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Septembre 2003
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Conseil Général
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6 - 2003, ASES 100 G - Subvention de fonctionnement à l'association "Les anciens de Charonne" (20e). - Montant : 1.830 euros

Débat/ Conseil général/ Septembre 2003


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 100 G. Il s'agit d'une subvention de fonctionnement à l'association "Les anciens de Charonne" dans le 20e arrondissement, pour un montant de 1.830 euros.
Monsieur PAGÈS, vous avez la parole. Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL et Mme Gisèle STIEVENARD vous répondront.
M. Olivier PAGÈS. - Merci, Monsieur le Président.
Mes chers collègues, l'association "Les anciens de Charonne" s'est fixée comme objectif d'améliorer les conditions d'existence et de qualité de vie des personnes âgées et de leur permettre de participer activement à la vie du quartier en relation avec les autres générations.
Elle propose aux 90 personnes âgées qui la fréquentent de multiplier les activités, sorties culturelles, musées, visites de monuments et animations diverses, et organise tout au long de l'année de nombreuses rencontres intergénérationnelles. Il est primordial que la Ville de Paris soutienne de telles initiatives car elles contribuent à l'intégration des aînés dans leur quartier et luttent contre l'isolement de ces derniers. Une véritable politique en faveur des personnes âgées ne doit pas se limiter à des aides financières d'ordre sanitaire. La personne âgée n'est pas un dossier médical, c'est une personne citoyenne qui a besoin avant tout de relationnel et d'échanges humains, nos politiques semblent l'oublier.
Le drame que nous avons vécu cet été nous l'a rappelé. On s'est rendu compte que la solidarité de proximité n'a pas fonctionné comme elle aurait dû.
Ce que nous oublions souvent également, pris dans la logique de reconnaissance sociale par le travail, c'est que les retraités ont beaucoup à nous apporter, ils sont détenteurs d'un savoir qui n'est pas reconnu aujourd'hui et qui est souvent essentiel à l'appréhension des faits sociaux, du monde du travail, de la politique citoyenne. Le peu de soutien qui leur est témoigné en limite la portée.
Le contrat de mandature prévoyait la création d'un conseil des sages dans chaque arrondissement qui devait permettre aux personnes âgées de se réunir pour débattre ensemble et proposer aux politiques le fruit de leurs réflexions. Qu'en est-il du conseil des sages ? Deux à Paris en début de mandature, pas plus aujourd'hui.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur PAGÈS.
Mme STIEVENARD va nous faire part de son intérêt pour le conseil des sages.
Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente. - Monsieur PAGÈS, je partage ce que vous avez indiqué concernant l'expérience des personnes âgées et ce qu'elles peuvent apporter à la vie de la cité. Mme HOFFMAN-RISPAL s'est d'ailleurs attachée à multiplier les rencontres inter-générationnelles et le partenariat entre des écoles et des clubs de personnes âgées, par exemple.
Loin de nous l'idée de considérer les personnes âgées comme un dossier sanitaire. Ce n'est pas de cette manière que nous appréhendons le travail considérable engagé depuis 2001.
Je suis bien d'accord avec vous sur la nécessité de renforcer les solidarités de proximité.
Quant aux conseils des sages, c'est vrai qu'il en existe deux dans les arrondissements. Rien ne fait obstacle à ce qu'il s'en crée d'autres. Simplement, il faudrait trouver les personnes qui sont prêtes à s'investir pour bâtir des conseils des sages. Or je pense que l'initiative en revient de manière tout à fait prioritaire aux maires et aux équipes d'arrondissement. Cela ne peut pas être imposé mais nécessite bien évidemment un travail de préparation.
Ce qui explique qu'il n'y ait pas davantage de conseils des sages, c'est aussi le fait que certaines personnes âgées actives ne souhaitent pas simplement réfléchir entre personnes âgées, mais désirent au contraire une plus grande ouverture et un brassage des âges.
Voilà l'explication que je peux vous fournir.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.
Mme HOFFMAN-RISPAL va compléter brièvement votre réponse.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - Avec mes excuses pour ce petit retard indépendant de ma volonté.
Sur les conseils de sages ou des anciens, j'ai réuni les maires des vingt arrondissements de Paris plusieurs fois. A part les deux existants, je n'ai pas senti de demande très forte de la part des maires d'arrondissement pour aller dans ce sens, prétextant d'ailleurs - ce qui peut être vrai - que beaucoup d'anciens préfèrent participer aux conseils de quartier et être intégrés comme citoyens de tout âge plutôt que de se "ghéttoïser" sur des conseils des anciens.
C'est ce qui me remonte des 18 autres arrondissements qui n'ont pas mis les conseils de sages en place.
Deux mots pour dire que M. PAGÈS a raison de souligner l'importance des relations intergénérationnelles et nous avons commencé, l'an dernier, à faire en sorte que des clubs du troisième âge ou des résidences pour personnes âgées rencontrent des enfants de primaire ou de centres aérés, et pérennisent leurs actions au moment de la "Semaine bleue".
Plusieurs jumelages ont été mis en ?uvre. Je rappelle également le prix Chronos, grâce à la Fondation nationale de gérontologie, que la Ville soutient.
Je rappelle les expériences que nous avons mises en place en terme de jumelages avec Clémentine AUTAIN où, pour la première fois, des jeunes lauréats de l'opération "Paris-Jeunes" ont présenté leur voyage au sein des établissements du C.A.S.-V.P.
Je rappelle pour mémoire deux projets de proximité qui ont vu le jour en 2003 : le Café social dans le 20e et la Maison ouverte dans le 14e.
Enfin, pour ne pas être longue, je voudrais vous faire part de l'organisation du premier forum "Pour une retraite active" au sein de l'Hôtel de Ville, le 23 octobre prochain, qui se déroulera de 14 heures à 20 heures. Des associations présentant des activités intergénérationnelles seront présentes et, parmi elles, notamment, des associations qui proposent à des retraités d'aller faire de la lecture dans les écoles élémentaires ou encore de parrainer un enfant.
Sachez, Monsieur PAGÈS, que j'entends poursuivre ces efforts pour encourager ce type d'échange.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame HOFFMAN-RISPAL.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 100 G.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 100 G).