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Juin 2004
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Conseil Général
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3 - 2004, DDEE 15 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'Union régionale des entreprises d'insertion d'Ile-de-France (U.R.E.I.) une convention visant le développement des structures d'insertion par l'activité économique à Paris

Débat/ Conseil général/ Juin 2004


M. LE PRÉSIDENT. - Je vous propose de commencer nos travaux par l'examen du projet de délibération DDEE 15 G, relatif à la signature d'une convention avec l'Union régionale des entreprises d'insertion d'Ile-de-France.
La parole est à Mme MARIANI.
Mme Brigitte MARIANI. - Merci, Monsieur le Président.
Dans ce projet de délibération, vous nous expliquez que l'Union régionale des entreprises d'insertion d'Ile-de-France est un animateur de réseaux d'entreprises d'insertion, soit ! Qu'à ce titre elle fédère et coordonne les structures adhérentes, qu'elle aide au diagnostic et qu'elle peut accompagner de nouvelles structures. Jusque là, pas de souci !
Ce que le groupe U.D.F. voudrait connaître, c'est votre ligne politique de développement de l'insertion par l'économique, d'une part concernant les structures et, d'autre part, avec quelle articulation. En ce qui concerne les structures, nous connaissons tous les différents sas mis en place depuis plusieurs années : entreprises d'insertion, associations intermédiaires, chantiers d'insertion, centres de redynamisation. Depuis peu, vous souhaitez mettre en place des régies de quartier, dispositifs abandonnés depuis un certain temps sur la plupart des sites "politique de la ville", toutes tendances politiques confondues.
Tous ces dispositifs, d'ailleurs, marchent plus ou moins bien pour les publics en très grande difficulté et ne répondent pas toujours aux besoins des personnes en grande difficulté.
Comment comptez-vous mettre en place les parcours des gens à travers ces différentes structures ? Quels relais entre ces structures ? Est-ce l'U.R.E.I. qui coordonne tout cela ?
Comme je vous le demande depuis un certain temps, quelle articulation comptez-vous mettre en place entre l'insertion sociale et l'insertion par l'économique ? Quel accompagnement social auprès de ces personnes en formation ? Est-ce l'U.R.E.I. qui va aussi coordonner le relais insertion sociale-insertion par l'économique ?
Quand on vous lit et à vous entendre, vous ne parlez que de dispositifs, et les gens doivent entrer dans ces dispositifs. Vous cherchez rarement si ces dispositifs différents répondent à leurs besoins.
Par ailleurs, avez-vous commencé une évaluation de l'évolution des trajectoires et des comportements des personnes en formation dans toutes ces structures ? En fait, c'est cela le c?ur de l'évaluation de ces sites.
C'est pourquoi le groupe U.D.F. souhaiterait avoir une meilleure lisibilité des objectifs précis de toute cette politique d'insertion par l'économique pour obtenir une véritable évaluation et, donc, une meilleure lisibilité des actions de l'U.R.E.I.
Je vous remercie.
(Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, remplace M. le Président du Conseil de Paris au fauteuil de la présidence).
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
Mme CATALA était également inscrite. Je ne la vois pas. Je sais qu'elle avait une contrainte d'agenda. Quelqu'un s'exprime-t-il en son nom ? Non.
Dans ce cas, je vais donner la parole à M. Christian SAUTTER pour la réponse.
M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Madame la Présidente, je remercie d'abord Mme MARIANI de manifester un grand intérêt pour l'insertion par l'économique. D'habitude, c'est un sujet quelque peu austère et je dois dire que, avec vous, Madame la Présidente et avec Mylène STAMBOULI, nous attachons beaucoup de prix à ce que des personnes en grande difficulté, soit "R.M.istes", soit chômeurs de longue durée, puissent retrouver le chemin de l'emploi. Une façon de retrouver le chemin de l'emploi, c'est de passer par ces structures intermédiaires, ces entreprises solidaires que vous avez citées : régies de quartier, entreprises d'insertion, entreprises de travail temporaire d'insertion, associations intermédiaires. Donc comme vous, nous croyons à l'insertion par l'économique et plus généralement, mais je ne vais pas développer cela maintenant, nous croyons à l'économie sociale et solidaire, c'est-à-dire que nous pensons que l'économie n'est pas seulement une activité marchande à but lucratif, mais qu'il existe un secteur économique qui peut être marchand mais à but d'économie humaine.
Comment travaillons-nous, concrètement ? Il existe pour les "R.M.istes" un Plan départemental d'insertion qui a été récemment voté par le Conseil de Paris, qui comprend un volet économique. Il est clair que, dans le travail des services de proximité, les espaces insertion, les missions de développement local, le retour à l'emploi s'inscrit dans une chaîne où l'on traite les questions de santé, les questions de logement, les questions personnelles, mais le retour à l'emploi est bien la finalité.
Nous avons tous ensemble l'ambition que l'an prochain, 3.850 "R.M.istes" ayant été ramenés à l'emploi par ce dispositif d'accompagnement en 2003, leur nombre passe à 5.000.
Nous ne faisons pas tout nous-mêmes, même si les services de la Ville sont tout à fait remarquables en la matière et je rends hommage aussi bien aux services qui dépendent de la D.A.S.E.S. qu'à ceux qui dépendent de la Direction du Développement économique et de l'Emploi. Nous nous appuyons pour faire un travail d'accompagnement sur mesure sur un certain nombre de réseaux associatifs, et l'Union régionale des entreprises d'insertion d'Ile-de-France est un de ces réseaux. De même, nous avons passé une convention avec le Comité national de liaison des régies de quartier pour développer des régies de quartier.
Le problème que nous avons, et j'arrêterai là dans ma réponse, c'est qu'il y a trop peu de structures d'insertion. Il y avait une douzaine d'entreprises d'insertion en 2001, c'est à l'évidence insuffisant. Nous voulons en créer davantage et, pour cela, nous tenons à nous appuyer sur un certain nombre de personnes expérimentées, et l'U.R.E.I. en fait partie. L'idée est donc de créer une sorte de couveuse où l'on pourrait faire éclore de nouvelles entreprises d'insertion qui viendraient s'ajouter à celles qui existent déjà et qui sont trop peu nombreuses.
Notre idée est claire et nous soutenons des associations avec une logique de résultat, c'est-à-dire que nous leur donnons des moyens financiers mais, en échange, elles s'engagent à des résultats précis en matière de retour à l'emploi ou en matière, en l'occurrence, de création de nouvelles entreprises d'insertion.
Encore une fois, merci, Madame MARIANI, d'avoir attiré l'attention de notre Conseil sur ces structures intermédiaires qui jouent un rôle, je l'espère, de plus en plus important dans le retour à l'emploi des chômeurs parisiens.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 15 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DDEE 15 G).