Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

77 - 2002, JS 155 - Approbation du principe de la rénovation de la piscine "Keller" (15e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer la convention de maîtrise d'ouvrage à passer avec la S.E.M.E.A.-XV concernant l'étude et la rénovation de la piscine Keller (15e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de passer tous les actes administratifs nécessaires à la réalisation de cette opération et notamment de déposer une demande de permis de construire ou une déclaration de travaux si nécessaire

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération JS 155 concernant l'étude et la rénovation de la piscine Keller.
J'ai une demande de parole de Mme Dominique BAUD.
Je lui donne la parole.
Mme Dominique BAUD. - Monsieur le Maire, chers collègues, si j'interviens sur ce projet de délibération, c'est bien entendu pour me réjouir que la piscine Keller s'inscrive au nombre des piscines municipales du 15e arrondissement.
Cette décision en ouvrira plus facilement l'accès aux habitants de l'arrondissement ainsi qu'aux enfants des écoles.
Ceci, considérant que le conflit concernant les maîtres-nageurs de la Ville de Paris est définitivement réglé et que les petits écoliers parisiens n'en subiront plus les conséquences.
A cet effet, je voudrais saluer ici l'initiative de la Mairie de Paris, consignée dans "Paris le Journal" du mois de mai dernier ainsi que suit :
Je cite : "La Mairie de Paris a décidé d'offrir 5 entrées dans les piscines municipales aux petits Parisiens privés de leçon de natation pendant 14 mois en raison de la grève des maîtres-nageurs qui a pris fin en décembre. Ainsi, les enfants des écoles du 1er degré (C.P., cours élémentaire et cours moyen première année) se verront remettre par leur directeur d'école un carnet de 5 entrées gratuites valables jusqu'à la fin décembre. Cette mesure concerne 47.000 enfants".
Cette initiative très louable dans le texte n'a malheureusement pas été aussi rigoureuse dans les faits. Il s'avère, en effet, que dans la réalité, ces tickets ne sont parvenus dans les écoles que les deux derniers jours de juin et de manière très incomplète.
De nombreuses classes de C.P. ne se sont vues distribuer que 2 ou 3 tickets et de nombreuses classes de C.M.1 ont été exclues de ces distributions du fait du nombre manquant de tickets.
Je remercie le Maire de Paris de m'informer de quelle manière il va maintenant répondre aux dysfonctionnements et insuffisances de ses services en précisant ici que le sujet n'est pas la grève des maîtres-nageurs. En effet, le sujet est ici de gérer une promesse non tenue à des enfants. La classe est maintenant terminée et cette initiative généreuse se termine maintenant en frustration pour beaucoup d'élèves et de parents.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La parole est à M. CHERKI pour répondre.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Tout d'abord, je voudrais dire à Mme la Conseillère, je vais bien sûr répondre sur le fond de la question, mais sur la méthode, cela me rappelle la technique des cavaliers : on part d'une délibération et on parle d'autre chose.
Je tiens à dire que je suis à la disposition des Conseillers de Paris soit par écrit, soit par oral, quand on m'appelle, quand on m'écrit, quand on m'envoie un mail, pour répondre aux questions qui sont parfaitement légitimes. Je ne vais pas fuir la question de Mme la Conseillère qui est légitime.
Comme vous l'avez rappelé très justement, Madame la Conseillère, le 8 avril 2002, nous avons décidé, en compensation, mon collègue Eric FERRAND et moi-même, de faire la proposition au Conseil d'attribuer un carnet de cinq tickets d'entrées gratuites valables dans toutes les piscines municipales en régie pour les élèves des classes qui avaient été privées pour tout ou partie de l'enseignement de la natation en raison du conflit qui opposait les maîtres-nageurs à la Ville de Paris.
Nous avons imprimé 240.000 tickets qui correspondaient à un nombre de 48.097 élèves.
Il s'agit d'un dispositif qui est lourd à mettre en ?uvre puisqu'il faut avoir l'accord de l'Académie. Après, il faut les faire passer par le biais des directeurs d'école pour contacter chacun des élèves nominalement dont nous n'avons pas le nom. Il faut mettre en place un système qui fasse que l'ensemble des directeurs d'école soit au courant et soit prêt à les ventiler.
Il y a eu un retard inhérent à l'opération même. Nous avons décidé de proroger la durée de validité de ces tickets au 31 décembre 2002 de manière à ce que les élèves puissent en bénéficier. On pensait qu'ils pourraient en bénéficier en juin, juillet et août. Ils en bénéficieront en septembre, octobre, novembre, décembre puisque nous prorogerons la validité de ces tickets jusqu'au 31 décembre 2002.
Comment cela va-t-il se passer ?
Ces tickets ont été imprimés par le biais de la Direction de la Ville, vont être adressés à chacun des directeurs d'école, à charge pour eux - c'est compliqué pour nous de le faire puisqu'on ne peut pas s'immiscer dans cette affaire-là, c'est aussi une autonomie de fonctionnement de l'entité scolaire - de répercuter auprès des élèves de chacune des écoles ces tickets.
Je suis à la disposition des Conseillers au cas où il y aurait des difficultés pour qu'avec la Direction des Affaires scolaires, nous puissions intervenir auprès de l'école pour débloquer la situation.
Vu l'ampleur de l'opération, c'est normal que cela mette du temps à entrer dans les faits.
J'espère avoir apporté des réponses concrètes.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame BAUD, vous avez la parole.
Mme Dominique BAUD. - Je voudrais simplement ajouter qu'il ne s'agit pas simplement de rallonger la durée de validité de ces tickets, il s'agit qu'ils arrivent à tous les enfants à qui cette opération est destinée. Un certain nombre de classes dans le 15e, mais aussi dans d'autres écoles, n'ont pas eu du tout les tickets correspondants.
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - Cela commence à être distribué.
Mme Dominique BAUD. - L'école est finie !
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - La distribution va reprendre en septembre.
Vu le nombre d'écoles que cela va concerner, n'hésitez pas à m'informer en cas de difficulté, car il n'est pas impossible dans le lot qu'il y ait un directeur d'école qui oublie de les distribuer !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur SÉGUIN, vous avez la parole.
M. Philippe SÉGUIN. - Merci. Décidément c'est aussi dur qu'avec l'Académie !
Un mot simplement sur les principes, Monsieur le Maire, vous vous sentez obligé de passer par l'Académie pour ce genre d'opération ?
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - On l'a informée. Après, on a édité les tickets. Il a fallu quand même que l'on contacte l'ensemble des directeurs d'école. C'est la machinerie qui était complexe. On a voté la délibération le 8 avril 2002, il a fallu faire l'impression des tickets, que l'on recense l'ensemble des écoles concernées et qu'on les adresse.
On a commencé à le faire, on a prévenu aussi l'Académie par correction. Vous connaissez la machine administrative : elle prend du temps pour une opération pareille !
M. Philippe SÉGUIN. - C'était long !
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - Comme c'était une première, il fallait mettre en place un dispositif qui n'existait pas, et cela a pris du temps. Nous avons décidé de proroger au 31 décembre de manière à ce que ce soit un droit réel et pas un acquis formel.
Mais s'il y a des difficultés, prévenez-moi !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 155.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, JS 155).