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Septembre 2003
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Conseil Général
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8 - 2003, ASES 222 G - Subvention de fonctionnement à l'association "Entraide Notre-Dame-de-Grace-de-Passy" (16e). - Montant : 5.000 euros

Débat/ Conseil général/ Septembre 2003


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 222 G portant attribution d'une subvention de fonctionnement à l'association "Entraide Notre-Dame-de-Grace-de-Passy", dans le 16e arrondissement.
Mme CHÉRIOUX de SOULTRAIT souhaite intervenir. Mme STIEVENARD lui répondra.
Madame CHÉRIOUX de SOULTRAIT, vous avez la parole.
Mme Joëlle CHÉRIOUX de SOULTRAIT. - Merci, Monsieur le Président.
Mes chers collègues, je me réjouis de la proposition qui nous est faite de voter une subvention de 5.000 euros à l'association "Entraide Notre-Dame-de-Grace-de-Passy" afin de l'aider à faire fonctionner son épicerie sociale.
A cet égard, je souhaite revenir un instant sur l'importance de la nutrition dans la lutte contre l'exclusion. Celle-ci doit être mieux prise en compte dans les politiques de lutte contre l'exclusion. C'est d'ailleurs un des objectifs du Gouvernement dans ce domaine.
En effet, comme le droit à la santé, le droit à l'état nutritionnel optimal se doit d'être un droit universel. Au-delà de la mission de distribution alimentaire, il faut agir en faveur d'un meilleur équilibre nutritionnel des personnes en situation de précarité et faire de l'alimentation un facteur d'insertion en favorisant, autour du repas, toutes les actions créatrices de lien social.
C'est dans cette optique que Mme Dominique VERSINI, Secrétaire d'Etat à la lutte contre la précarité et l'exclusion, a décidé la mise en place d'un programme d'action qui s'appuie sur les associations engagées sur le terrain de l'aide alimentaire comme le Secours populaire, le Secours catholique, les banques alimentaires, les Restos du C?ur, la Croix-Rouge, etc.
Ces associations représentent des structures privilégiées pour développer des actions visant à agir sur l'équilibre nutritionnel, tout en utilisant l'alimentation comme un levier pour favoriser la réinsertion.
Ce programme d'action présente trois volets.
Le premier, c'est la mise en place d'un programme de formation pour les bénévoles des associations que je viens de citer, pour les aider à ouvrir le dialogue, leur permettre de promouvoir des modes alimentaires favorables à la santé et favoriser l'insertion, par l'alimentation des personnes fréquentant ces structures.
Dans le cadre de cette formation, cinq axes ont été privilégiés : donner envie de se mettre à table, donner envie de manger équilibré pour préserver sa santé, donner envie de boire de l'eau, donner des clefs pour concilier alimentation équilibrée et petit budget et enfin donner les clefs pour être attentif à l'hygiène.
Ces préconisations s'appuient sur les recommandations nutritionnelles du Programme national nutrition santé (P.N.N.S.) et elles ont été adaptées aux contraintes socio-économiques auxquelles sont confrontées les personnes utilisatrices de l'aide alimentaire.
400 maîtres formateurs et 10.000 bénévoles sont concernés par ce plan de formation, qui démarrera à Paris le 27 octobre prochain.
La réalisation d'une étude destinée à mieux connaître les habitudes en matière d'alimentation des personnes ayant recours à l'aide alimentaire est le deuxième point de ce programme. Cette étude sera réalisée en liaison avec l'Institut de veille sanitaire.
Enfin, troisième volet de l'opération : le lancement de l'opération "un resto pour deux" pour des personnes hébergées en C.H.R.S. Il s'agit d'offrir la possibilité à une personne en voie d'insertion d'inviter la personne de son choix dans un restaurant afin de renouer des liens autour du plaisir de la table. Cette opération, qui s'appuie sur les travailleurs sociaux des C.H.R.S., a été initiée en partenariat avec l'Union des métiers de l'industrie, de l'hôtellerie et le groupe "Accor". Elle démarrera le 25 septembre. L'ensemble de ce programme, par la mobilisation qu'il a suscitée, celle de l'Etat, des associations mais aussi celle du secteur privé, constitue une approche novatrice dans la lutte contre l'exclusion et je me réjouis que Paris soit la première à le voir mettre en ?uvre.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CHÉRIOUX de SOULTRAIT.
Mme STIEVENARD a la parole pour répondre.
Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Concernant l'aide alimentaire, il y a eu, depuis notre arrivée, doublement des crédits qui y sont consacrés.
Dans ce cadre, nous aidons un certain nombre d'épiceries sociales à Paris. Nous avons aussi veillé à ce qu'il y ait une coordination des acteurs qui fournissent de l'aide alimentaire de manière à ce que, notamment dans la période estivale, nous diffusions l'information sur les services ouverts et ceux qui ne le sont pas pour les personnes qui recourent à ces services.
Maintenant Mme CHÉRIOUX de SOULTRAIT nous apprend que Mme VERSINI a tout un programme de formation de personnel et de programme nutrition santé. Sachez que Paris, en tant que collectivité locale, est tout à fait disponible pour s'associer à des actions initiées par le Ministère. D'ailleurs, nous avons nous-mêmes le souhait d'ouvrir des restaurants sociaux parce que nous pensons que délivrer de la nourriture dans la rue, grâce aux camions qui circulent, ce n'est pas une manière satisfaisante et digne d'offrir le nécessaire aux personnes qui y ont recours.
Là aussi, s'il y a des financements disponibles pour contribuer à la réalisation de nos projets dans ce domaine, nous serons tout à fait heureux d'en bénéficier.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 222 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 222 G).