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Juin 1996
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25- 1996, D. 765 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour l'exécution du programme annuel de contrôle de structures du stade Sébastien-Charléty (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Nous passons à l'examen du projet de délibération D. 765 concernant le programme annuel de contrôle de structures du stade Sébastien-Charléty dans le 13e arrondissement.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.

Mme Laure SCHNEITER. -Monsieur le Maire, il est à nouveau question du très coûteux stade Sébastien-Charléty.
Aujourd'hui, c'est pour l'entretien de sa structure fonctionnant en trois dimensions et qui pose problème que nous devons voter le principe de la passation d'un marché de contrôle technique.
Le coût prévisionnel est de 2.400.000 F.
Ce contrôle est nécessaire du fait - je reprends vos termes - "des particularités inhabituelles induites par le parti architectural pris lors de sa conception mettant en évidence la légèreté structurelle de l'ouvrage".
Cette légèreté structurelle de l'ouvrage va visiblement peser bien lourd dans le porte-monnaie des contribuables !
Le P.U.C. a poussé à la roue pour la construction de ce stade magnifique. Au mois de mai 1996, la société France Patinoire et le P.U.C. gestionnaires du lieu, nous appelaient à l'aide pour combler les déficits dus à l'entretien de locaux sous-exploités. Notre Assemblée était priée de voter pour éponger les dettes.
La Coupe du monde de football arrive, et avec elle son lot de remises aux normes des stades, d'agrandissements, de modifications. Le stade Sébastien-Charléty en fait partie. Tout neuf et déjà dépassé, il doit lui aussi subir des travaux.
Que penser de ces nouveaux choix architecturaux qui nécessitent année après année un entretien aussi coûteux, alors qu'il faut parfois attendre plusieurs années, faute d'argent, pour moderniser une piscine de quartier ?
C'est avec curiosité que j'attends de connaître quels seront les nouvelles dépenses que vous allez nous demander de voter dans le cadre de manifestations exceptionnelles pour la gloire de Paris.
C'est sans plaisir que je voterai néanmoins pour ce marché de contrôle technique, puisque la sécurité des utilisateurs est en jeu.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Monsieur CANE, vous avez la parole.

M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. -Merci, Monsieur le Maire.
Je crois que notre collègue mélange un peu tout. J'ai entendu parler de match de football pour la Coupe au stade Sébastien-Charléty, il va de soi qu'il n'en est absolument pas question.
Pour répondre à l'intervention qu'elle a faite, les prestations prévues dans le marché ont pour objectif d'assurer dans les meilleures conditions la pérennité de cet ouvrage, grâce à la mise en oeuvre de systèmes de mesures et de campagnes de contrôles périodiques des structures et du gros oeuvre des équipements (stade, salle polyvalente, annexes sportives et parking).
L'exploitation des constats ainsi faits permettra d'anticiper d'éventuelles actions d'entretien.
Ces contrôles sont tout à fait comparables à ceux exercés périodiquement pour les ouvrages de génie civil auxquels un stade de 20.000 places s'apparente tout à fait.
Le programme de ces contrôles et leur fréquence sont décrits précisément dans le projet de délibération.
Il s'agit donc d'actions d'entretien préventif tout à fait habituelles pour des ouvrages de cette importance, dont le coût moyen annuel, estimé à 800.000 F T.T.C., représente moins de 0,14 % du coût de la construction.
Merci, Monsieur le Maire, merci, mes chers collègues.

(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Merci, Monsieur CANE.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés n'ayant pas pris part au vote et M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, D. 765).