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Janvier 2003
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Conseil Municipal
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39 - Vœu n° 11 déposé par M. Sylvain GAREL, Mme Anne LE STRAT et les membres du groupe "Les Verts" concernant le parrainage du porte-avions "Charles de Gaulle"

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Le voeu n° 11 déposé par le groupe "Les Verts" concerne le parrainage du porte-avions Charles de Gaulle.
La parole est à M. GAREL.
M. Sylvain GAREL. - Merci, Madame la Maire.
Je suis sûr que ce v?u va aussi faire l'unanimité. Comme vous le savez, contre l'avis des "Verts", le porte-avions Charles de Gaulle qui est un porte-avions nucléaire et qui transporte, potentiellement, des armes de destruction massive est parrainé par la Ville de Paris. Ce parrainage a eu lieu il y a quelques mois, nous l'avions dénoncé en ce temps. Il y a quelques semaines maintenant, le Président Jacques CHIRAC a annoncé que ce porte-avions nucléaire pourrait bientôt rejoindre l'escadre états-unienne qui mouille au large de l'Irak, ce qui représenterait le premier signe concret d'un possible engagement de l'armée française à participer à cette "guerre préventive" contre l'Irak, voulue par le Gouvernement BUSH et soutenue par les compagnies pétrolières des Etats-Unis.
Bien entendu, nous ne souhaitons pas apporter un quelconque soutien à Saddam HUSSEIN, qui est, pour nous, un dictateur sanglant et qui mérite d'être renversé, mais qui doit être renversé par sa population.
Est-il possible d'intervenir dans le silence ?
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - S'il vous plaît, laissez l'orateur s'exprimer.
M. Sylvain GAREL. - Nous aussi, nous pouvons vous empêcher de vous exprimer, si vous ne voulez pas qu'on puisse s'exprimer.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - On n'est pas en cour de récréation, pas de dialogue. Jusqu'ici, nous avons travaillé de manière très sereine, je suggère que cela continue.
M. GAREL a la parole.
M. Sylvain GAREL. - Je vous remercie.
Je disais donc que nous n'avons aucune sympathie envers Saddam HUSSEIN, ni envers son régime, pas plus que nous n'en avons avec tous les régimes dictatoriaux qui existent dans le monde. Saddam HUSSEIN, malheureusement, n'est pas le seul. Loin de là.
Mais nous ne pouvons pas soutenir d'une quelconque façon une agression militaire, qui aurait des conséquences incalculables, qui est programmée depuis des mois par un gouvernement qui veut prendre d'autorité la tête d'une croisade de l'Axe contre le mal.
C'est étonnant, d'ailleurs, de la part de ce gouvernement puisqu'en même temps, il refuse, par exemple, de ratifier l'accord de Kyoto sur le réchauffement climatique ou il vient de mettre son veto à l'O.M.C. pour empêcher l'accès aux médicaments génériques pour les malades vivant dans les pays les plus pauvres. C'est tout à fait inadmissible.
Quand on veut donner des leçons de morale aux autres, on doit d'abord s'en donner à soi-même et commencer par être irréprochable, moralement, ce que n'est absolument pas ce gouvernement états-unien qui veut nous entraîner dans la guerre.
J'ai pu participer à la manifestation d'ouverture du Forum social de Porto Allegre, pour voir les 100.000 personnes qui étaient présentes prendre comme principal slogan "la paix et l'opposition à la guerre voulue par les Etats-Unis contre l'Irak". Il y avait des dizaines de milliers de jeunes venus de tous les pays du monde qui nous interpellaient pour que nous nous opposions, de toutes les façons, à cette guerre.
Bien entendu si, aujourd'hui, le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle rejoignait cette escadre et si, par malheur, l'armée française s'intégrait à cette attaque contre l'Irak, cela impliquerait notre Ville, au moins moralement puisque notre Ville parraine ce porte-avions.
Notre v?u est donc simple, c'est que, s'il y avait une participation de l'armée française à la guerre contre l'Irak, la Ville de Paris dénonce immédiatement le parrainage du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe "Les Verts").
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Pour répondre, je donne la parole à M. Christophe CARESCHE.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - D'abord, je voudrais rappeler, pour mémoire, que le parrainage du Charles de Gaulle a été voté à l'unanimité du Conseil de Paris, le 25 avril 1994. Il est clair que s'agissant d'un porte-avions, on court évidemment le risque de le voir engagé dans des opérations militaires.
