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Juin 2000
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8 - 2000, ASES 66 G - Subvention d'investissement au Centre d'action sociale de la Ville de Paris pour l'aménagement et l'équipement d'une 3e cellule d'appui pour l'insertion (C.A.P.I. 3), 18, rue Fessart (19e), en faveur d'allocataires parisiens du R.M.I. - Montant : 176.000 F

Débat/ Conseil général/ Juin 2000


M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 66 G relatif à l'attribution d'une subvention d'investissement au centre d'Action sociale de la Ville de Paris pour l'aménagement et l'équipement d'une 3e cellule d'appui pour l'insertion (C.A.P.I.), en faveur d'allocataires parisiens du R.M.I.
M. HUBIN a la parole.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Monsieur le Président, je m'adresse à vous au sujet d'un dossier qui est là, sur notre table, concernant l'ouverture d'une 3e C.A.P.I. rue Fessart, dans le 19e arrondissement.
Je n'ai rien contre les C.A.P.I. Il y a une C.A.P.I. installée dans le 20e, une autre dans le 3e, la répartition géographique des allocataires du R.M.I. qui sont les usagers de ces C.A.P.I. est-elle variée ?
Elles ne sont pas toutes concentrées dans le 3e, 20e et 19e.
Le résultat? c'est que l'Administration, dans sa grande sagesse, a réparti les allocataires du R.M.I. en fonction de l'arrondissement d'origine et elle a donc mis par exemple les allocataires du 7e arrondissement dans le 19e.
Les allocataires du 9e iront dans le 19e et ceux du 1er qui ne sont pas très loin du 3e, iront également dans le 19e.
Tout cela est un petit peu incompréhensible. Ceux du 17e, pour leur part, iront dans le 20e... ceux du 18e également. Je pense que c'est bien d'utiliser les locaux que l'on a, mais le problème c'est qu'il faut quand même ne pas perdre tout souci de logique.
On retrouve, dans cette carte, les bonnes habitudes prises par le Rectorat qui avait situé l'avenue des Champs-Elysées, à l'Ouest de Paris, géographiquement également dans le 19e, qui a décidément beaucoup de chances.
En ce qui concerne les C.A.P.I., on affecte les gens sans aucun rapport avec leur domicile. On leur fait faire des trajets invraisemblables dans Paris sous prétexte que c'est plutôt commode pour l'Administration de trouver un local.
Plutôt que de dépenser 200.000 F à aménager des locaux dont nous n'avons pas vraiment l'usage, je pense qu'on ferait mieux de renoncer à l'idée de la construire dans le 19e pour la construire dans le 15e.
Voilà l'opinion que j'ai sur le dossier. Il est dommage de ne pas avoir réussi à convaincre en commission et en CA du Bureau d'aide sociale et de revenir sur ce sujet-là aujourd'hui en Conseil de Paris. C'est d'une logique imperturbable. On ne peut pas prétendre que c'est agréable pour les gens du 15e de traverser Paris pour gérer leurs dossiers de R.M.I.
2 à 3.000 personnes sont concernées par cette localisation par an. Les R.M.istes sont déjà en difficulté, ce n'est donc pas la peine de les aggraver en les envoyant à travers la Capitale comme si pour eux le temps n'avait aucune importance.
Voilà pourquoi je suis contre ce dispositif.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie de votre sollicitude pour les habitants du 15e arrondissement. La réponse sera faite par Mme CATALA.
Mme Nicole CATALA,vice-président, au nom de la 7e Commission. - Il est vrai que répartition géographique des trois C.A.P.I. et notamment de l'implantation de la future troisième C.A.P.I. peut étonner. Je voudrais rassurer M. HUBIN, ou du moins tenter de le faire, en lui indiquant que dans le choix fait, les moyens de travail de chacune des structures ont bien entendu été prises en compte ainsi que le nombre d'allocataires affectés à chaque C.A.P.I.
Je peux l'assurer qu'il y a un équilibre dans la répartition des allocataires. La C.A.P.I. n° 1 suivra 20.000 allocataires, la C.A.P.I. n° 2, 23.000, et la C.A.P.I. n° 3, donc la nouvelle, 18.400.
Il y a un équilibre dans la répartition, tant du point de vue des bénéficiaires que des moyens qui sont affectés à chacune de ces structures.
D'autre part, la répartition a été décidée en veillant à ce qu'aucun allocataire n'ait à procéder à plus d'un changement de métro, ce qui fait que les trajets, même s'ils peuvent être longs pour certains, ne seront pas trop compliqués.
Voilà, Monsieur le Président, les précisions que je souhaitais apporter à M. HUBIN.
M. CHÉRIOUX, président. - Monsieur HUBIN, je ne vous ai pas donné la parole. Vous ne l'avez point demandée.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 66 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, ASES 66 G).
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président. - Nous nous sommes abstenus.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous en donne acte !