé !

Madame MACÉ de LÉPINAY, je vous ai expliqué en 9e Commission, sous la présidence de l'excellente Mme BERTRAND, je vous ai expliqué que vous vous trompiez quand vous m'accusiez de vouloir arrêter ces concours. Je vous ai dit simplement qu'il y avait un besoin de réflexion et vous en connaissez les vraies raisons. Il y a des habitudes prises.

Vous savez, Etienne VATELOT, par exemple, qui est un homme considérable, j'ai eu une conversation avec lui sur les concours : il comprend très bien que l'on réfléchisse à l?avenir de ces concours, il comprend très bien que la Ville, que les publics, que tellement de choses ont changé que le rapport à la culture, que le rapport à la musique, que le rapport aux espaces, que le rapport au public dans les scènes n'est pas le même rapport que celui d'il y a 20 ou 30 ans.

Donc, laissez-nous réfléchir. Et je vous ai proposé? et d'ailleurs, Thierry COUDERT de votre groupe en était d'accord, il n'est pas là, lui qui siège en 9e Commission, pour dire que c'était intéressant de participer à une commission de réflexion, d?ailleurs à laquelle je proposerai à la délicieuse Colombe BROSSEL également de s'associer, car elle est tout à fait légitimement concernée, s'agissant des orgues et des églises.

Nous réduisons les montants parce que, en effet, la façon dont les choses se passent aujourd'hui n?est pas satisfaisante et vous le savez très bien. On ne supprime pas, on réduit, mais vraiment donnez-moi la clef pour me dire comment vous entendez et vous assimilez le discours du Président de la République sur le changement, dorénavant.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 272.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2008, DAC 272).

Je vous remercie.