Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

111 - QOC 2002-279 Question de M. René LE GOFF et des membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants", à M. le Maire de Paris au sujet de la pollution de l'air suite à l'utilisation de locomotives diesel à la gare de l'Est

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2002


Libellé de la question :
"Le sujet de la pollution du nord-est parisien par l'utilisation de locomotives diesel au départ et à l'arrivée de la gare de l'Est n'est pas nouveau.
Il n'est pas sans savoir que, environ, 80 mouvements quotidiens de tracteurs diesel sont observés à la gare de l'Est et sur toute la zone du nord-est francilien ; il est d'ailleurs à noter que 15 locotracteurs de plus sont en opération depuis quelques semaines au pied de l'école Torcy. En octobre 2001, AIRPARIF a diffusé un rapport très complet concernant le secteur de la gare de l'Est faisant apparaître une surpollution de 20 % par rapport à la moyenne parisienne.
M. le Maire de Paris avait promis de changer d'ère et certains avaient compris qu'il allait s'occuper sérieusement de la lutte contre la pollution. Les mesures spectaculaires prises pour soit-disant diminuer la pollution automobile (et tout le monde a compris que ce n'était qu'un leurre) ne doivent pas détourner l'attention de l'Exécutif sur les problèmes de fonds qui demeurent. La pollution de l'air par les locomotives diesel est inadmissible et toutes les mesures de remotorisation n'apportent pas de solution satisfaisante ; elles ne font que diminuer la pollution. Il faudra au mieux attendre 2008 pour la mise en service de l'électrification de la ligne Paris-Bâle à condition que les décisions de financement soient prises... dès 2003.
Les Parisiens n'ont pas le même traitement que les Suisses - la Confédération helvétique interdit son territoire aux locomotives diesel - et les 45.000 personnes concernées par ce problème n'ont qu'à continuer à être des victimes silencieuses de l'incapacité de la Ville, de la Région et du Gouvernement à traiter ce problème.
Sur cette question, M. René LE GOFF et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" attendent un engagement précis de l'Exécutif parisien avec un calendrier traitant de l'urgence de la situation. La responsabilité de M. le Maire de Paris est engagée car il doit porter assistance à des Parisiens en danger ; il dispose de tous les éléments montrant la gravité de la situation. Pour être complet, M. René LE GOFF et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" doivent également lui rappeler que la traction diesel pollue également les autres gares, même si le nombre de mouvements observés est moindre qu'à la gare de l'Est."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"En relation constante avec la S.N.C.F., la Municipalité étudie toutes les solutions possibles pour mettre un terme dans les plus brefs délais aux nuisances occasionnées par les locomotives diesel de la gare de l'Est.
Compte tenu des délais d'achèvement des travaux d'électrification jusqu'à Troyes (2008), la possibilité de rendre opérationnelle les portions de ligne assurant la desserte de Longueville et de Provins est plus particulièrement étudiée actuellement. Ce phasage réduirait à 40 % le nombre de locomotives diesel en gare de l'Est, à une échéance plus proche que 2008 (gain d'environ 18 mois). Il impliquerait cependant un surcoût d'environ 3 millions d'euros au financement duquel la Ville peut envisager de contribuer.
La remotorisation qui permet une réduction significative des émissions de polluants sera, elle, achevée en 2003.
On estime ainsi qu'entre les mesures liées à l'exploitation (réduction du temps de chauffage, diminution du nombre de man?uvres) et la remotorisation, la réduction des émissions de polluants sera proche de 80 %.
Enfin la Ville a demandé à la S.N.C.F. d'étudier la possibilité de coupler deux locomotives (l'une électrique, l'autre diesel) pour tracter un train. Dans cette solution, dite bi-traction, chacune des locomotives fonctionne alternativement selon que la ligne soit électrifiée ou pas.
Ce projet reste cependant soumis à une étude sur les surcoûts d'exploitation et les difficultés techniques."