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Janvier 2003
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18 - III - Question d'actualité du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative aux rythmes scolaires

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - Je donne maintenant la parole au groupe U.M.P. pour sa question d'actualité relative aux rythmes scolaires.
Mme DREYFUSS a la parole.
Melle Laurence DREYFUSS. - Monsieur le Maire, la Mairie de Paris s'est lancée, au début de la mandature, dans une série de consultations sur les rythmes scolaires dont l'objectif affiché était double : premièrement arriver rapidement à une réforme consensuelle qui permette enfin de faire coïncider le temps de l'enfant et celui de ses parents. Deuxièmement aboutir à la signature d'un accord entre le Maire de Paris et le Recteur de l'Académie.
La rentrée de septembre 2002 avait même été annoncée comme celle de l'application de la charte parisienne du temps scolaire. Tout le monde, en effet, s'accordait sur la nécessité d'une réforme. La société a changé, l'école doit s'adapter. Aujourd'hui, près de 2 ans après le début de cette concertation, entamée à marche forcée par l'Exécutif municipal à grand renfort de déclarations médiatiques, force est de reconnaître l'échec patent de cette démarche que d'aucuns qualifieraient de véritable fiasco.
Cet échec, qui est la marque de la précipitation et de la désorganisation qui semblent dominer au sein de l'Exécutif municipal, doit à présent être dépassé.
Cela est d'autant plus nécessaire qu'une nouvelle équipe a été mise en place pour gérer l'Académie de Paris. Le groupe U.M.P. considère qu'il est aujourd'hui plus que jamais indispensable de rouvrir rapidement ce dossier et de relancer de véritables négociations préalables, qui répondent enfin à l'attente de l'ensemble des partenaires (élèves, parents d'élève, enseignants, personnels administratifs et Rectorat).
Le groupe U.M.P. souhaite donc connaître les véritables intentions de l'Exécutif municipal et savoir s'il envisage sérieusement de respecter l'engagement solennel qui avait été pris en début de mandature par le Maire de Paris.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. LE MAIRE DE PARIS. - En tout cas je félicite tous les élus. Ils tiennent leurs temps de parole dans cette séance de question d'actualité, c'est bien.
Monsieur FERRAND, vous avez la parole.
M. Eric FERRAND, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, ce sera dur de tenir en 2 minutes 30, mais je vais essayer. Bien entendu, nous avons l'intention de continuer. Bien entendu, le débat n'est pas rompu. Samedi dernier, je me trouvais dans une école. Nous en parlons toujours, des rythmes scolaires. Cela n'a jamais cessé.
Je voudrais dire une chose qui me semble importante, l'engagement du Maire de Paris a été tenu, le premier engagement était celui de réunir des Etats généraux sur les rythmes scolaires à Paris. Je m'empresse d'ajouter que tous les acteurs ont pu être mis autour de la table, tous y compris les groupes politiques ici. Je note que la composante la plus importante du groupe U.M.P. n'a pas souhaité venir aux rendez-vous que nous avions organisés.
Maintenant vous voulez du débat, il y en a. Le Maire de Paris l'a dit, nous sommes prêts à poursuivre ce débat sur un thème extrêmement important, qui n'est pas un échec. Ce n'est pas un échec car, en septembre 2002, nous avons pu mettre en place les nouvelles mesures du plan qualité périscolaire. Nous n'aurions jamais pu le faire aussi bien si tous les acteurs mis autour de la table n'avaient pas pu aborder concrètement les questions qui les intéressent, c'est-à-dire celles de l'école, des enfants et de la transmission des connaissances.
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
La transmission des connaissances, c'est bien ce qui nous anime car nous avons essayé de hisser le débat à la hauteur de la pensée éducative, de la transmission des connaissances, du savoir en ne traitant pas prioritairement la revendication catégorielle et les convenances personnelles. C'est donc un débat complexe dans lequel nous nous sommes engagés. Première étape : en septembre 2002, le plan qualité périscolaire. Il y en aura bien d'autres, rassurez-vous. Vous en êtes la preuve vivante, nous continuons à en parler, je vous rassure.
M. Claude GOASGUEN. - Ca, pour parler...
M. LE MAIRE DE PARIS. - Le principal engagement que j'avais pris, c'était de corriger - et il y en avait besoin - l'offre périscolaire pour les petits Parisiens. Cet engagement a été mis en ?uvre en septembre 2002 comme prévu à hauteur de 10 millions d'euros. C'est vous dire qu'il y avait du travail et du temps à rattraper.
Théoriquement, vous connaissez bien le sujet, Monsieur GOASGUEN. Monsieur FERRAND, ne cédez pas à toutes les attaques... sinon !
Un des points de blocage dans ce débat, c'était précisément que l'offre périscolaire n'était pas bonne à Paris. Maintenant, elle est meilleure. Le débat peut donc reprendre. Dans ce débat..., attendez, le sectarisme a ses limites ; ce sont les limites du bon sens. Les limites du bon sens seulement et de la vérité parfois.
Vous savez bien que, dans cette affaire au centre de laquelle se trouvent les enfants, il y a comme interlocuteur les parents, les enseignants, les personnels de la Ville pour le périscolaire ainsi que deux acteurs publics que sont le Rectorat et la Ville.
Le vrai pilote, c'est le Rectorat parce que nous, Ville de Paris, l'on se préoccupe de ce qui intéresse les parents.
Alors nous avons été dynamiques et nous allons l'être encore.
C'est pourquoi j'ai dit, lors de mes v?ux, que c'est un sujet que je souhaitais que nous remettions en débat et, bien entendu, nous le ferons avec l'actuel Recteur. Voilà.