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Janvier 2003
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16 - I - Question d'actualité du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à la situation dans les écoles et collèges parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - D'abord la question du groupe communiste qui concerne la situation dans les écoles et les collèges.
La parole est à Mme MEYNAUD.
Mme Sophie MEYNAUD. - Merci, Monsieur le Maire.
Depuis l'élection de notre nouvelle Municipalité, et conformément aux engagements pris devant les Parisiennes et les Parisiens, de grands efforts ont été faits en matière d'accueil de la Petite enfance et un vaste programme de rénovation de nos écoles est en cours de réalisation.
Plusieurs écoles et de nombreuses classes ont été ouvertes pour accueillir nos enfants, d'autres encore vont voir le jour à la prochaine rentrée de 2003. C'était une nécessité. Paris connaît un des taux de scolarisation des enfants de 2-3 ans les plus bas de France. Or, chacun sait l'importance de l'école maternelle dans la scolarisation et la réussite scolaire.
En primaire de nombreuses classes sont surchargées. L'accueil des enfants handicapés à l'école est dérisoire et cependant le Rectorat n'annonce que 38 postes nouveaux pour la rentrée, à peine la moitié des besoins.
Au collège le Rectorat s'appuie sur une légère baisse des effectifs - moins 340 enfants en 6e sur plus de 56.000 jeunes accueillis au collège - pour accompagner, voire précéder le mouvement en annonçant la suppression de 15 à 20 divisions alors que cela pourrait être une occasion d'avoir des classes moins surchargées et permettre à des enfants en difficulté d'être mieux suivis et mieux aidés. Ainsi, au collège Bergson, dont la presse a beaucoup parlé la semaine dernière, il y a un projet de suppression d'une classe de seconde parce qu'il n'y aurait que 24 enfants par classe.
La politique du Rectorat au contraire des efforts de la Municipalité s'engage donc dans la voie du renforcement des inégalités. Nous avons là une contradiction lourde à gérer et qu'il faudrait résoudre de la meilleure façon. A quoi serviront les efforts de la Municipalité et du Département si l'Académie ne décide pas d'y mettre les enseignants et les personnels nécessaires ?
Je souhaite savoir, à la veille du mouvement national prévu pour demain, Monsieur le Maire, comment vous comptez aborder cette difficulté.
Merci.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.
La parole est à M. Eric FERRAND.
M. Eric FERRAND, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais dire à Mme MEYNAUD et au groupe communiste que comme elle je suis extrêmement préoccupé de la situation. Effectivement les dotations, en termes de carte scolaire, le nombre de postes supplémentaires d'enseignants pour le premier degré à Paris est notoirement insuffisant au regard de l'activité de construction scolaire qu'a engagée la Ville de Paris depuis 2001.
En septembre 2003 nous aurons ouvert 155 locaux classes et nous voyons bien que le nombre d'enseignants ne suivra pas. Ce qui nous inquiète surtout c'est l'avenir d'abord sur l'accueil des moins de 3 ans et puis l'éducation spécialisée. Je ne voudrais pas que ces deux secteurs extrêmement importants pour nous soient sacrifiés au profit du reste.
Il y a un vrai problème avec l'Académie aujourd'hui c'est qu'il n'y a pas une bonne communication. J'ai appris d'ailleurs par la presse la dotation pour 2003-2004.
Les conditions de préparation de la carte scolaire je ne les connais pas. Je sais simplement qu'elles sont mauvaises car au contraire des habitudes passées les maires d'arrondissement n'ont pas été saisis des intentions du Rectorat, mais je me suis laissé dire que c'est plutôt une logique arithmétique qui va s'appliquer et qui va donc provoquer les inégalités que vous craignez. Moi je préférerais avoir un débat qualitatif et non pas quantitatif avec l'Académie pour me battre sur des principes.
M. Claude GOASGUEN. - Il est temps de le dire !
M. Eric FERRAND, adjoint. - Je l'ai toujours dit ainsi.
M. Claude GOASGUEN. - Ce n'est pas vrai !
M. Eric FERRAND, adjoint. - Je ne laisserai pas tomber les écoles et les quartiers en difficulté. Je m'exprimerai - comme je l'ai toujours fait en réunion de groupe de travail à l'Académie et en CDEN -, puisque je rappelle que la Ville de Paris vice-préside le CDEN, et je me tiens également à la disposition des maires d'arrondissement ou des écoles qui se sentiraient menacés par une carte scolaire injuste pour faire valoir les principes et leur bon droit auprès de l'Académie.
M. Claude GOASGUEN. - La carte scolaire reviendra.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Si j'ai bien compris, en tant que Président de séance je ne dois même pas veiller au bon ordre mais certains peuvent interrompre un adjoint pendant qu'il répond à une élue. Ce n'est pas grave, tout cela se passe dans la bonne humeur, je le dis avec le sourire et beaucoup de cordialité.
M. Claude GOASGUEN. - Si vous voulez j'ai la lettre... Je peux intervenir, j'en ai le droit.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Non, là vous n'avez pas le droit.
M. Claude GOASGUEN. - Je suis président de groupe, je peux intervenir.
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'ai été longtemps président de groupe, est-ce que vous croyez que je parlais tout le temps ? Même pour les présidents de groupe c'est réglementé.