(Rires dans l'hémicycle).
A priori, c'est plutôt sa vocation.
Mais je voudrais plus sérieusement dire que ce parrainage est l'expression même du lien entre la Nation et ses armées : évidemment, il concerne le navire, mais aussi les femmes et les hommes qui y servent ; il est évidemment indépendant des choix politiques des autorités qui dirigent notre armée, que ce soit le Président de la République ou le Gouvernement.
En ce qui concerne l'Irak, on ne sait pas si la France s'engagera dans une éventuelle guerre ou un éventuel conflit avec ce pays. Sur ce point-là, en tous cas, je voudrais non pas rassurer M. GAREL mais lui dire qu'à titre personnel, je partage ses préventions concernant un éventuel conflit en Irak.
Mais il ne s'agit pas, à travers ce parrainage, de se prononcer sur cette question. Il ne s'agit pas de soutenir, comme vous l'avez dit, une quelconque agression militaire, mais tout simplement, de soutenir les personnels, les militaires qui servent ce navire. C'est pourquoi j'appellerai à un avis défavorable.
(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Je mets aux voix le v?u n° 11.
M. Sylvain GAREL. - S'il vous plaît...
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - M. GAREL voulait reprendre la parole une minute, et puis M. VUILLERMOZ pour une explication de vote.
M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - Pas de débat ! Il n'y a pas de débat.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Mais si.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Une minute, Monsieur GAREL.
M. Sylvain GAREL. - Ce sera très court. C'est sur les deux points qu'a soulevés M. CARESCHE.
D'abord, en 1994, le parrainage a peut-être été voté à l'unanimité mais je vous rappelle qu'à cette époque-là, il n'y avait aucun élu Vert.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Cela, nous le savons, Monsieur GAREL.
M. Sylvain GAREL. - Je tiens à le répéter. Il n'y a donc pas contradiction dans nos positions.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Encore que...
M. Sylvain GAREL. - Deuxièmement, ce v?u est conditionnel.
S'il vous plaît, on peut finir de s'exprimer ?
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Monsieur GAREL, je crois qu'il y a une erreur parce qu'il y avait un élu Vert à l'époque que vous indiquiez.
M. Sylvain GAREL. - Il ne devait pas être dans l'hémicycle à ce moment-là. Je suis à peu près certain qu'un élu Vert n'aurait jamais voté le parrainage d'un porte-avions nucléaire. Ce serait vraiment très étonnant.
J'ai bien entendu ce que vous disiez, Monsieur CARESCHE, sur le fait que vous espériez, comme nous, qu'il n'y aurait pas d'intervention de l'armée française. Mais ce v?u ne dit pas qu'il faut, aujourd'hui, refuser et dénoncer le parrainage. Nous disons qu'il faut faire cela en cas d'intervention de l'armée française auprès des Etats-Unis... C'est donc un v?u conditionnel. Ce n'est pas un v?u qui demande la dénonciation du parrainage aujourd'hui.
C'est pour cela que nous pensons qu'il est important de montrer notre désaccord avec une éventuelle participation de l'armée française à cette agression.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Une explication de vote de la part de M. VUILLERMOZ. J'aimerais qu'il puisse être écouté dans le silence. Ensuite nous passerons au vote, sauf s'il y a d'autres demandes d'explication de vote.
M. BLOCHE donc.
Je donne la parole à M. VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Je pourrais comprendre ce voeu dans le sens où il permet, à un moment donné, de s'exprimer contre la guerre en Irak. L'objectif essentiel, aujourd'hui, est bien de faire en sorte que cette guerre n'ait pas lieu.
Il semble, et c'est une bonne chose, qu'un certain nombre de chefs d'Etat, dont celui de la France, que des gouvernements dont le nôtre ou celui de l'Allemagne se prononcent contre cette guerre.
Pour l'instant, tout cela va donc dans le bon sens. Il me semble quand même que ce qui va compter, et ce qui compte, ce sont les dizaines de milliers de personnes qui ont déjà manifesté, tant à Paris que dans le monde entier, pour se prononcer contre la guerre. C'est cela qui me paraît le plus important en ce moment : faire en sorte que cette guerre n'ait pas lieu parce qu'elle ferait des dizaines et des dizaines de milliers de morts.
