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Janvier 2003
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Conseil Municipal
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144 - VI - Questions du groupe Union pour la démocratie française.QOC 2003-9 Question de M. Hervé BENESSIANO et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris concernant la fermeture prolongée de la majorité des parcs et jardins.QOC 2003-58 Question de Mme Géraldine MARTIANO et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris concernant la fermeture des parcs et jardins de la Capitale à la suite des chutes de neige

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


Libellé de la première question :
"Le 5 janvier, des précipitations neigeuses ont eu lieu sur Paris. Plus d'une semaine après, la majorité des parcs et jardins sont encore interdits au public.
De nombreux Parisiens ne comprennent pas que quelques allées n'aient pas été rapidement dégagées, afin de permettre aux familles de se promener et de profiter du cadre exceptionnel offert en la circonstance. Ils se demandent si les principes de précaution ne sont pas exagérément mis en avant alors que beaucoup d'entre eux, voyageant pendant les fêtes de fin d'année, ont pu se déplacer dans des parcs et jardins enneigés en province ou à l'étranger.
M. le Maire de Paris peut-il fournir une réponse rationnelle qui ne soit pas trop frileuse pour les Parisiens qui s'interrogent sur ces fermetures prolongées ?"
Libellé de la seconde question :
"Le groupe Union pour la démocratie française souhaiterait connaître les raisons qui ont poussé la Ville de Paris à interdire totalement et pendant plusieurs jours l'accès aux parcs et jardins de la Capitale à la suite des chutes de neige.
Si l'on peut comprendre la nécessité de sécuriser les allées et venues dans les parcs et jardins de la Capitale après de telles précipitations, cette mesure d'interdiction totale des accès semble disproportionnée à nombre de Parisiens et notamment à des enfants qui ont été privés ainsi des joies d'une promenade dans ces espaces enneigés et condamnés à rester chez eux ou à se contenter d'arpenter la voie publique.
Qui plus est, nombreux sont les adeptes de la découverte de la beauté de ces espaces enneigés qui n'ont pas hésité à s'affranchir de l'interdiction municipale et à s'y être introduits de façon plus dangereuse pour s'adonner aux joies des batailles de boule de neige et ce sans aucune surveillance.
Pourquoi la Municipalité parisienne si prompte à vanter sa politique d'ouverture du domaine public dans le louable souci de favoriser la convivialité (opérations "Paris-plage" et "Nuit-blanche") est-elle incapable d'assumer la responsabilité de l'ouverture des parcs et jardins lorsque tombe la neige ?
Le groupe U.D.F. déplore cette frilosité et souhaite savoir si la Ville de Paris envisage d'y remédier à l'avenir."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Le samedi 4 janvier d'importantes chutes de neige ont eu lieu dès la fin de la matinée sur Paris. L'abaissement brutal de la température a changé très rapidement cette neige en glace, transformant ainsi les allées des jardins en véritables patinoires.
La mission de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts est d'offrir au public des jardins de qualité, et dans les meilleures conditions de sécurité.
Ces dernières n'étant plus remplies, la décision de fermer les jardins a donc été prise.
Dès le lundi matin, le personnel de la D.P.J.E.V. s'est efforcé, en priorité, de mettre en sécurité les jardins non clos, et de dégager les trottoirs bordant les squares.
Les autres jardins ont ouvert au fur et à mesure de leur mise en sécurité.
Le jeudi 9 janvier, près de 40 % des jardins étaient accessibles, le samedi 11 plus de 50 % et 80 % dès le lundi 13 après-midi. La totalité des jardins a réouvert le mardi 14 au matin. Cette période de neutralisation des jardins, en raison de verglas, est effectivement la plus longue que la Direction ait connue depuis plus de 15 ans.
Deux facteurs ont contribué à aggraver la situation :
- les sols étaient gorgés d'eau et compte tenu des températures très basses (entre -5 et -8) ils ont gelé sur une profondeur importante, la neige transformée en verglas ne faisant qu'un seul bloc avec le sol ;
- la durée de la période de températures négatives (plus d'une semaine) n'a pas permis un dégel rapide.
Il est à noter que l'usage de sel est prohibé dans les jardins car néfaste pour la végétation. Seul l'usage du sable est possible mais n'a qu'un effet "anti-dérapant".
Quant aux aires de jeux d'enfants, le sol souple destiné à amortir les chutes est perméable et a également gelé, n'assurant donc plus son rôle amortissant.
La D.P.J.E.V., bien que consciente de la gêne occasionnée au public par cette fermeture des jardins s'est néanmoins vue dans l'obligation de prendre ces mesures au nom de la sécurité des usagers dont elle est responsable, le danger étant réel.
Il est d'ailleurs à noter que plusieurs agents de cette Direction ont été victimes de chutes alors qu'ils procédaient aux travaux de dégagement.
Il faut ajouter qu'en cas de chute de neige non verglaçantes, pour permettre aux Parisiens de profiter des joies de la neige à l'abri de la circulation automobile, des jardins restent ouverts dans chaque arrondissement. Des mesures sont alors prises pour assurer la sécurité du public dans ces jardins.
La liste des jardins à ouvrir en cas de neige est arrêtée avec les maires de chaque arrondissement. Une information du public est également faite par les médias (radios principalement) à qui la liste des jardins ouverts est communiquée."