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Juin 2009
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Conseil Général
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2009, DDEE 44 G - Signature d'un avenant à la convention de partenariat passée avec l'Ecole TELECOM ParisTech, au titre de l'incubateur TELECOM ParisTech Entrepreneurs, pour l'attribution d'une subvention au titre de l'année 2009. - Montant : 227.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Juin 2009


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons, comme M. MISSIKA l'a annoncé, à l'examen du projet de délibération DDEE 44 G relatif au partenariat avec l?Ecole Télécom ParisTech, au titre de l'incubateur qui porte le nom de Télécom ParisTech Entrepreneurs, pour l'attribution, au titre de l'année 2009, d'une subvention de 227.000 euros.

M. Hamou BOUAKKAZ interroge M. Jean-Louis MISSIKA.

Monsieur BOUAKKAZ, vous avez la parole.

M. Hamou BOUAKKAZ. - Monsieur le Président, je vous remercie. Je n?interroge pas tant M. MISSIKA que je me réjouis de ce projet de délibération.

Balzac disait que dans les grandes crises, le coeur se brise ou se bronze. Face aux turbulences économiques que nous traversons, et surtout face à la crise sociale profonde qui pèse sur notre pays, loin de nous lamenter nous nous devons de miser sur la seconde alternative : renforcer , bâtir et investir au c?ur de Paris pour préparer l'avenir.

Si, mois après mois, les indicateurs économiques sont globalement meilleurs à Paris que dans la plupart des départements de France, il ne faut pas y voir le résultat d?un hasard statistique. Il s'agit du fruit d'investissement ciblé et réfléchi effectué déjà depuis plusieurs années sous la conduite de notre cher collègue M. Christian SAUTTER, et aujourd'hui de M. Jean-Louis MISSIKA, dont nous commençons à bénéficier en termes d?innovation, de recherche et d?emploi.

Aujourd'hui, nous sommes appelés à nous prononcer sur un de ces projets d'investissement d'avenir, celui de l'incubateur Télécom Paris Tech Entrepreneurs, qui a été créé par l?Ecole nationale supérieure des télécommunication (ENST) il y a déjà dix ans, et qui est soutenu par le Département et accompagné dans son expansion par une subvention de 152.000 euros depuis 2003.

L'an dernier, l'incubateur a acquis de nouveaux locaux et il a doublé sa surface. Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 131 entreprises, toujours en activité, qui ont pris leur envol grâce à lui, c'est-à-dire plus de 1.000 emplois avec un fort potentiel d'embauches et de croissance pour nombre d'entre elles.

M. Georges David, écrivain, avait coutume de nous dire que si l'on n'investit sur le long terme, il n'y a pas de court terme. La croissance de demain, et donc la vie d'après-demain, ne sont ni condamnées par des puissances occultes qui nous dépasseraient, telles que les rouages obscurs de la bourse ou la fatalité du destin du capitalisme, ni acquises une fois pour toutes. Le dynamisme économique sera la conséquence des décisions qu?il nous revient de prendre maintenant.

La subvention de 227.000 euros au titre de l'année 2009 n'est pas une dépense de trop, elle est une partie de nos recettes de demain et de l'emploi de nombre de Parisiens.

Enfin, au-delà des aspects strictement économiques, permettez-moi de saluer et de souligner la formidable entreprise humaine, menée par l?ENST depuis sa fondation il y a plus d'un siècle en 1878.

Sous le nom d?Ecole supérieure de la télégraphie, puis sous son nom actuel, l?école n?a eu de cesse de créer des liens entre les hommes, quelles que soient leurs origines géographiques, sociales, quelle que soit leur situation de handicap.

Le projet que nous portons pour Paris en général, ainsi que le projet sur lequel nous sommes invités à nous prononcer aujourd'hui, ne sauraient bénéficier de fondements humains mieux adaptés. Créer du lien social est, en effet, bien plus encore que le catalyseur économique par excellence pour enrayer la spirale de l'état de crise, c?est le fondement de la société citoyenne de demain.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste et élus du Parti de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Christian SAUTTER, président. - Merci beaucoup, Monsieur BOUAKKAZ, pour cette très belle intervention.

Je donne la parole à M. Jean-Louis MISSIKA.

M. Jean-Louis MISSIKA, au nom de la 2e Commission. - Cher Hamou BOUAKKAZ, merci encore de ce soutien et de cet argumentaire, auquel je ne peux qu'adhérer.

Je crois que l'incubateur de Télécom ParisTech est exemplaire à plusieurs titres. Bien sûr, il y a la performance économique de cet incubateur. Vous avez cité les 131 entreprises créées à ce jour et le millier d'emplois. J'ajouterai qu'une quinzaine d'entreprises créées dans cet incubateur sont déjà déployées à l'international.

Le succès de cet incubateur a été tel qu'ils se sont rapprochés de nous pour voir si nous pourrions les soutenir dans le doublement de leur surface. En fait, la délibération que nous votons aujourd'hui, est la traduction de ce succès puisque nous avons décidé d?aider Télécom ParisTech à passer de 380 à 770 mètres carrés de surface d?incubation.

J'ajouterai également que cet incubateur a été classé premier incubateur des grandes écoles françaises, devant ceux de l'Ecole des Mines et de l'Ecole des Ponts, par un classement de "L'Usine nouvelle" et qu?il est soutenu financièrement, pratiquement exclusivement, par le Département de Paris.

En effet, je rappellerai quelque chose d'assez incompréhensible, c'est la très grande misère de l'investissement de l'Etat dans les incubateurs, puisqu'il s'agit d'environ 8 millions d'euros sur l'ensemble de la France, alors que pour Paris intra-muros, la Ville de Paris investit plus de 3 millions d'euros dans ces incubateurs et ces pépinières.

Il faut donc bien prendre en compte que la politique de soutien aux incubateurs et aux pépinières est véritablement une politique de collectivités territoriales sur laquelle l'Etat n'apporte pas suffisamment de soutien.

Il y a effectivement, dans le projet de délibération que nous vous proposons, une augmentation de 50 % par rapport aux exercices 2003 et 2007.

Cher Hamou, vous avez souligné le rôle joué par M. Christian SAUTTER dans l'initiation de cette politique d'incubateurs et de pépinières, et je voudrais me joindre à vos louanges, malgré la menace du bâton qu'il agite à mon égard en ce moment.

(Rires sur les bancs de l'Assemblée).

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur MISSIKA, c'étaient plutôt des menaces virtuelles !

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 44 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DDEE 44 G).