Face à cela, le problème du parrainage ou non par la Ville de Paris d'un porte-avions me paraît pour tout dire dérisoire.
Le problème qui nous est posé, à nous, c'est de tout faire pour que la guerre n'ait pas lieu. Après, si la guerre a lieu, je le redis, il apparaît comme dérisoire de parler du seul problème du parrainage de ce porte-avions Charles de Gaulle. Vraiment l'objectif n'est pas là.
A partir du moment où l'on parraine un porte-avions, qui est forcément fait pour faire la guerre, le problème se pose de savoir s'il fallait, ou non, parrainer le Charles de Gaulle. C'est une autre paire de manches qui a été réglée il y a longtemps. On est dans une autre phase.
Unissons-nous tous ici pour essayer de faire en sorte que cette guerre n'ait pas lieu. Si c'est cet objectif-là qui est fixé à travers ce v?u, nous le votons ; si c'est autre chose, nous ne le voterons pas.
Disons le clairement : est-ce que oui ou non, les Conseillers de Paris qui sont ici sont contre cette guerre ?
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - M. Patrick BLOCHE a demandé la parole.
M. Patrick BLOCHE. - Je partage naturellement le point de vue exprimé par Jean VUILLERMOZ et le dépôt de ce v?u interpelle à bien des égards le groupe socialiste et radical de gauche.
Nous devinons, sinon sur les rangs de la majorité, peut-être sur tous les rangs de cette Assemblée, un sentiment commun, une mobilisation commune contre une intervention militaire en Irak, en ce qui concerne en tout cas les quatre groupes de la majorité municipale, par leur expression publique et leur participation à de nombreuses manifestations ; et d'ores et déjà, l'annonce de celle qui aura lieu le 15 février nous mobilisera tous.
Cette position commune, que nous avons exprimée, se trouve confrontée au dépôt de ce v?u qui, de façon paradoxale, étonnante, et je pense que ce n'était pas l'intention de Sylvain GAREL, va diviser la majorité municipale, si j'ai bien compris Jean VUILLERMOZ.
En tout cas, en ce qui concerne les socialistes, pour les raisons qu'a évoquées Christophe CARESCHE de façon pertinente, nous ne pourrons voter ce v?u.
En abordant une question aussi grave que la guerre, une intervention militaire avec les dizaines de milliers de morts qu'elle peut provoquer et la déstabilisation qu'elle pourra entraîner dans cette région du monde et plus largement au niveau international, nous sommes également interpellés par cette façon de se saisir d'un sujet aussi grave par un des aspects les plus dérisoires sans doute qu'il présente.
De fait, je demande instamment à Sylvain GAREL, parce que je le connais, parce que nous le connaissons, parce qu'il a de la cohérence parce qu'il nous avait déjà interpellés sur le parrainage de la Ville de Paris du porte-avions Charles de Gaulle, au regard de la situation internationale, au-delà des menaces qui pèsent sur la paix, de retirer son v?u pour ne pas être dans une démarche qui va diviser toutes celles et tous ceux qui, sur ces bancs, sont contre la guerre et se mobilisent pour empêcher qu'il y ait une intervention militaire dans cette région du monde.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche).
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Une demande de parole de M. GOUJON, mais je souhaiterais quand même, puisqu'il y a une demande de retrait de ce v?u, savoir si M. GAREL le maintient ou non.
M. Sylvain GAREL. - Première chose, ce n'est pas le v?u de M. GAREL, c'est un v?u qui a été déposé par M. GAREL et Mme LE STRAT et soutenu par l'ensemble des élus "Verts". Nous avons eu une discussion il y a quelques jours, nous avons décidé de maintenir ce v?u.
Il ne suffit pas de dire qu'on est contre la guerre, il faut prendre des mesures pour montrer qu'on est contre.
Pourquoi avons-nous déposé ce v?u ?
Il se trouve que la Ville de Paris a parrainé ce porte-avions. Ce v?u a pour but de dénoncer la guerre et qu'on parle de cette guerre au sein de cet hémicycle. C'est pour cela que nous avons déposé ce v?u et que nous le maintenons car nous pensons que la lutte contre la guerre et l'intervention américaine en Irak nécessite de prendre des décisions symboliques car ce parrainage n'a été que symbolique. C'est un moyen de montrer que la majorité de cette Assemblée est contre la guerre en Irak et la participation de la France à cette guerre.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - La parole est à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON. - Nous assistons à un débat interne à la majorité qui, une fois de plus, se divise et sur un sujet d'une extrême gravité.
