Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

75- QOC 96-278 Question de MM. Pierre CASTAGNOU, Serge BLISKO et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet de l'avenir de l'hôpital Broussais (14e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Nous passons à la question orale de MM. Pierre CASTAGNOU et Serge BLISKO à M. le Maire de Paris au sujet de l'avenir de l'hôpital Broussais (14e).
Elle est ainsi libellée :
"Le 8 janvier dernier, le Conseil du 14e arrondissement a adopté à l'unanimité un voeu en faveur du maintien de l'hôpital Broussais.
En effet, cet hôpital, à la fois de proximité et à la pointe du progrès dans de nombreux domaines, est menacé de fermeture, totale ou partielle, par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.
Le Directeur général de l'A.P. -H.P. a adressé à ce sujet une lettre à M. le Maire du 14e arrondissement, en date du 2 mai 1996, qui a été portée à la connaissance des élus de l'arrondissement. Celle-ci ne saurait tenir lieu de réponse de M. le Maire de Paris, ni exprimer la position de ce dernier sur le devenir de l'hôpital Broussais, dans le cadre de la réorganisation de la carte hospitalière de la Capitale.
Par ailleurs, l'A.P. -H.P. ne saurait imposer une politique de santé publique à destination des Parisiennes et des Parisiens sans que son contenu ne donne lieu à un large débat et à une étroite concertation avec notamment l'ensemble des élus parisiens.
C'est pourquoi MM. Pierre CASTAGNOU, Serge BLISKO et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris, en tant que premier magistrat de la Capitale et Président du Conseil d'administration de l'A.P. -H.P., de leur indiquer la place et le rôle qu'il entend voir remplir par l'hôpital Broussais au service des Parisiens en général et, en particulier, des habitants du 14e arrondissement et du sud de la Capitale, et de leur préciser quels sont, dans le cadre de la restructuration de cet hôpital, les services dont le maintien lui paraît nécessaire et ceux qu'il conviendrait de créer pour mieux répondre à certains besoins de santé publique."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Le Maire de Paris reste tout à fait vigilant sur les restructurations hospitalières conduites par l'A.P. -H.P. ; il veille notamment à ce que celles-ci n'affectent en rien les services sanitaires de proximité que la population parisienne est légitimement en droit de souhaiter.
Il n'est toutefois pas possible de songer à geler définitivement le tissu hospitalier parisien en s'opposant à toute modification de l'organisation des hôpitaux de Paris.
Les contraintes liées à l'évolution des technologies médicales, la nécessité de disposer de plateaux techniques de plus en plus sophistiqués et coûteux, de bâtiments offrant toute les garanties de sécurité et de plus grand confort aux malades conduisent souvent à regrouper les activités médicales sur des sites moins nombreux mais disposant de tous les moyens techniques de garantir des soins de très haute qualité.
C'est une opération de ce type qui est conduite avec la construction de l'hôpital européen Georges-Pompidou qui ouvrira ses portes en octobre 1998 dans le 15e arrondissement.
La construction de cet hôpital qui coûtera 1,8 milliard de francs à l'A.P. -H.P. et qui sera un des plus modernes et des plus fiables hôpitaux d'Europe, suppose le regroupement des équipes de pointe qui sont actuellement implantées dans des hôpitaux anciens : Laënnec, Broussais et Boucicaut. Ces hôpitaux ont certes déjà fait l'objet de rénovations car il est impératif qu'ils soient à même d'accueillir les malades dans de bonnes conditions ; ces rénovations seraient toutefois insuffisantes pour satisfaire aux standards médicaux qui seront en vigueur dès la fin de la décennie. Quant à la mise à niveau de ces hôpitaux sur les sites actuels, elle supposerait des coûts beaucoup plus importants que la construction d'un nouvel hôpital.
Il convient donc de se féliciter que la population du Sud-ouest de Paris puisse bénéficier, dans deux ans, d'un équipement sanitaire de cette qualité et de ce niveau.
Pour ce qui est des soins de proximité pouvant être donnés à la population proche de l'hôpital Broussais, il convient de rappeler que ce quartier de Paris a la chance de disposer avec l'hôpital Saint-Joseph (géographiquement mitoyen de l'hôpital Broussais) d'un important hôpital disposant déjà d'un plateau technique moderne et d'un service des urgences fonctionnant 24 heures sur 24.
Pour ce qui est des activités médicales qui doivent être maintenues sur le site, le Maire de Paris a demandé que ces activités soient définies en liaison étroite avec les élus, les médecins de ville correspondants habituels de l'hôpital et l'ensemble des personnels concernés.
Sur la demande de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, un médecin professeur des universités a été chargé de proposer une solution qui satisfasse à la fois les besoins médicaux de cette zone et les attentes de la population. Ce rapport devrait pouvoir être remis dans les prochaines semaines ; il sera soumis à l'examen du Conseil d'administration de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.