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Janvier 2003
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Conseil Municipal
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48 - 2003, DVD 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation des travaux de traitement de l'aspect des mobiliers urbains métalliques de la Ville de Paris : peinture, enlèvement des affiches et graffiti, pavoisement des Champs-Elysées

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous continuons sur les projets de délibération DVD et nous arrivons au DVD 3 qui autorise M. le Maire de Paris à signer un marché sur appel d'offres pour la réalisation de travaux de traitement de l'aspect des mobiliers urbains métalliques de la Ville de Paris : peinture, enlèvement des affiches, des graffiti, pavoisement des Champs-Elysées.
M. LEBEL et Mme DOUVIN ont souhaité intervenir et M. BAUPIN leur répondra.
Nous essayons de considérer les 5 minutes d'intervention comme un plafond.
Donc, Monsieur LEBEL, vous avez la parole.
M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - Top chrono... Rassurez-vous je serai très bref, Monsieur le Maire. Je voulais parler du pavoisement des Champs-Elysées. Il s'agit en fait des porte-drapeaux qui sont destinés à recevoir depuis des décennies les pavillons nationaux et les pavillons français lorsqu'il y a une visite d'Etat en France.
Depuis quelques années, ces pavillons ont une tendance à se transformer en surfaces publicitaires. Il est évident que la succession de ces emplacements représente une surface publicitaire inestimable sur le plan commercial et je trouve extrêmement regrettable que l'utilisation de ces mâts ne soit pas exclusivement réservée aux pavillons nationaux et que de temps en temps, et de plus en plus, la publicité y trouve sa place évidemment gratuitement, ce qui est bien sûr un détournement d'usage de ces porte-drapeaux nationaux.
Alors je souhaiterais que ce soit précisé et que la Ville de Paris dise officiellement ce qu'elle pense du mésusage de ces pavillons sur l'avenue des Champs-Elysées.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur LEBEL.
Madame DOUVIN, vous avez la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Maire, j'avais deux remarques à faire, comme la deuxième est dans le droit fil de celle de l'orateur précédent je vais commencer par celle-là. Effectivement, je souhaiterais qu'une délibération soit portée devant le Conseil de Paris pour solliciter l'accord de l'Assemblée sur la politique retenue en matière de pavoisement.
Autant il me paraît naturel d'honorer un chef d'Etat étranger en visite par exemple en pavoisant ce qui est la plus belle avenue du monde, autant l'utilisation de plus en plus fréquente de ces mâts pour des oriflammes portant la mention "Mairie de Paris" et jumelée avec d'autres qui font la publicité d'événements ponctuels, même à but humanitaire, me paraît sujette à caution et en tous cas justifier d'un choix collectif de notre Assemblée.
Le premier point que je voulais souligner à l'occasion de ce projet de délibération porte sur le traitement du mobilier urbain dans Paris. Je souhaiterais rappeler que nous attendons toujours un plan de révision de l'implantation de mobilier dont les habitants sont vraiment nombreux à nous dire, notamment à travers les réunions de conseils de quartier, qu'il est trop nombreux, pas toujours judicieusement situé, souvent gênant pour les piétons, en particulier pour les déplacements des personnes handicapées ou des parents avec des poussettes.
La multiplication des potelets, des affiches publicitaires ou des plans d'installations téléphoniques à un moment où l'utilisation des portables les rend moins utiles, sont souvent mis en cause.
Les conseils consultatifs de quartier sont à l'heure actuelle consultés dans le cadre de la révision du P.L.U. et nous serons vigilants pour voir si leurs suggestions et propositions seront prises en compte.
Merci.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame DOUVIN.
Je vais peut-être dire un mot sur la publicité puisque M. BAUPIN m'y incite. Sur le fameux pavoisement, la publicité au sens strict c'est l'exhibition de marques commerciales et c'est bien interdit sur les Champs-Elysées.
Que dans le cadre de la vie parisienne, des événements qui intéressent tous les Parisiens soient annoncés, ce n'est pas de la publicité mais peut-être cela mérite-t-il réflexion. Nous allons réfléchir à cette question.
Sur le reste je donne la parole à M. BAUPIN qui est tout attentif à sa réponse.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - En réponse à Mme DOUVIN sur la question de l'encombrement des trottoirs, c'est un sujet de préoccupation très largement partagé, je crois, sur les bancs de cette Assemblée. D'ailleurs je voudrais saluer le travail effectué par Mme KOMITÈS avec l'Association des personnes handicapées pour mettre en place un schéma directeur d'accessibilité, notamment des trottoirs. La nécessité de règles relatives à l'implantation du mobilier urbain est unanimement reconnue.
Ceci étant, je voudrais à titre personnel poser certaines questions. Parfois je m'interroge, quand j'entends cette argumentation globale sur l'encombrement dû au mobilier urbain et, finalement, les demandes multiples d'implanter plus de poubelles, plus d'arbres, plus de kiosques à journaux, que l'on puisse mettre des bancs supplémentaires, etc., etc. On nous demande de mettre beaucoup de choses sur les trottoirs et finalement c'est relativement contradictoire. Même si vous dites "supprimons les cabines téléphoniques puisqu'il y a des portables", alors que l'on connaît un certain nombre de débats sur les questions sanitaires liées à l'usage des portables dans la Ville, on peut aussi se poser ce genre de question.
Donc il serait intéressant qu'à un moment ou à un autre nous ayons un débat commun - je crois qu'il peut dépasser les clivages politiques - sur des critères qui nous paraîtraient pertinents, aux uns et aux autres, qui ne consisterait pas simplement à dire qu'il y a trop de mobilier, mais plutôt à essayer de regarder comment on peut d'un point de vue d'usage de la rue par les uns et les autres, trouver la façon de mieux l'organiser.
En plus je n'ai pas cité les panneaux de signalisation pour les automobiles qui pourtant se trouvent sur les trottoirs, même s'ils concernent les automobilistes et qui sont demandés par la Préfecture de police en nombre important, ni les abribus qui sont nécessaires aussi, et les toilettes publiques. Tous ces points répondent à des attentes et à des besoins divers et sur lesquels nous n'avons pas forcément une capacité très grande à modifier ce qui se fait. Donc une réflexion collective me paraîtrait intéressante.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur BAUPIN de ces réponses constructives.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 3.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DVD 3).