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Janvier 2003
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Conseil Municipal
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150 - QOC 2003-64 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris concernant l'expertise de l'œuvre de Marcel Broodthaers acquise par la Ville de Paris au profit du musée d'Art moderne

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


Libellé de la question :
"Le Conseil de Paris a autorisé M. le Maire de Paris à acquérir une ?uvre de Marcel Broodthaers au profit du musée d'Art moderne.
Un article paru dans "Télérama" confirme qu'en 1974 Marcel Broodthaers concevait deux ?uvres : l'une composée d'un perroquet vivant et du texte imprimé d'un poème et son pendant présentant un perroquet empaillé et un magnétophone.
La fiche descriptive en sa forme dactylographiée légèrement différente de sa version manuscrite, mentionne expressément :
- un perroquet vivant Psittacus Erithacus ;
- une cage sur socle-table ;
- deux palmiers Kentia Forsteriana ;
- un enregistreur avec enregistrement sur bande magnétique d'un texte lu par Broodthaers : "Moi je dis, moi je dis".
Sans contester l'intérêt pour un musée municipal de posséder une ?uvre de Marcel Broodthaers, Mme Elisabeth de FRESQUET et les membres du groupe Union pour la démocratie française souhaitent déterminer si une procédure de vérification et d'expertise a été menée et en connaître les conclusions."
Réponse (M. Christophe GIRARD, adjoint) :
"L'acquisition de l'?uvre de Marcel Broodthaers "Ne dites pas que je ne l'ai pas dit - Le perroquet 1974", a été envisagée selon les modalités habituelles : elle a été proposée par le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris et a été soumise pour avis à une commission de professionnels de l'art qui s'est réunie en février 2002. Y participaient :
- un représentant de la société civile et historien d'art ;
- un représentant de l'Etat - inspecteur à la Direction des Musées de France ;
- les représentants de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, son directeur, le chef du Bureau des Musées ;
- les représentants du Musée d'Art moderne, directeur et conservateurs.
Etant donné son prix, 210.000 euros, cette acquisition, dont le principe a alors été retenu, a fait l'objet d'une demande d'approbation auprès du Conseil de Paris qui l'a entériné le 19 novembre 2002.
Dès l'origine de la proposition d'acquisition, les conservateurs du Musée d'Art moderne ont eu connaissance de l'existence de deux versions différentes réalisées la même année par l'artiste, l'une avec un perroquet vivant et l'autre avec un perroquet empaillé : "Dites partout que je l'ai dit".
La veuve de l'artiste a contesté par voie de presse, postérieurement à la délibération du Conseil de Paris, du 19 novembre 2002 approuvant l'acquisition de l'?uvre, l'authenticité de l'?uvre et le droit de propriété du détenteur actuel.
Face à cette situation, le processus d'acquisition a été suspendu par la Direction des Affaires culturelles qui a demandé au vendeur d'apporter tout élément de preuve sur l'origine de propriété et l'authenticité de l'?uvre.
La Ville est en attente de ces éléments."