Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Janvier 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

118 - QOC 2003-27 Question de Mme Cécile RENSON et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris à propos du rang de Paris au tableau d'honneur des cent plus grandes villes de France

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2003


Libellé de la question :
"Un hebdomadaire vient de publier le tableau d'honneur des cent plus grandes villes de France.
Paris n'arrive qu'au 23e rang de ces grandes villes.
Ville la plus riche, ville où l'on s'amuse le plus, mais la 5e pour la recherche d'emploi, avec 34 % de chômeurs de longue durée (est-ce compatible ?).
La 9e pour la qualité des soins médicaux, 17e pour son dynamisme, 64e pour sa qualité de vie, 77e pour les résultats de l'enseignement, 78e pour la sécurité routière, 80e pour la délinquance, 99e pour le coût de la vie et 100e pour la facilité de s'y loger, problème encore plus insoluble pour les familles abritant un couple avec deux enfants.
Aucune des municipalités interrogées n'invoque son héritage politique.
M. le Maire de Paris va-t-il rompre cette ligne de réflexion, ou va-t-il s'alarmer de ces résultats qui ne sont pas à la gloire de l'équipe municipale ?"
Réponse (Mme Anne HIDALGO, première adjointe) :
"Madame la Conseillère, comme vous, j'ai pris connaissance de cette étude publiée le 10 janvier dernier par l'hebdomadaire "Le Point" et intitulé "Où vit-on le mieux en France ?". C'est une enquête intéressante à bien des égards qui met en lumière certaines attentes fortes et légitimes des Parisiens dans de nombreux domaines. Sur bien des points, cela confirme le diagnostic que j'ai fait de l'état de la Ville de Paris en 2001 et qui a conduit les Parisiens à choisir une nouvelle équipe municipale pour prendre en charge les destinées de notre ville. J'ajoute, que j'y retrouve également des points abordés par les habitants lors des réunions de compte rendu de mandat. Donc tout cela ne me surprend pas.
Comme vous le notez à juste titre, dans votre intervention, Paris se place aujourd'hui dans le premier quart des grandes villes françaises "où il fait bon vivre". Mais si nous nous réjouissons de ce résultat et si de grands projets ont d'ores et déjà été engagés (certains ont aboutis !), il n'en reste pas moins que les attentes restent fortes et que beaucoup nous reste à faire.
Je ne reviendrai pas sur les domaines que vous abordez et dans lesquels la Ville de Paris est considérée comme performante par ses habitants (le dynamisme par exemple) ni sur les domaines qui sont de la compétence propre de l'Etat.
Je souhaite toutefois apporter des réponses à deux points particuliers qui sont de compétences partagées :
- le logement : ce sujet est au c?ur des préoccupations des Parisiens. De ce fait, j'ai engagé une vraie politique de rupture avec la Municipalité précédente en consacrant un effort considérable à ce secteur. Cela se traduit par le financement de 3.500 logements sociaux par an, la garantie de la transparence pour l'attribution de ces logements et l'éradication de l'habitat insalubre et dégradé.
- les transports : c'est une autre préoccupation de nos administrés et nous avons pris des mesures très concrètes : la réduction de la place de la voiture par la mise en place de couloirs de bus protégés, ce qui a d'ores et déjà permis de réduire en un an de 3 % la circulation automobile ; le soutien apporté au stationnement résidentiel par la baisse de 80 % de son tarif journalier.
Evidemment, je pourrais répondre point par point sur la Petite enfance, la solidarité, la santé, la propreté, la sécurité, mais cela m'entraînerait à exprimer à nouveau des propos que j'ai déjà tenus devant le Conseil de Paris et devant la population.
Enfin, je prends acte de vos précautions sémantiques, qui vous interdisent d'évoquer l'héritage politique de l'équipe précédente. Chacun comprendra une telle prudence de votre part tant il est vrai que les insuffisances pointées dans cette enquête sont évidemment le fruit de choix politiques antérieurs que vous ne semblez pas souhaiter assumer.
Pour conclure, soyez assurée que l'équipe que j'anime est complètement investie dans la recherche de réponses adaptées à la demande des Parisiens. Dans ce cadre, j'invite ceux qui veulent apporter leur contribution à le faire, en dehors de toute polémique et avec comme seul guide l'intérêt général."