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Juin 1996
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34- 1996, D. 801 - Autorisation à M. le Maire de Paris de consentir le dépôt par l'Union diocésaine de Paris d'un permis de construire visant un bâtiment situé 92, rue Saint-Dominique (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Je donne la parole à M. BLET sur le projet de délibération D. 801.

M. Jean-François BLET. -Très brièvement, ce projet en lui-même peut paraître anodin, mais il prend place dans un site et dans un périmètre particulièrement sensible qui doit faire l'objet d'une opération privée, semble-t-il, le Gros-Caillou 2000.
Je voulais attirer votre attention sur les problèmes posés et l'inquiétude des riverains relative aux problèmes de densification, d'absence de concertation avec les auteurs de cette opération et le fait que des dérogations auraient été accordées par la Ville de Paris.
Si vous pouvez nous éclairer sur ce point, je vous en serais reconnaissant, Monsieur le Maire.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Je donne la parole à M. BULTÉ pour répondre à M. BLET.

M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. -Merci, Monsieur le Maire.
Je voudrais rassurer pleinement notre collègue M. BLET qui s'inquiète de la délivrance du permis de construire. Je lui rappelle que le permis de construire concerne uniquement des aménagements intérieurs. On ne peut pas considérer comme anodins tous les travaux qu'envisage l'association et l'Union diocésaine de Paris. Mais il s'agit uniquement d'aménagements intérieurs au profit de l'aumônerie du Gros-Caillou.
Je crois que les riverains pourront être pleinement satisfaits, il n'y aura aucune modification notoire en ce qui concerne la façade de ces bâtiments.
Merci, mes chers collègues.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme BILLARD ayant voté contre. (1996, D. 801).

Mme Laure SCHNEITER. -Je demande une suspension de séance, s'il vous plaît.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Madame, les suspensions de séance sont demandées par les présidents de groupe, en application de notre règlement.
Pour quelle raison demandez-vous une suspension de séance ?

Mme Laure SCHNEITER. -Je croyais qu'elle était de droit.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Madame, je vous donne lecture de l'article 20 de notre règlement : "La suspension de la séance peut être à tout moment décidée par le Maire ou par son adjoint présidant la séance. Elle peut également être demandée par un président de groupe ou son délégué. Elle est alors de droit."
Je ne crois pas, Madame, que vous apparteniez à un groupe. Je suis donc dans l'obligation de refuser cette demande.

Mme Laure SCHNEITER. -Je voudrais vous dire maintenant la raison de cette demande. C'est simplement parce que je crois que nous sommes 20 à délibérer sur des projets importants, et je trouve scandaleux qu'il y ait tellement de conseillers absents. Ils défendent vraiment bien mal les gens qui les ont élus !

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Ecoutez, je constate, Madame, que l'opposition est moins représentée que la majorité. Je constate par ailleurs que nous sommes en état de délibérer.
Je regrette comme vous que nous ne soyons pas plus nombreux, mais c'est un problème qu'il appartient aux groupes de régler.
Je pense que compte tenu de l'heure, l'assiduité et la représentativité des groupes de la majorité sont globalement assez satisfaisantes.