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Mars 2002
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124 - QOC 2002-292 Question de Mme Hélène RIMBERT et des membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants", à M. le Maire de Paris au sujet de l'attente extrêmement longue du passage de l'autobus 69

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2002


Libellé de la question :
"Lors du Conseil de Paris des 24 et 25 septembre 2001, M. le Maire de Paris avait été interrogé au sujet de l'attente extrêmement longue du passage de l'autobus 69.
Il avait été répondu que "l'aménagement d'un couloir protégé est de nature à améliorer dès aujourd'hui le fonctionnement de la ligne 69".
Or, après presque six mois, les voyageurs ne constatent aucune amélioration. En décembre et janvier, il était fréquent que le 69 s'arrête en route (Palais-Royal, gare d'Orsay, etc.). Le chauffeur demandait alors aux passagers de prendre l'autobus suivant pour se rendre vers le Champ-de-Mars.
Début décembre, les chauffeurs ont fait signer une pétition informant les passagers d'une probable réduction du nombre de passages des autobus et la presse nous a indiqué en janvier qu'un bus avait été supprimé sur la ligne 69.
Le maire du 7e, Mme Hélène RIMBERT et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" demandent à nouveau à M. le Maire de Paris d'intervenir auprès de la R.A.T.P. afin d'accélérer enfin la rotation du 69 qui est le seul moyen de transport pour les habitants du 7e qui leur permet de traverser l'arrondissement de l'avenue de Suffren jusqu'à Saint-Germain-des-Près et de se rendre à leur mairie."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La R.A.T.P. qui a été saisie de la présente question orale a fait parvenir les éléments de réponse suivants :
La R.A.T.P. gère les moyens affectés aux lignes de bus définis globalement par le S.T.I.F. Il est de son ressort de répartir ces moyens pour répondre aux besoins de sa clientèle. L'évolution et plus particulièrement l'augmentation de l'offre sur les lignes de bus correspond à trois situations, à savoir :
- soit l'amélioration des conditions de circulation sur la ligne entraîne des temps de parcours réduits et de ce fait automatiquement, avec les mêmes moyens, il est possible d'assurer une offre supplémentaire ;
- soit le Syndicat des Transports d'Ile-de-France décide de financer des moyens supplémentaires pour permettre d'améliorer l'offre d'une ligne. C'est ce que la R.A.T.P. étudie actuellement avec la mairie de Paris, avant présentation au S.T.I.F., pour accompagner le programme de couloirs protégés ;
- soit des moyens sont réaffectés d'une ligne à l'autre, en fonction de leur fréquentation, pour adapter au mieux l'offre de transports publics à la demande, ce qui est le plus courant.
La ligne 69 connaît une amélioration sensible de son fonctionnement sur le tronçon de la rue de Rivoli depuis la mise en place des couloirs protégés du programme des 41 kilomètres de la Ville de Paris pour l'année 2001. En effet, elle bénéficie d'un long traitement sur cet axe, entre Saint-Paul et le secteur du Palais-Royal, améliorant ainsi sensiblement sa vitesse et surtout sa régularité.
Compte tenu de ces éléments, la R.A.T.P. a décidé d'affecter une voiture de la ligne 69 au profit de la ligne 61, ligne dont les taux de charge sont jugés intolérables au regard des normes de qualité AFNOR pour un grand nombre de voyageurs et dont les conditions de charge sont aujourd'hui plus mauvaises que sur la ligne 69.
La R.A.T.P. estime que cette mesure d'adaptation de l'offre globale parisienne aux besoins est habituelle et correspond à une décision de "bonne gestion" dans l'intérêt de la clientèle des bus, dans le cadre des moyens qui sont affectés à la R.A.T.P. par la collectivité publique.
Il serait toutefois souhaitable que de telles mesures soient prises en concertation avec la Ville et la Municipalité d'arrondissement.
Par ailleurs, malgré les améliorations de circulation de la ligne 69, la R.A.T.P. admet que de nombreuses difficultés subsistent en amont et en aval des nouveaux aménagements, et particulièrement dans les rues étroites du 7e arrondissement. Ceci explique certains retards importants et parfois la nécessité d'un demi-tour pour les bus de cette ligne avant le terminus, pour assurer la desserte de la ligne en sens inverse.
Cependant, la politique de la Ville en faveur des transports en commun devant s'accompagner d'un accroissement global de l'offre, cette augmentation du nombre des bus dans Paris est donc un des dossiers prioritaires que la R.A.T.P. prépare avec la Ville de Paris pour obtenir les financements du S.T.I.F."