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Juillet 2006
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Conseil Municipal
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2006, Voeu déposé par Mme Véronique DUBARRY et les membres du groupe “Les Verts” relatif à la mise en place d’une campagne de dépistage de l’hépatite C.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2006


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 32 dans le fascicule, déposé par le groupe ?Les Verts?, relatif à la mise en place d?une campagne de dépistage de l?hépatite C.

Madame DUBARRY, vous avez la parole.

Mme Véronique DUBARRY. - L?association ?SAFE? a pour mission de développer des actions de santé publique concourant à la protection des usagers de drogue et d?encourager des travaux de recherche et d?évaluation sur cette problématique.

A Paris, l?association a en charge la gestion de 30 sites d?automates de réduction des risques, répartis sur 14 arrondissements.

En 2005, ce dispositif a permis de distribuer plus de 127.000 trousses de prévention et d?échanger plus de 70.000 seringues usagées.

Ce qui est extrêmement intéressant dans ces chiffres, c?est que ce seuil de distribution est quasiment identique aux ventes réalisées en pharmacie. Le seul site de la gare du Nord représente 23 % de l?activité des automates de Paris, avec plus de 30.000 kits distribués.

L?intérêt des automates, en termes de réductions des risques de santé, est bien évidemment celui de la continuité de la distribution du matériel, puisqu?ils fonctionnent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

De plus, ce kit est accompagné d?un message de prévention, précisant les coordonnées des lieux de soins de proximité et encourageant les usagers à prendre contact avec ces structures.

Afin de répondre aux recommandations formulées par le comité stratégique du programme national hépatite virale qui souligne que l?accès au dépistage du V.H.C. chez les toxicomanes doit être renforcé et renouvelé tous les 4 à 6 mois, que par ailleurs le prélèvement par ponction veineuse peut poser problème chez les usagers de drogues, il faut trouver des façons de promouvoir des alternatives.

L?association souhaite mettre en ?uvre, pour répondre à ces recommandations, une action de dépistage par salivette et d?accompagnement pour l?accès aux traitements sur les lieux de présence des toxicomanes. Une convention devrait être, en tout cas c?est la réflexion qui est en cours au sein de l?association, établie avec un médecin et pathologue d?un établissement de santé du 10e arrondissement.

Par ailleurs, le projet auquel réfléchit l?association porte sur un site spécifique qui est celui de la gare du Nord, à proximité d?un automate déjà présent rue de Maubeuge.

Le coût de ce projet serait pris en charge par un laboratoire, ce qui est la moindre des choses, mais il n?en reste pas moins que l?association, pour mettre en place cette action d?importance, a besoin à un moment donné ou à un autre - et peut-être qu?il est trop tôt - de soutien de la Ville par l?obtention d?un emplacement sur la voie publique afin qu?elle puisse y stationner un bus mobile, ce qui serait effectivement beaucoup plus simple pour cette opération.

Mais il ne s?agit pour le moment que - j?allais dire - d?un soutien un peu formel et pas financier.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame DUBARRY.

M. LHOSTIS vous répond de façon formelle et minimaliste.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Tous les voeux appellent de l?argent, c?est clair.

Vous avez bien fait de rappeler l?action de l?association SAFE, avec laquelle nous travaillons, pour un accès facile au matériel d?injection. On sait les effets spectaculaires que cela a eu sur la chute de la contamination par le V.I.H. des usagers de drogues. Il est évident que mener une action précoce de dépistage du V.H.C. est une bonne chose, notamment chez les usagers de drogues. Le dépistage par les prélèvements sur salivette est rapide, non invasif et cela peut permettre de toucher des populations éloignées du système de soins.

Evidemment, je ne peux être que favorable mais, vous l?avez souligné vous-même à la fin, vous proposez quasiment que nous nous prononcions sur un projet qui n?est pas encore totalement abouti.

Ces tests doivent être faits par des équipes professionnelles labellisées reconnues par la D.D.A.S.S. ou la DRASSIF. Donc, il appartient aux associations de déposer leur dossier. Le dossier, une fois déposé, bien évidemment, doit recevoir un avis favorable.

Ce que je peux dire, c?est que je pourrais faire un courrier à la D.D.A.S.S. pour lui rappeler que nous sommes favorables aux actions de dépistage du V.H.C. par salivette et lui suggérer d?examiner favorablement les dossiers qui lui seront proposés.

Si l?accord des autorités sanitaires est obtenu, la Mairie de Paris examinera la proposition. Je souhaite donc que dans l?immédiat, tout en en ayant bien fait d?attirer l?attention sur ce grave problème de santé public, que l?on suspende le vote de ce v?u pour peut-être aboutir à quelque chose de plus concret ultérieurement, si vous en étiez d?accord.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Madame DUBARRY, après cette réponse très encourageante et pas formelle du tout, est-ce que vous êtes prête à retirer votre v?u ?

Mme Véronique DUBARRY. - Tout à fait, je vais retirer le v?u mais ce que je souhaiterais, c?est que d?ores et déjà vous fassiez un courrier aux autorités compétentes de façon à ce que la Ville marque son soutien et son désir de voir cette action se mettre en place.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Je vous l?ai dit : promis, juré.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Le courrier est promis.

Mme Véronique DUBARRY. - Je retire mon v?u dans ce cas.