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Juillet 2002
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Conseil Municipal
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53 - 2002, JS 283 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres en vue de la réalisation et de la maintenance de 3 patinoires situées place de l'Hôtel-de-Ville (4e), place Raoul-Dautry (15e) et place Stalingrad (19e).Vœu n° 15 déposé par Mme Colombe BROSSEL et les membres du groupe socialiste et radical de gauche relatif à la mise en place d'animations

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2002


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons donc maintenant à un dossier qui aurait dû passer un peu plus tôt.
Il s'agit du projet de délibération JS 283 concernant un marché sur appel d'offres en vue de la réalisation et de la maintenance de trois patinoires situées place de l'Hôtel-de-Ville, place Raoul-Dautry et place Stalingrad.
Je donne la parole à Mme Roxane DECORTE.
(M. Christophe CARESCHE, adjoint, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).
Mme Roxane DECORTE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, si je me suis inscrite à propos de ce projet de délibération concernant la signature d'un marché sur appel d'offres en vue de la réalisation et de la maintenance de trois patinoires à Paris, c'est pour évoquer les dérapages qui se sont produits cette année à la patinoire de la place de la Bataille-de-Stalingrad, dans le 19e arrondissement.
En effet, des groupes de jeunes ont pris l'habitude de venir s'y défouler sans toujours respecter les autres patineurs. Des incivilités, des chapardages, de multiples dérapages non contrôlés, des actes de violence volontaires de plusieurs mineurs créant un climat d'insécurité ont eu lieu, les gens de la Fédération des sports de glace reconnaissent avoir été vite dépassés et les patineurs tranquilles, ainsi que les familles, ont été découragés.
J'aimerais connaître les mesures que vous comptez prendre pour prévenir cette situation et pour que cette manifestation soit, dans le 19e arrondissement, un véritable succès.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
La parole est à Mme Colombe BROSSEL.
Mme Colombe BROSSEL. - Merci, Monsieur le Maire.
Le v?u qui est déposé - ce qui n'est pas indiqué dans la version écrite - a été rédigé par l'Adjoint aux sports du 19e arrondissement et a été voté par le Conseil d'arrondissement du 19e. Donc, je n'en suis que la porte-parole.
Le constat qui a été effectué par la mairie du 19e, par l'ensemble des élus et également par les partenaires associatifs qui étaient intervenus sur la mise en place de la patinoire sur la place Stalingrad, n'est heureusement pas aussi noir que ce qui vient d'être dépeint par Mme DECORTE. C'est pourquoi nous nous félicitons de la volonté de la Mairie de Paris de réinstaller pour l'hiver 2002 une patinoire démontable, notamment, dans le 19e arrondissement, parce que nous avons pu constater le succès qu'a eu auprès des jeunes - mais pas uniquement auprès des jeunes, auprès aussi de l'ensemble des habitants du 19e - cette patinoire.
Nous émettons le v?u, aujourd'hui retransmis au Conseil de Paris pour qu'il l'émette de même, que forte de l'expérience de l'an passé, la Ville de Paris recherche dès à présent, en rapport avec les mairies d'arrondissement concernées, à mettre en place des actions d'animation et de prévention principalement les mercredis après-midi, samedis et dimanches et lors des vacances scolaires.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. CHERKI pour répondre et présenter l'amendement.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Il s'agit d'un amendement technique puisque nous avons fait une mauvaise imputation budgétaire sur le projet de délibération ; donc, l'amendement vise à rétablir la bonne imputation budgétaire.
Je voudrais répondre à Mme DECORTE pour lui dire en effet qu'il y a eu l'an dernier des petits problèmes, mais qui n'ont pas pris l'importance qu'elle décrit, sur la patinoire Stalingrad. Et ce n'est pas simplement moi qui le dis, c'est le commissaire de police du 19e arrondissement avec lequel j'ai tenu une réunion à l'Hôtel-de-Ville quand, en effet, la presse s'est fait l'écho d'incivilités qui auraient pu déraper, mais qui, heureusement, n'ont pas pris les proportions apocalyptiques que vous semblez décrire dans votre intervention.
A un moment donné, j'ai moi-même dit au commissaire du 19e arrondissement : "Si les spécialistes du maintien de l'ordre - pas ceux qui en font leur fonds de commerce électoral, ceux qui sont chargés à un moment donné et concrètement d'assurer le maintien de l'ordre - me disent qu'il y a un problème, qu'il faut arrêter la patinoire, bon... le politique y réfléchira à deux fois, mais montrez- moi avec force cet argument", et le commissaire m'a dit : "Mais, Monsieur le Maire, surtout pas ! Au contraire, la présence de cette patinoire est un élément de sécurisation important parce qu'elle amène une activité humaine de qualité dans un endroit qui était jusqu'à présent vécu comme délaissé par les riverains et qui était socialement interprété comme un terrain vague".
