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Octobre 2001
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Conseil Général
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8 - 2001, ASES 175 G - Plan de renforcement des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté. - Subventions à des associations gestionnaires de centres sociaux au titre de l'année 2001. - Subventions exceptionnelles à des associations gestionnaires de centres sociaux, ainsi qu'à la Fédération des centres sociaux. - Montant total : 1.760.000 F

Débat/ Conseil général/ Octobre 2001


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Pour être agréable à M. GOUJON et en cohérence avec le débat que nous venons d'avoir, je vous propose d'examiner le dossier ASES 175 G, en m'excusant auprès de M. LHOSTIS car cela va retarder un peu l'examen de ses projets de délibération.
Il s'agit du plan de renforcement des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté, subvention à des associations gestionnaires de centres sociaux au titre de l'année 2001.
M. GOUJON est inscrit. Il a la parole.
M. Philippe GOUJON. - Cela fait partie du plan que nous venons d'examiner, il est plus cohérent de l'examiner maintenant.
Je rappellerai simplement, non pas pour vous répondre, que nous avons augmenté les moyens de la prévention spécialisée de 100 % ; vous pouvez bien les augmenter de 12 %. C'est pourquoi nous avons voté ce plan, nous n'y voyons pas d'inconvénient.
Je voudrais, concernant ce projet de délibération, dire que les motifs de demande de subvention sont souvent d'ordre trop général et similaire pour l'ensemble des demandes puisque, pour chacune des augmentations, il s'agit en gros de "développer les activités du centre social, notamment les activités en direction des jeunes en difficulté et leur famille" sans plus de précision. Cela me paraît insuffisant. On aurait pu se livrer à une expertise plus fine en ce qui concerne les augmentations de ces subventions.
Certaines n'ont pas encore l'agrément C.A.S. d'ailleurs nous dit-on dans le projet de délibération, d'autres se le sont vues retirer, très bien, d'autres encore traversent de très graves crises dues à des conflits de travail - le Département va payer les licenciements et on le met ainsi devant le fait accompli - ou à une mauvaise gestion financière, ou encore viennent à l'instant d'être créées et démarrent avec une subvention énorme de 150.000 F pour l'une d'entre elle alors qu'elle vient tout juste d'être créée, ou alors vous augmentez les subventions parce que d'autres contributeurs ont baissé la leur. Je cite un cas où la Région se désengageant, c'est le Département qui prend le relais.
Paris continue à payer, à se substituer aux autres collectivités. C'est vraiment la politique du tiroir-caisse que je dénonçais tout à l'heure. On comble donc les déficits quelle que soit leur origine par la distribution de centaines de milliers de francs puisqu'on augmente les subventions des centres sociaux de 257 % d'un seul coup alors qu'il y a déjà eu cette année un quasi doublement de l'enveloppe globale qui leur est consacrée.
C'est vrai que les centres sociaux font un travail inestimable, qui n'a pas de prix, dans les secteurs les plus sensibles et nous avons reconnu ce travail dans la charte départementale des centres sociaux. Mais je crois que ce n'est pas faire injure à ces centres sociaux, ni les maltraiter, et c'est simplement le message que je voulais faire passer, que de les considérer comme les partenaires de la Ville, responsables, capables de gérer leurs finances avec rigueur et sérieux sans donner le sentiment que, quel que soit le déficit présent ou à venir qui les concerne, il sera automatiquement comblé par le Département.
Merci de votre attention.
(Applaudissements sur les bancs du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés").
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur GOUJON, si nous faisons cet effort, c'est qu'il n'a pas été réalisé précédemment.
Il y aura de nouvelles actions éducatives et préventives grâce à l'effort financier réalisé : accompagnement scolaire, soutien à la parentalité, permanence sociale, alphabétisation en faveur des jeunes et des familles défavorisées.
Cela donne la possibilité de recruter une vingtaine d'animateurs de prévention précoce au sein des centres sociaux pour la prise en charge d'enfants de 6 à 13 ans.
Il s'agit de donner à ces équipes une solidité financière qui leur permette de faire face à des difficultés ponctuelles de trésorerie qui ont pu, dans le passé, entraîner la disparition de certains centres sociaux.
Cette politique s'inscrit dans le développement social des quartiers en difficulté de Paris, avec des projets d'ouverture de nouveaux centres dans le 10e, le Paris des faubourgs, dans le 20e, le Centre social des Amandiers et, dans le 14e arrondissement également, la création d'un nouveau centre social est à l'étude.
Tout cela est réfléchi et concerté, contrairement à vos dires, Monsieur GOUJON.
M. Philippe GOUJON. - Je critique ce qui n'est pas dans le projet de délibération !
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 175 G.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, ASES 175 G).