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Octobre 2001
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13 - 2001, ASES 226 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association "Carrefour 14" (14e) une convention. - Participation financière du Département de Paris au fonctionnement de l'association au titre de 2001

Débat/ Conseil général/ Octobre 2001


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au dossier ASES 226 G : il s'agit d'autoriser M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à signer avec l'association "Carrefour 14" une convention. Participation financière du Département de Paris au fonctionnement de l'association au titre de 2001.
Je donne la parole à M. CASTAGNOU.
M. Pierre CASTAGNOU. - Madame la Présidente, il s'agit du centre social "Carrefour 14". Ce centre social du 14e arrondissement, le seul à ce jour, je dois le préciser, est né selon des modalités et dans des conditions contestables et contestées que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans cette Assemblée lors de la précédente mandature ; il a fallu attendre la veille des élections municipales pour que ce centre ouvre sur le site de Broussais, alors que le 14e arrondissement n'avait plus de centre social depuis juin 1998.
J'ajoute, pour m'en tenir à l'essentiel, que le centre social "Carrefour 14" a réservé en ses instances, et notamment son Conseil d'administration, une grande place à des élus représentant un parti politique appartenant à la majorité municipale de la précédente mandature, et cela, alors qu'il en excluait les associations concernées et qui avaient souhaité être partie prenante.
Bref, ce centre social était un centre social politisé et non un centre social associatif. C'est pourquoi, une fois élu maire du 14e arrondissement, j'ai tenu, comme je m'y étais engagé, à réunir avec le Président de "Carrefour 14" les partenaires associatifs éventuels intéressés, ainsi que la Fédération des centres sociaux dont je tiens à saluer le concours. J'ai tenu à organiser cette sorte de table ronde pour que l'avenir de ce centre social soit envisagé sur d'autres bases.
En effet, celui-ci bénéficiait d'un agrément de la C.A.F. qui était provisoire, il était dans l'attente d'une subvention de fonctionnement au titre de l'année 2001. Plusieurs réunions se sont tenues. Un processus de refondation et de réorganisation conforme à des règles de fonctionnement transparent, indépendant, ouvert aux acteurs sociaux, sans exclusive, ce que l'on est en droit d'attendre d'un centre social, a été engagé. Une première étape, avec l'accord de tous, a été réalisée avec le départ du Conseil d'administration, sinon de l'Assemblée générale, d'élus de la majorité d'hier appartenant à l'opposition d'aujourd'hui. Deux groupes de travail ont été créés, un sur l'évolution nécessaire des statuts du centre social, l'autre sur les activités existantes dans ce centre social et pouvant être proposées par les autres associations.
L'ouverture du Conseil d'administration doit être poursuivie pour passer de 12 à 18 membres. Un véritable projet, porté et mis en ?uvre par ce centre, doit être élaboré en étroite concertation. Madame la Présidente, à court et moyen termes, nous ne sommes guidés que par le souci de satisfaire les besoins des familles confrontées à de nombreuses difficultés dans cette partie de l'arrondissement, à savoir le quartier de Plaisance.
Nous sommes également guidés par le souci de préserver le savoir-faire du personnel du centre social qui n'a évidemment rien à voir avec les conditions dans lesquelles celui-ci a vu le jour et a été dirigé.
Voilà le point que je tenais à faire, Madame la Présidente, dans l'attente d'autres décisions sur cette affaire qui a beaucoup agité notre arrondissement.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je n'avais qu'un seul orateur inscrit, par conséquent, je ne peux pas donner la parole à M. GOUJON qui n'est pas élu de l'arrondissement concerné et je vais répondre si vous le permettez.
M. Philippe GOUJON. - C'est dommage !
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 6e Commission. - J'applique le règlement intérieur.
M. CASTAGNOU a résumé l'historique de ce centre, je n'insisterai pas davantage. Le travail de reconstruction me paraît engagé, il y a eu un déficit de partenariat qui, me semble-t-il, est en train d'être comblé, la recomposition du Conseil d'administration de l'association doit permettre d'avancer dans ce sens, sachant que l'existence de "Carrefour 14" ne remet pas en cause la possibilité de créer un autre centre du même type dans l'arrondissement, dans un autre quartier, si le besoin s'en fait sentir.
Je souhaite en effet que le centre social travaille à présent à la définition d'un projet social qui privilégie le travail partenarial avec l'ensemble des acteurs locaux en relation avec la mairie d'arrondissement et que cette dernière intègre au mieux les préoccupations des habitants puisqu'il s'agit d'un équipement de proximité. C'est à cette condition que la collectivité parisienne poursuivra son soutien financier à l'association.
Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 226 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, ASES 226 G).