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83 - QOC 95-260 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Préfet de police sur les agissements des "dealers" dans la cité située 50-54, boulevard de la Villette (10e et 19e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1995



Libellé de la question :
"Les habitants de la cité située 50-54, boulevard de la Villette (10e et 19e), ont fait parvenir à Mme Laure SCHNEITER une pétition dénonçant les agissements de dealers. Ceux-ci se livrent à leur commerce dans la cité depuis trois ans.
Les habitants se plaignent depuis longtemps de cette situation. Ils avaient adressé une première pétition à M. le Préfet de police. Celle-ci n'a provoqué aucune réaction de la part de ses services.
Par contre, la moto d'un résidant qui s'oppose aux "dealers" a été détruite.
Mme Laure SCHNEITER souhaite savoir quelles mesures compte prendre M. le Préfet de police pour mettre fin à cette situation qui dure depuis trop longtemps."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Dès le mois de mars 1994, une pétition cosignée des habitants de la cité 50-54, boulevard Davout a, en effet, été transmise à mon Cabinet par le président de l'Amicale des locataires. Les intéressés signalaient les agissements d'un groupe de jeunes dont le comportement altérait leurs conditions de vie quotidienne.
Pour tenir compte de ce courrier, des instructions précises avaient alors été données aux îlotiers et aux effectifs de l'arrondissement pour que des surveillances renforcées et des opérations de contrôles soient mises en place dans et aux abords de cet ensemble immobilier.
Ces missions avaient permis de mettre en évidence que l'inquiétude des habitants était liée au regroupement de jeunes dans l'entrée de l'immeuble n° 6. L'un d'entre eux devait d'ailleurs faire l'objet d'une interpellation, le 30 mars 1994, pour détention de produits stupéfiants.
Toutefois, l'enquête approfondie menée à ce sujet par les services compétents de la Police judiciaire n'avait pas permis d'établir l'existence d'un trafic de drogue.
Au mois de juillet 1994, à l'occasion de l'une des fréquentes prises de contact effectuées par les fonctionnaires locaux avec le gardien, celui-ci déclarait avoir constaté une nette amélioration de la situation grâce à la mobilisation des services de police et à l'installation de dispositifs de fermeture des accès aux immeubles.
Depuis cette date, les îlotiers ont maintenu la régularité de leurs passages sur ce site sans toutefois être amenés à y constater de troubles ni recevoir de plaintes de riverains.
Le 21 novembre dernier, le président de l'Amicale des locataires a néanmoins adressé au commissariat de voie publique du 19e arrondissement, une seconde pétition dénonçant, dans les mêmes temps, la présence d'un groupe de dealers dans la cité.
Dès réception de ce courrier, les services de la Police judiciaire, notamment la Brigade des stupéfiants, ont été saisis aux fins d'une nouvelle enquête sur les faits signalés.
Dans le cadre de celle-ci, les fonctionnaires ont souhaité entendre le représentant des pétitionnaires pour obtenir des précisions afin d'orienter leurs recherches. Cette personne n'a pas répondu à leur demande ni fait connaître les motifs de sa carence.
Si des jeunes se regroupent en effet épisodiquement dans cette cité, la réalité d'un trafic de drogue n'a pu, à ce jour, être prouvée.
A ce stade de l'enquête il semble qu'un différend d'ordre privé opposant l'un des jeunes du groupe et le président de l'Amicale des locataires serait, en fait, à l'origine des plaintes régulièrement formulées par ce dernier.
Les services de Police judiciaire n'en continuent pas moins à poursuivre leurs investigations et les instructions ont été renouvelées auprès des effectifs de la Sécurité publique pour qu'une attention particulière soit portée à la surveillance de cet ensemble immobilier."