Ce que le commissaire du 19e arrondissement a dit, c'est - et on a fait le même constat - qu'il fallait en effet densifier les animations et c'est l'objet du v?u du 19e arrondissement que je vous appelle, au nom de l'Exécutif, à reprendre, car nous n'avions pas fait d'animations autour de la patinoire Stalingrad en nombre suffisant. C'est tout le travail que nous avons commencé avec les associations du 19e et la mairie du 19e arrondissement pour mettre des animations avec des animateurs de terrain qui comprennent les jeunes, parce que les moniteurs de la Fédération française des sports de glace, en soi, ce n'est pas suffisant, il faut aussi des interlocuteurs reconnus par les jeunes.
D'autre part, nous allons continuer le travail que nous avons fait avec le commissaire du 19e arrondissement puisque, suite à quelques incivilités, dont certaines auraient pu dégénérer, je le reconnais, le commissaire du 19e arrondissement - puisque c'était la première année qu'on faisait cette opération - avait évalué son propre dispositif de sécurité et décidé de doubler ses patrouilles, notamment de mettre des îlotiers avec des rondes beaucoup plus fréquentes au moment où il y avait des concentrations plus importantes de populations, notamment de jeunes.
De ce point de vue-là, la tension avait baissé et l'on n'avait plus, après, entendu parler d'incidents à partir du moment où la Préfecture de police (le commissariat du 19e) avait évalué avec nous le dispositif.
Voilà ce que je voulais dire là-dessus. Il faut mettre des animations de manière que ce soit vivant et il y aura la présence de patrouilles du commissariat du 19e, en lien avec le maire du 19e. Je pense que les riverains, les jeunes, la mairie du 19e arrondissement, le commissariat du 19e arrondissement, nous-mêmes, nous estimons que cela a été une opération réussie, certes perfectible, mais qu'il faut reprendre parce que c'est un élément d'animation sociale très fort dans ce secteur et, pour ma part, je suis partisan de mettre des beaux équipements dans les arrondissements populaires, je pense qu'il ne faut pas les réserver aux arrondissements qui le sont moins.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Il y a un v?u n° 15...
Madame DECORTE, vous désirez la parole ?
Mme Roxane DECORTE. - Juste une minute !
Quand Mme BROSSEL et M. CHERKI parlent d'un tableau noir que je brosse, j'aimerais quand même vous donner lecture de la réponse qui m'a été faite par le cabinet du Préfet à une question que j'ai posée au Préfet de police en février dernier.
Il est indiqué que - ce sont des faits - les difficultés rencontrées par les riverains et les usagers de la patinoire installée sur la place Stalingrad depuis le 5 décembre 2001 sont essentiellement dues au rassemblement quotidien de groupes de jeunes qui, par leurs agissements, créent un climat d'insécurité. Depuis l'ouverture de cette patinoire, les services de police locaux ont procédé les 20 et 26 janvier 2002 à l'interpellation pour des actes de violence volontaires de plusieurs mineurs qui, à l'issue de leur garde à vue, ont été déférés au Parquet de Paris.
Donc, dans ce cas-là, il faut peut-être revoir la rédaction des réponses que vous donnez aux élus, mais moi, je me suis contentée de reprendre les éléments qu'il y avait dans la réponse en février dernier.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CHERKI, vous avez la parole pour répondre aussi sur le v?u.
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - Sur le v?u, au nom de l'Exécutif, j'appelle à voter pour.
Il est normal que la Préfecture vous fasse cette réponse. Je vous dis encore une fois que quand nous avons fait la réunion de travail avec le commissariat du 19e arrondissement et le maire du 19e arrondissement, le commissariat de police nous a demandé de maintenir cette patinoire, ce qui, de ce point de vue-là d'ailleurs, montre bien que la police peut aussi avoir une approche, je dirai sociale, du traitement de l'insécurité.
C'est le premier élément.
Deuxième élément, il y a eu des incivilités. La qualification de violence volontaire est une qualification large. Il faut voir le nombre d'I.T.T. que cela peut entraîner quand il y a des agressions et de ce point de vue je vous incite à saisir les services du Commissariat du 19e, puisque cela semble vous intéresser, je pense que vous aurez un bilan beaucoup moins catastrophiste que celui qu'à un moment donné vous semblez avoir eu.
Je trouve normal qu'à partir du moment où il y a des actes de violence volontaire il y ait déferrement au Parquet des jeunes, parce qu'il faut y mettre un terme tout de suite en termes de traitement de l'insécurité. Cela n'a pas été un coupe-gorge, je m'excuse de le dire et je refuse qu'on le dise et qu'on le laisse entendre.
Mme Roxane DECORTE. - Je n'ai jamais dit cela.
M. Pascal CHERKI, adjoint, rapporteur. - Cela a été vécu comme quelque chose d'important, d'utile. Nous allons donc améliorer le dispositif mais globalement cela s'est très bien passé.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur CHERKI.
Je mets aux voix, à main levée, le projet d'amendement technique n° 14 déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet d'amendement n° 14 est adopté.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 15 déposée par Mme BROSSEL.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u n° 15 est adoptée.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 283 amendé.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération amendé est adopté. (2002, JS 283).
Je vous remercie.