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Juin 1996
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74- QOC 96-277 Question de MM. Serge BLISKO, Pierre CASTAGNOU, Jean-Marie LE GUEN, Mme Gisèle STIEVENARD et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos de la baisse de la capacité hospitalière dans les hôpitaux publics.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -La question suivante, posée à M. le Maire de Paris, concerne la baisse de la capacité hospitalière dans les hôpitaux publics.
En voici le texte :
"Préoccupés par la multiplicité des fermetures déjà effectuées ou projetées de lits dans les hôpitaux publics, les hôpitaux privés à but non lucratif (par exemple l'hôpital de la Croix-Rouge) ou dans les cliniques privées (par exemple au centre médico-chirurgical de la Porte de Choisy ou la Clinique Péan), MM. Serge BLISKO, Pierre CASTAGNOU, Jean-Marie LE GUEN, Mme Gisèle STIEVENARD et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris si cette baisse de capacité hospitalière s'inscrit dans un projet d'ensemble ou répond à une logique uniquement financière.
Au moment où se développent des pathologies nouvelles, où l'on constate des difficultés d'accès aux soins pour les plus démunis et lorsque les études démographiques montrent un vieillissement de la population, est-il rationnel de fermer des lits, des services, voire des hôpitaux entiers, qui jouent un rôle fondamental en matière de soins de proximité."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Il convient tout d'abord de souligner que l'on ne peut en aucun cas imputer à la Ville de Paris la responsabilité de la fermeture d'hôpitaux ou de cliniques privées sur lesquels elle n'exerce aucun contrôle et qui ne sont donc pas de sa compétence.
Seuls seront fournis les éléments de réponse concernant l'A.P. -H.P., dont l'objectif premier reste d'offrir des soins de qualité à tous et, en particulier, à ceux qui sont le plus en difficulté. A cet égard, M. le Maire de Paris veillera à ce que les restructurations engagées n'affectent en rien les services sanitaires de proximité que la population parisienne est légitimement en droit de souhaiter.
Pour ce faire, l'A.P. -H.P. poursuivra durant la période 1996-2000 les actions déjà entreprises pour garantir l'accès aux soins de tous les malades qui font appel à ses hôpitaux, obligation encore réaffirmée fortement dans l'ordonnance du 24 avril 1996.
Une attention particulière portera sur les patients concernés par les pathologies du temps présent (V.I.H. et toxicomanie), ainsi que sur les détenus, les adolescents en difficulté et les personnes en situation de grande précarité.
Cette ambition se traduire par des opérations visant à adapter les structures médicales, cliniques et médico-techniques, à l'évolution des missions et des thérapeutiques, avec pour finalité unique : la qualité des soins délivrés aux habitants.
L'A.P. -H.P. continuera comme elle l'a historiquement toujours fait, à calquer l'évolution de ses structures hospitalières sur celle de la population. C'est ainsi que sur la période 1990-1995, l'A.P. -H.P. a restructuré ses hôpitaux, en modernisant ses plateaux techniques, et en développant de manière soutenue son activité de soins selon des formes adaptées à l'évolution des besoins de la population.
L'A.P. -H.P. a la volonté également de jouer un rôle majeur dans le domaine des soins aux personnes âgées.
C'est pourquoi la période 1996-2000 sera notamment marquée par la réalisation d'un centre de soins aux personnes âgées à l'hôpital Bretonneau, dans le 18e arrondissement de Paris, par la réalisation d'un accueil de proximité, à l'hôpital Rothschild, et par le lancement des opérations conduisant au début du siècle prochain à ouvrir sur les sites libérés par l'hôpital européen Georges-Pompidou (Broussais, Boucicaut, Laënnec), de nouvelles capacités d'accueil innovantes.
L'ensemble des opérations visant ainsi au regroupement et à la complémentarité des activités sera organisée dans un esprit de partenariat avec d'autres établissements de la région et plus généralement l'ensemble des acteurs dans le domaine sanitaire et social.
C'est ainsi que l'A.P. -H.P. entend participer activement aux réseaux constitués avec les centres communaux d'action sociale, les associations et les médecins de villes, dans les domaines notamment de la prise en charge de l'hépatie C, des toxicomanes, des patients infectés par le V.I.H. et des personnes âgées malades.