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31 - 2002, DFAE 105 - Communication sur le compte financier 2001 du Crédit municipal de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DFAE 105 relatif à la communication sur le compte financier du Crédit municipal de Paris.
Monsieur LECOQ, vous avez la parole.
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.
Mes chers collègues, la communication sur le compte financier 2001 du Crédit municipal de Paris qui vient devant notre Assemblée aujourd'hui me permettra de faire plusieurs constatations.
Au-delà de toutes les assertions et commentaires péremptoires, le Crédit municipal de Paris conserve des atouts indéniables alors que beaucoup de ses homologues de province ont connu ou se trouvent dans une situation délicate. Sa compétence reconnue en matière de ventes aux enchères, celle acquise en matière de prêts sur gages, l'importance de sa clientèle de fonctionnaires concourent à lui assurer un volume d'activités et de résultats d'une grande stabilité.
Nous prenons acte des modifications et des réformes d'organisation mises en ?uvre par la nouvelle Direction générale depuis son arrivée. Nous les approuvons lorsqu'elles ont pour objectif de renforcer les contrôles sur l'établissement, de mieux appréhender les risques et de répondre aux prescriptions édictées par les autorités de contrôle et de tutelle.
En revanche, nous vous redisons notre désapprobation quant à la façon dont ont été interrompus les accords passés avec la M.A.A.F., ce qui pourrait se traduire à terme par le paiement de lourdes indemnités.
Nous resterons également attentifs quant au résultat futur de la politique de relance commerciale du Crédit municipal que vous avez souhaité voir mise en ?uvre. Sympathique dans son principe, elle n'en reste pas moins risquée pour l'activité et incertaine quant aux résultats. Même si elle se veut dirigée vers des publics ciblés, elle intervient dans un contexte économique difficile où la prise de mauvais risques alliée à la croissance des dépenses liées à cette stratégie peuvent impacter les résultats futurs du Crédit municipal.
Nous resterons donc vigilants, Monsieur le Maire, quant à leur évolution future et nous ne doutons pas qu'il s'agisse également de votre préoccupation première.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour la République et apparentés", "Démocratie libérale et indépendants", "Ensemble pour Paris" et Union pour la démocratie française).
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. SAUTTER.
M. Christian SAUTTER, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Monsieur le Maire, je remercie M. LECOQ de son intervention modérée et je le remercie au sein du Conseil d'orientation et de surveillance de veiller à ce que les atouts indéniables du Crédit municipal de Paris soient pleinement utilisés.
J'ai tenu les mêmes propos. Je crois véritablement qu'après une période qui n'est pas glorieuse le Crédit municipal de Paris peut repartir de l'avant.
Vous avez fait allusion à l'arrêt d'un projet de filialisation qui avait été lancé en mars 2001 en relation avec un groupement de mutuelles, les M.A.A.F. Une étude faite à notre demande après le mois d'avril 2001 par le Cabinet Ricol dont la réputation je crois est connue, a montré que les intérêts financiers de la Ville étaient gravement lésés dans ce projet d'accord qui avait été conclu - je le répète - au mois de mars 2001.
Donc, avec l'appui de la totalité du Conseil d'orientation et de surveillance, ce projet a été interrompu avec une argumentation juridique solide, qui nous a été fournie par le Cabinet Ricol. Cela ne veut pas dire que tous les projets de filialisation des activités bancaires sont abandonnés mais que ce projet particulier qui lésait les intérêts de la Ville de Paris l'est. Dans les orientations stratégiques du Crédit municipal de Paris, il est envisagé que les activités bancaires puissent être filialisées dans la mesure où ceci apporterait un savoir-faire dont le Crédit municipal de Paris ne dispose pas actuellement.
En ce qui concerne les orientations futures, le nouveau Directeur général a proposé au Conseil d'orientation et de surveillance de nouvelles orientations qui consistent à renforcer les activités traditionnelles de prêt sur gage, de crédit social aux fonctionnaires, d'aide aux ménages en situation de surendettement. Il a proposé un certain nombre de pistes nouvelles. Je suis sûr que le Conseil d'orientation et de surveillance, Monsieur LECOQ, avec votre appui, aidera le Crédit municipal à avoir une stratégie ambitieuse sans prendre de risque exagéré.
Voilà ce que je voulais vous dire en réponse à vos questions.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Messieurs.
C'est une communication, il n'y a donc pas de vote.