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Juin 1996
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Conseil Municipal
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77- QOC 96-280 Question de MM. Michel OTTAWAY, Patrick BLOCHE et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris sur le fonctionnement des bibliothèques municipales.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -La question suivante de MM. Michel OTTAWAY et Patrick BLOCHE à M. le Maire de Paris concerne le fonctionnement des bibliothèques municipales.
Elle est ainsi rédigée :
"La démocratisation de l'accès à la culture fait partie des priorités de l'action des gouvernements successifs.
La "culture pour tous" implique une politique volontariste qui passe notamment par l'augmentation des moyens de diffusion et le développement des lieux d'apprentissage et de découverte.
Il est connu qu'un des meilleurs moyens permettant aux gens d'appréhender le savoir et la culture passe par le livre.
Or, il semblerait qu'un projet de réaménagement du fonctionnement des bibliothèques municipales soit à l'étude.
Sont évoquées notamment :
-d'une part, l'instauration d'un paiement systématique pour tout emprunt de livres ou de magazines, comme cela se pratique déjà pour les vidéocassettes et disques lasers ;
-d'autre part, l'obligation de posséder une carte d'adhérent pour accéder à la consultation sur place.
MM. Michel OTTAWAY, Patrick BLOCHE et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaiteraient donc savoir si figurent parmi les projets de M. le Maire de Paris ces deux mesures qui leur semblent particulièrement dommageables à la démocratisation de l'accès à la culture."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint.
La Municipalité parisienne a mené, au cours des cinq dernières années, un considérable effort d'équipement en matière de lecture publique et de démocratisation de l'accès à la culture.
En effet, 7 établissements nouveaux ont été ouverts depuis 1991 : il s'agit des bibliothèques Maurice-Genevoix (18e), Gutenberg (15e), Edmond-Rostand (17e), Parmentier (11e), Benjamin-Rabier (19e), Hergé (19e) et de la Bibliothèque des littératures policières (5e), représentant 5.470 mètres carrés supplémentaires, soit plus de 10 % du parc existant.
Parallèlement a été menée l'opération d'informatisation des bibliothèques municipales, désormais en voie d'achèvement puisque 39 établissements sur 57 sont aujourd'hui concernés. Ce dispositif permet aux Parisiens d'emprunter dans l'ensemble du réseau un très grand nombre de documents (20 par établissement).
L'informatisation a toutefois provoqué un accroissement considérable de la demande de la part des usagers, les établissements concernés connaissant dès leur réouverture une augmentation du nombre des prêts de l'ordre de 20 à 30 %. Ainsi, le réseau parisien des bibliothèques, qui enregistrait 7,9 millions de prêts en 1991, en a comptabilisé 9,87 millions en 1995, soit une hausse de 25 %.
La contrepartie de ce remarquable succès, auprès du public, des bibliothèques parisiennes, réside dans la réelle usure physique des collections municipales, conséquence directe de la forte augmentation du taux de rotation des ouvrages.
La Ville s'attachera toutefois à maintenir le haut niveau de qualité et de diversité de l'offre du service public.
Par ailleurs, la suggestion souvent évoquée par les bibliothécaires, de doter les usagers d'une carte d'inscription pour accéder à la consultation sur place des ouvrages, répond à une réelle préoccupation. Cela permettrait de favoriser l'accès des collections municipales aux seuls usagers qui les utilisent réellement, en leur assurant le confort de lecture, la tranquillité et l'espace nécessaires.
Bien que ce souci et cette inquiétude soient tout à fait légitimes, la bibliothèque publique doit rester un lieu d'accueil et d'ouverture pour tous et aucun projet n'est actuellement à l'étude, qui viserait à restreindre l'accès à la consultation sur place des ouvrages des bibliothèques municipales.