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Octobre 2001
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17 - 2001, DLH 4 G - Réalisation par la société "Le Richemont" d'un programme de restructuration et de transformation du bâtiment situé 32, rue Ordener (18e) en une résidence sociale meublée de 41 logements P.L.A.-I. - Participation du Département de Paris au financement de l'opération

Débat/ Conseil général/ Octobre 2001


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au dossier DLH 4 G. Il s'agit d'un programme de restructuration et de transformation du bâtiment situé rue Ordener dans le 18e en une résidence sociale meublée de 41 logements P.L.A.-I.
Je donne la parole à Mme DECORTE.
Mme Roxane DECORTE. - Madame la Présidente, mes chers collègues, nous pouvons nous féliciter de ce nouveau dispositif de logement d'urgence et transitoire pour l'hébergement de personnes dont les logements relèvent de travaux d'urgence contre l'insalubrité et contre le saturnisme. Cependant, pourriez-vous préciser sur quelle base se fera l'admission dans cette résidence sociale meublée ?
En effet, si trois immeubles font l'objet en même temps de travaux d'urgence contre l'insalubrité et contre le saturnisme, comment les personnes seront-elles choisies pour être logées dans cette résidence ?
Pourriez-vous également préciser quelles associations, quels travailleurs sociaux seront partie prenante de l'admission dans cette résidence sociale ?
En effet, lors du dernier Conseil du 18e, l'adjoint au Maire du 18e chargé de l'Urbanisme et du Logement n'était pas en mesure de répondre à ces questions.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci de votre brièveté.
Je donne la parole à M. MANO pour vous répondre.
M. Jean-Yves MANO, au nom de la 8e Commission. - Excusez-moi, Madame DECORTE, de ne pas avoir été attentif à votre questionnement.
(Mouvements divers sur les bancs du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés").
Pourriez-vous répéter ? Je suis désolé.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Mme DECORTE ayant été très brève, elle peut très vite résumer son propos.
Mme Roxane DECORTE. - Il faut un minimum de respect des élus quand même, Monsieur le Maire ! Un peu de courtoisie ! Un peu d'attention à l'égard de l'opposition.
De manière concrète, sur quelle base se fera l'admission dans cette résidence sociale meublée ? Si trois immeubles font l'objet en même temps de travaux d'urgence contre l'insalubrité et contre le saturnisme, comment les personnes seront-elles choisies pour être logées dans cette résidence ?
Pourriez-vous également préciser quelles associations, quels travailleurs sociaux seront partie prenante de l'admission à cette résidence sociale ? En effet, lors du dernier Conseil du 18e, l'adjoint compétent n'était pas en mesure de répondre à ces questions.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Les questions sont très pointues.
Monsieur MANO, vous avez la parole.
M. Jean-Yves MANO, rapporteur. - La résidence sociale de la rue Ordener est confiée à la société "Le Richemont", filiale de la R.I.V.P., qui est une spécialiste au point de vue société de la gestion de ce type de patrimoine. Elle gère elle-même l'ensemble des immeubles sous sa responsabilité en P.L.A.-I.
Si bien évidemment nous envisageons d'utiliser prioritairement les logements ainsi mis à la disposition dans le 18e arrondissement au traitement de l'habitat insalubre, ce n'est pas une exclusivité.
D'autre part, le P.L.A.-I. n'est qu'un logement intermédiaire qui doit servir à retrouver un logement définitif dans les années ultérieures.
Je pense qu'une opération de la rue Ordener ne suffira pas à traiter l'insalubrité du 18e. C'est un élément favorable qui nous permettra, par des opérations de logements-tiroirs, de traiter les très nombreux immeubles par dizaine du 18e.
Votre souci est de savoir quel suivi social sera fait. Je pense que la mission qui sera confiée à l'évidence dans les mois à venir à la société pour traiter une grande partie de l'insalubrité et la technicité de cette société d'une part, et d'autre part le savoir-faire de la société "Le Richemont" permettra un suivi social approfondi des familles qui seront logées rue Ordener.
Dans notre esprit, il n'y a pas une fatalité à l'exclusion et au suivi social systématique des gens qui se trouvent aujourd'hui dans un habitat insalubre. Ce n'est pas parce qu'ils sont mal logés qu'ils ont besoin à tout prix d'un suivi social de proximité. On ne l'exclut pas, mais ce n'est pas une nécessité absolue, il ne faut pas cataloguer ces personnes systématiquement dans l'assistance sociale permanente et indispensable.
Ceci dit, comme vous le savez, dans des opérations souvent lourdes, nous mettons en place des missions M.O.U.S. pour un suivi social approfondi, et si nécessaire, cela fera partie des opérations que nous mènerons.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous allons passer au vote.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 4 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DLH 4 G).