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Juin 2001
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34 - 2001, DAUC 30 - Attribution de la dénomination "rue Thomas-Francine" à la voie nouvelle provisoirement dénommée BL/14 dans la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2001


Mme Martine DURLACH, adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération DAUC 30 relatif à l'attribution de la dénomination "rue Thomas-Francine, à la voie nouvelle provisoirement dénommée BL/14 dans la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e).
Je donne la parole à M. DUTREY.
M. René DUTREY. - Vous nous demandez d'approuver le choix du nom de Thomas-Francine pour une nouvelle rue de la Z.A.C. "Montsouris" dans le 14e arrondissement.
Pour mémoire, je vous rappelle que Thomas-Francine était le fontainier au XVIIe à l'origine de l'aqueduc de Marie de Médicis qui travers la Z.A.C. "Montsouris".
La rue que l'on nous propose de dénommer ainsi est une saignée. C'est exactement à l'emplacement de cette rue que les pelleteuses ont attaqué pour la première fois les vestiges archéologiques que sont les deux aqueducs, celui de Marie de Médicis et l'aqueduc gallo-romain.
Sur cette Z.A.C., il ne s'agit pas d'opposer sauvegarde du patrimoine et renouvellement urbain.
Force est de constater que l'aménageur a fait les choses complètement à l'envers. Dans un premier temps, il a tout fait pour omettre de préciser, devant les instances préparatoires, l'existence de ces aqueducs.
Un plan a d'abord été fait. Dans un second temps, on a imaginé comment mettre en valeur les aqueducs en répartissant un bout par ci, et un bout par là. On ne peut que le regretter !
Il y avait, à mon avis, un moyen de concilier la réalisation d'une opération de conservation du patrimoine et une opération publique.
Tout cela a de quoi surprendre. Je dirai même que ce pauvre Thomas-Francine doit se retourner dans sa tombe. Par ailleurs, compte tenu du déséquilibre existant à Paris, entre le nombre de rues portant des noms d'hommes, donc plus ou moins célèbres, et le nombre de rues portant des noms de femmes, nous manquons ici une occasion de plus d'avancer dans la parité dans ce domaine.
Pourtant, ce nom, et c'est dommage, était déjà utilisé par les riverains sur leur papier, E.D.F. et différentes quittances.
C'est pour cette raison que nous ne voterons pas contre le projet de délibération mais que nous nous abstiendrons.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Je voudrais répondre de manière brève à M. DUTREY.
Je crois que le problème posé par cette intervention, n'est pas tellement le problème de la dénomination de la rue Thomas-Francine. C'est le problème de la manière dont a été traité l'aqueduc qui est indépendant du nom de la nouvelle voie.
Mme Martine DURLACH, adjointe, présidente. - Cela a nécessité un aménagement du Square de Médicis et pas véritablement sur le nom de la rue, à part le problème de parité.
Je n'ai pas de religion toute faite sur le nom de cette rue. Je serais tentée de dire tout simplement que je suis en bonne compagnie, celle de l'Empereur Valentinien et de l'Empereur Julien.
Nous allons passer au vote.
Sans vouloir influencer le poste, je trouve que BL/14, ce n'est pas formidable comme nom... alors que Thomas Francine, c'est plus joli que BL/14 !
C'est un problème qui se pose dans beaucoup de cités.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 30.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DAUC 30).