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Juin 2001
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Conseil Municipal
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97 - QOC 2001-155 Question de Mme Laurence DOUVIN et des membres du groupe "Démocratie libérale et indépendants" à M. le Maire de Paris concernant la fermeture des voies sur berges du 14 juillet au 15 août 2001

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2001


M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Nous passons à la question orale de Mme Laurence DOUVIN et des membres du groupe "Démocratie libérale et indépendants" concernant la fermeture des voies sur berges à la circulation automobile du 14 juillet au 15 août.
Madame DOUVIN, vous avez la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.
Juste avant le dernier Conseil de Paris, c'est par la presse que nous avons appris le principe de la fermeture des voies sur berges à la circulation automobile du 14 juillet au 15 août et, en réponse à une question d'actualité sur ce thème, M. BAUPIN, l'adjoint aux transports, confirmait cette annonce en ajoutant que des études de faisabilité seraient menées avec la Préfecture de police.
Il y a quelques semaines - ce n'est pas si vieux - les voies sur berges étaient fermées pour cause de crue et les Parisiens n'ont certes pas oublié la pollution due aux encombrements et la moins-value économique qui est liée au temps perdu dans les "bouchons".
Aujourd'hui, Monsieur le Maire, nous voudrions connaître les résultats de cette étude de faisabilité et faire remarquer deux points :
- Tout d'abord, tous les Parisiens n'ont pas la chance de partir en vacances le 14 juillet et, donc, la diminution du trafic automobile n'est vraiment sensible qu'au mois d'août, raison pour laquelle nous pensons préférable de cantonner cette expérience en la limitant du 1er au 15 août.
- Second point, pour les Parisiens qui restent dans la Capitale durant cette période, tous n'ont pas - et pour beaucoup d'entre eux, ils ne l'ont effectivement pas - le loisir de se promener la journée, en semaine, le long des berges et, donc, on peut se demander quels seront vraiment les bénéficiaires de cette mesure durant la journée.
En tout état de cause, il nous semblerait donc intéressant de procéder à une évaluation de cette fréquentation afin de pouvoir faire un bilan significatif des avantages et des inconvénients devant les Parisiens à l'issue de cette expérience.
Merci.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Merci.
Monsieur Denis BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Madame, comme vous l'avez indiqué, j'ai déjà répondu en partie à ces questions il y a un mois, mais je veux bien recommencer pour indiquer que nous comptons réserver les voies sur berges du 15 juillet au 15 août aux piétons, aux cyclistes et aux rollers, de façon à reproduire l'opération qui se déroule le dimanche depuis plusieurs années et qui connaît un succès indéniable. De fait, les Parisiens, on peut le dire, ont voté avec leurs pieds et avec leurs roues pour l'utilisation de ces voies sur berges depuis plusieurs années et ont montré combien cet espace était intéressant pour la ballade et pour les loisirs.
Vous comparez la situation avec celle des inondations. Je crois que cette comparaison n'est pas valable. Certes, les voies sur berges ont été inondées à une période de fort trafic. Le trafic automobile au mois de juillet et au mois d'août, notamment à partir du 15 juillet, est plus faible, évidemment, que le reste de l'année et à peu près comparable à un dimanche le reste de l'année.
Notre souhait est de faire en sorte de reproduire l'expérience du dimanche pendant cette période. Nous sommes en train de voir avec la Préfecture de police qui s'est exprimée de façon très favorable à ce projet, l'ensemble des modalités d'organisation.
Le souci que nous avons est plus un souci de sécurité, d'aménagement la nuit, que des problèmes de report de circulation, ces questions nous semblant tout à fait gérables.
Je voudrais vous dire, comme je l'avais indiqué la dernière fois, que tout cela n'est qu'une expérimentation. C'est bien une expérimentation : si elle se révélait non valable, évidemment nous en tirerions les conséquences. Nous nous y lançons sans dogmatisme mais sans frilosité non plus et nous souhaitons réellement pouvoir faire profiter les Parisiennes, les Parisiens et tous les touristes qui viennent dans notre Capitale pendant l'été, d'un site qui est particulièrement intéressant, qui est, je le rappelle, classé par l'U.N.E.S.C.O. au patrimoine de l'humanité.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, président. - Merci.
Madame DOUVIN, vous avez la parole.
Mme Laurence DOUVIN. - Je vous remercie, Monsieur le Maire, de ces éléments de réponse, simplement j'ajoute que l'on ne peut pas comparer une expérience de week-end et une expérience sur une durée d'un mois et en tout état de cause cette expérience n'apportera aucun enseignement quant aux conséquences qu'une mesure de cette nature pourrait avoir à une autre période de l'année, je veux dire en dehors de l'été, tant la situation en période estivale est incomparable à la circulation automobile habituelle à Paris.