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Decembre 2001
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Conseil Municipal
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36 - Vœu n° 58 déposé par M. Gilles ALAYRAC relatif à l'affichage publicitaire

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2001


Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner le v?u qui a été déposé par M. Gilles ALAYRAC qui, dans votre liasse, porte le n° 58.
Monsieur ALAYRAC, je vous donne la parole pour présenter votre v?u.
M. Gilles ALAYRAC. - Mes chers collègues, nous sommes victimes, à Paris, mais également dans la plupart des villes françaises, d'un véritable matraquage publicitaire, qui envahit les façades, les trottoirs et les toits des immeubles. Ces panneaux, de 12 mètres carrés, 4 x 3, des panneaux défilants qui déroulent plusieurs affiches, les enseignes lumineuses sur les toits mais aussi les affichages de plus en plus nombreux sur les palissades de chantiers confisquent l'espace public à des fins commerciales.
Cette débauche de publicité proliférante est, pour les habitants, une agression permanente qui capte, que nous le voulions ou non, notre regard, qui nous est imposée puisque nous ne pouvons en tout état de cause par regarder ailleurs. La prolifération de la publicité en milieu urbain est une intrusion non désirée dans nos villes, sans que nous ayons le moindre mot à dire.
Nous le constatons, nous devons subir un point c'est tout. La publicité défigure les entrées des villes et bien souvent détruit tout esthétisme. J'observe en particulier que les secteurs sauvegardés ne sont pas épargnés. La débauche de panneaux publicitaires à proximité des monuments historiques de la Capitale, outre le fait qu'elle choque, rend finalement incohérente la politique de l'Etat, de la Région et de la Ville, de restauration et de réhabilitation de ces mêmes édifices.
Mes chers collègues, 22 ans après la promulgation de la loi du 22 décembre 1979 relative à l'affichage publicitaire, nous constatons que cette loi n'est pas correctement appliquée dans la Capitale ; les autorisations qui sont données aux afficheurs dans les zones d'interdiction comme le périmètre des monuments historiques, les espaces verts ou le périphérique vont à l'encontre de cette loi.
Je souhaite donc tout d'abord avec le groupe socialiste et radical de gauche l'application de la loi. Le moment, me semble-t-il, est aussi venu de revoir le règlement de la publicité et des enseignes à Paris, de réexaminer les zones dites élargies où la publicité est autorisée.
Je voudrais vous citer un exemple qui m'a été signalé par une association environnementale du 17e. Cette photographie, que je ferai circuler, représente un camion avec la photo des fesses d'une jeune femme qui vante les mérites d'un string pour 3,81 euros. "Il est à vous" c'est le slogan qui figure sur cette photo.
Ce camion a été stationné place Maillot pendant des semaines sur une perspective historique et architecturale remarquable. Je trouve ceci aberrant.
Je vous invite, mes chers collègues, à adopter ce v?u qui a été déjà adopté dans plusieurs arrondissements sur proposition de nos collègues radicaux de gauche, et qui vise à contribuer à doter la Capitale d'une atmosphère urbaine de qualité et d'esthétisme parce que, j'en suis persuadé, nous partageons la même vision d'une cité moins fonctionnaliste mais plus humaniste.
Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Je vous remercie. Je donne la parole, pour répondre, à M. Christian SAUTTER.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Madame la Maire, M. Gilles ALAYRAC, ainsi que d'autres élus du groupe socialiste et radical de gauche posent un véritable problème et ils émettent le v?u que l'on mette en conformité l'ensemble des panneaux d'affichage publicitaire avec la réglementation, ce qui est bien le moins et ils demandent, en outre qu'une révision exemplaire du règlement de la publicité et des enseignes à Paris soit mise en place en vue de préserver le cadre de vie des Parisiens.
Il existe actuellement une distinction entre 2 parties de Paris ; le règlement municipal actuel privilégie le souci de protection de certains lieux à caractère pittoresque ou prestigieux où la publicité est strictement réglementée. Par contre, dans certains quartiers, notamment dans les arrondissements périphériques, s'applique un régime général qui est beaucoup moins protecteur et je crois que cette discrimination n'est pas vraiment supportable.
C'est la raison pour laquelle j'accueille très volontiers le voeu de M. Gilles ALAYRAC et demande qu'il soit voté.
Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 58 déposée par M. ALAYRAC relative à l'affichage publicitaire.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u n° 58 est adoptée. (2001, V. 88).
(Applaudissements sur tous les bancs de l'Assemblée).