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Juin 1996
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27- 1996, D. 773 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 8 à la convention signée avec le "Tennis Club de Paris" en vue de la mise à disposition dudit club d'une parcelle de terrain contiguë au stade Pierre-de-Coubertin (16e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -L'ordre du jour appelle maintenant l'examen du projet de délibération D. 773.
La parole est à M. MANO.

M. Jean-Yves MANO. -Nous sommes en face d'un projet de délibération caricatural comparé au soutien qu'apporte la Ville à certains clubs sportifs parisiens.
La Ville vient au secours des privilèges et des privilégiés !
Je pense que ce n'est pas son rôle.
Le projet de délibération ou la présentation faite est habile. On nous parle de soutien aux jeunes dans la pratique et la découverte du tennis.
Or, dans les faits - et pour tout vous dire, je me suis laissé abuser au Conseil d'arrondissement par cette présentation habile - quand il s'agit de développer le sport au niveau des jeunes, pourquoi ne pas soutenir la démarche ? Dans les faits qu'en est-il ?
Nous avons en face de nous un club élitiste où il est de bon ton de payer un droit d'entrée de 6.000 F et une cotisation annuelle de 7.500 F pour y pénétrer et avoir l'honneur de fouler les courts de tennis.
Mes chers collègues, croyez-vous sérieusement que la Ville de Paris a aujourd'hui les moyens de venir en aide à de tels privilégiés ? Nous faisons fausse route, et il serait de bon ton que la Ville y regarde à deux fois avant de s'engager dans des dépenses pour de tels pratiquants.
Le responsable de ce club, s'il veut rassembler une élite de la population parisienne, doit en assumer lui-même la charge et ne pas demander à la collectivité, plus chiche, de venir en aide aux privilèges qu'il se donne. C'est pourquoi nous voterons contre.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -La parole est à M. CANE.

M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. -Le projet de délibération qui vous est soumis est justifié par la nécessité de diminuer le montant de la redevance versée par le "Tennis club de Paris" à la collectivité parisienne.
Je rappelle que la redevance a pour assiette 10 % des cotisations nettes et l'ensemble des autres recettes d'exploitation.
En effet, depuis 1987, le club a procédé entre autres à la réfection des toitures des cours en bois pour 1,2 million ; à la rénovation du club house et des bulles pour 9,6 millions ; à des travaux de sécurité pour 0,6 million de francs, et à des travaux pour l'aménagement du quai du Point-du-Jour pour 2,6 millions.
Cet important effort d'investissement réalisé par le "Tennis club de Paris" sur ses fonds propres pour rénover des installations, dont la Ville de Paris est propriétaire, a justifié cette réduction, puisque la Ville de Paris n'a fourni aucune subvention d'investissement.
Ces diminutions de la redevance représente un montant de 120.000 F sur un montant total qui s'est élevé à 729.173 F en 1994 et à 718.627 F en 1995.
Ce montant est temporaire. Elle prendra fin en 1997-1998.
Signalons enfin que les installations gérées par le "Tennis club de Paris" viennent se rajouter à de nombreuses autres structures qui existent dans les arrondissements offrant ainsi une offre diversifiée pour la pratique du tennis dans l'Ouest parisien.
C'est dans cet esprit que le club :
-s'occupe d'écoles de jeunes ;
-s'occupe de scolaires, et ce à des tarifs défiant toute concurrence, et a adapté sa tarification à des publics très variés.
Il n'existe pas moins de 7 tarifs différents suivant les catégories de populations.
De plus, le projet de délibération concerné a fait l'objet d'un avis favorable à l'unanimité par le Conseil du 16e arrondissement auquel appartient M. MANO.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste et du Mouvement des citoyens ayant voté contre. (1996, D. 773).