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Janvier 2003
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60 - 2003, PP 14 - Admissions en non-valeur et remises gracieuses de créances afférentes au budget de la Préfecture de police au titre de l'exercice 2002

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons maintenant au projet de délibération PP 14. Il s'agit d'admissions en non-valeur et remises gracieuses de créances afférentes au budget de la Préfecture de police au titre de l'exercice 2002.
Je donne la parole à M. Gérard LEBAN.
M. Gérard LEBAN. - Merci, Monsieur le Maire.
(Mme Anne HIDALGO, première adjointe, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).
Madame la Maire, mes chers collègues, la Ville de Paris participe de manière conséquente au budget de fonctionnement de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris et c'est tout à fait légitime puisqu'ils accomplissent remarquablement leur mission de service public.
Cependant, je souhaite profiter de ce projet de délibération pour appeler l'attention de l'ensemble des élus parisiens sur une mesure mise en place depuis quelques semaines qui vise à supprimer le stationnement dans bon nombre de rues de la Capitale pour laisser passer les véhicules de secours.
Le libre passage de ces véhicules de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris est une nécessité absolue.
Néanmoins, ces arrêtés ne seront pas appliqués par les automobilistes, notamment la nuit, et le résultat qui en découle ne pourra en aucun cas améliorer les conditions d'accès des véhicules de secours dans les voies concernées.
On assiste ici à un arbitrage technocratique qui n'est pas adapté à la réalité du terrain à moins de dépenser des millions d'euros en recalibrage de toutes les rues concernées de la Capitale.
Il me semble, Madame la Maire, que là ne sont pas vos priorités !
Il est de notre devoir de faire en sorte que riverains et pompiers puissent chacun cohabiter harmonieusement dans nos arrondissements, y compris lorsque les voies sont étroites.
Aussi, je vous demande de provoquer dans l'immédiat une concertation entre la Mairie de Paris, la Préfecture de police, les pompiers et les mairies d'arrondissement de manière à étudier les rues une par une. En effet, à quelques centimètres près, certaines rues n'ont pas besoin de voir leur stationnement supprimé.
Dans un deuxième temps, il serait peut-être nécessaire d'engager une réflexion sur la possibilité de modifier la réglementation européenne et d'adapter les véhicules de secours à la taille des rues et non les rues à la taille des véhicules !
En tout état de cause, et pour remédier à la suppression de ces centaines de places de stationnement, il est absolument indispensable que le Maire de Paris trouve des moyens de substitution pour les riverains avant de prendre de nouvelles mesures de ce type.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je donne la parole à M. Christophe BAY.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Madame la Maire.
La question que soulève M. LEBAN est importante. Il faut effectivement concilier deux objectifs : le premier, comme vous l'avez rappelé, assurer la sécurité des Parisiens, et en second lieu trouver un équilibre pour que ce dispositif perturbe le moins possible le nombre de places.
Je voudrais rappeler que le Préfet de police est effectivement responsable des secours et de la défense contre les incendies dans la Commune de Paris et qu'à ce titre il se doit de prendre l'ensemble des mesures destinées à garantir le bon acheminement et la mise en place des engins de secours.
Il est très important de prendre en compte les observations des sapeurs-pompiers. Il en va de la responsabilité de chacun et à commencer surtout de la sécurité des Parisiens.
Sur le fond, nous sommes tous d'accord bien entendu s'agissant de la méthode. Je crois que cette démarche indispensable doit bien entendu s'effectuer en étroite relation avec l'ensemble des acteurs.
Le Préfet de police souhaite que le diagnostic qui a été communiqué à l'ensemble des intéressés puisse être affiné. Dans certains cas, vous allez avoir des rues qui auront 3,99 mètres de large et d'autres 2,50 mètres. Il faut trouver des solutions au plus près du terrain, au cas par cas, arrondissement par arrondissement, afin de concilier l'impératif absolu de sécurité qui nous guide tous et la nécessaire possibilité pour les riverains de trouver des places.
Je vous remercie.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur Christophe BAY.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PP 14.
Qui est favorable ?
Qui est défavorable ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PP 14).