M. GAREL a révélé l'antimilitarisme coutumier des Verts car il va jusqu'à refuser que la Ville de Paris, compagnon de la Libération, et c'est à ce titre que le parrainage avait été accordé au porte-avions Charles de Gaulle et voté à l'unanimité dans ce Conseil où figuraient, contrairement à ce que dit M. GAREL un certain nombre de "Verts"...
Mme Gisèle STIEVENARD, adjoint, présidente. - ... Si vous voulez bien donner l'explication, par rapport à l'expression du vote de votre groupe au-delà...
M. Philippe GOUJON. - ... C'est ce que je suis en train de faire ; cela vous dérange que nous insistions sur les divisions de la majorité.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Que chacun dise clairement et fasse état de ses convictions !
M. Philippe GOUJON. - Je constate que les orateurs ne sont pas traités de la même façon selon qu'ils s'expriment sur les bancs de gauche ou d'ici et c'est ce que vous entendiez aggraver avec la réforme du règlement intérieur que vous avez dû retirer. Comme d'ailleurs je constate que nous n'avons pas à débattre de l'engagement de la France et de ses moyens militaires dans une action extérieure. Il ne semble pas que cela figure dans les compétences du Conseil de Paris.
Sur le fond, je voudrais simplement rappeler ce qu'a dit le Président de la République, à savoir que la guerre était la pire des solutions ; c'est la conviction que nous partageons sur ces bancs, quels que soient ceux sur lesquels nous siégeons, mais le parrainage accordé au porte-avions Charles-de-Gaulle a été accordé bien sûr une fois pour toutes et je ne crois pas que cela puisse être un parrainage à géométrie variable.
Nous voterons bien sûr contre le v?u de M. GAREL et je crois que c'est une prise de responsabilité de la part de notre groupe, une fois de plus.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Une demande d'explication de vote de la part du groupe U.D.F.
Mme de SARNEZ a la parole.
Mme Marielle de SARNEZ. - Quelques mots pour dire que je trouve que c'est bien que nous débattions d'affaires sérieuses ici, qui concernent le monde, et qui nous concernent aussi.
Le groupe U.D.F. ne votera pas ce v?u. Ce n'est pas sa façon d'aborder le débat.
Sur le fond, nous sommes, nous aussi, contre la guerre. Qui ne l'est pas ? Pas de guerre sans preuve ! C'est une affaire sérieuse à aborder de façon sérieuse et je ne suis pas sûre que ce soit l'esprit de ce v?u.
Merci, Madame la Maire.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - M. SCHAPIRA a la parole.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Pour répondre à ce que disait Jean VUILLERMOZ, mais Christophe CARESCHE a répondu à l'affaire du parrainage, on est évidemment ici contre la guerre et des initiatives avec les Maires des capitales européennes vont être prises, les contacts sont en cours avec le Maire de Rome, celui de Berlin et d'autres Maires pour une déclaration commune et montrer notre opposition à la guerre. C'est plus important qu'un gadget.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - M. Christophe NAJDOVSKI a la parole.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Je voulais simplement réagir à une contre vérité énoncée par M. GOUJON qui a indiqué, lorsque qu'il y a eu le parrainage du porte-avions Charles de Gaulle en 1994, qu'il y avait plusieurs élus "Verts", ce qui est faux. Il confond l'ancienne mandature entre 1995 et 2001 et la mandature précédente. C'est une précision...
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
...Il y a une contrevérité qui a été dite : il n'y avait pas "plusieurs élus Verts" dans la mandature de 1989 à 1995, il y a eu un élu "Vert" qui était Jean-Louis VIDAL auquel a succédé Jean-François SÉGARD entre 1992 et 1995.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Il y avait un élu "Vert".
Je propose maintenant que nous passions au vote sur ce voeu.
M. GAREL, après avoir entendu l'ensemble des intervenants, vous ne retirez pas votre voeu ? ... Je ne vous demande pas de réintervenir, les arguments ont été échangés.
Vous ne souhaitez pas retirer votre voeu ?
M. Sylvain GAREL. - Non.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe, présidente. - Nous passons au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le voeu n° 11.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le voeu n° 11 est rejeté.