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Mars 2002
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150 - QOC 2002-210 Question de Mme Nicole CATALA et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Préfet de police concernant la montée de l'insécurité dans le 14e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2002


Libellé de la question :
"L'insécurité dans le 14e arrondissement ne s'arrange pas, au contraire. Les actes commis sont de plus en plus graves. Ainsi une agression a eu récemment lieu dans un magasin, boulevard Brune, un autre le 1er février, dans un magasin situé rue Raymond-Losserand.
Mme Nicole CATALA et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" demandent quelles mesures compte prendre M. le Préfet de police pour mettre fin à tant de violence."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le 14e arrondissement compte quelques sites sensibles, qui font l'objet de l'attention toute particulière des services de police qui y exercent des surveillances régulières et soutenues.
Les actes de délinquance constatés sur le 14e arrondissement ont connu, en 2001, une augmentation de 10 %, par rapport à l'année 2000, ce qui s'explique en particulier par la hausse de 14 % des délits de voie publique avec une augmentation importante des vols avec violence et des dégradations.
Sensibilisés à cette situation, les services de police de l'arrondissement sont particulièrement mobilisés dans les quartiers abritant des cités sensibles.
Outre l'intensification des rondes et des patrouilles dans les secteurs concernés, les policiers de quartier affectés et fidélisés sur des aires d'initiative, de responsabilité et d'échange (AIRE) de dimension réduite sont en contact régulier avec la population et assurent une présence dissuasive.
Cet engagement policier a permis d'obtenir des résultats positifs, mis en évidence par les indicateurs d'activité de la Direction de la Police urbaine de proximité.
En 2001, le nombre de faits élucidés a ainsi progressé de plus de 15 % par rapport à l'année 2000.
Pour ce qui concerne les mesures engagées pour lutter contre les attaques de grandes surfaces et de petits commerces, la direction de la police urbaine de proximité met régulièrement en place des plans de dissuasion, qui visent à prévenir la commission d'actes délictueux, à l'encontre de professions dont l'activité comporte un risque d'agression, et à sécuriser les personnes qui les exercent.
Ces plans sont activés pour une période de temps limité, sur tout ou partie de la Capitale, en journée ou en soirée, et tous les effectifs, qui ne sont alors engagés sur aucune autre mission prioritaire, y sont employés.
11 plans de ce type ont été activés dans le 14e arrondissement, depuis le mois de janvier 2002 et 63 établissements ont été visités à ces occasions.
Par ailleurs, aucune agression commise dans le magasin "ATAC" situé boulevard Brune n'a été portée à la connaissance des services de police locaux.
En revanche, les fonctionnaires de la Direction de la Police urbaine de proximité ont effectivement été amenés à recueillir une plainte, déposée par le représentant du magasin "Monoprix" situé rue Raymond-Losserand, à la suite de la dégradation d'une porte vitrée, commise le 1er février 2002.
L'enquête diligentée par les fonctionnaires de police du commissariat central du 14e arrondissement n'a pas permis, à ce jour, d'identifier et d'interpeller les auteurs des faits, faute de signalement des intéressés.
Je puis vous donner l'assurance que le 14e arrondissement continuera de faire l'objet d'une attention soutenue de la part des effectifs de police."