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Juin 2001
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Conseil Municipal
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12 - V - Question d'actualité du groupe "Ensemble pour Paris" à M. le Maire de Paris relative à la fermeture de classes ou la suppression de classes réservées aux activités pédagogiques et artistiques

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2001


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question du groupe "Ensemble pour Paris".
La parole est à M. BOHBOT.
M. Jack-Yves BOHBOT. - Merci, Monsieur le Maire.
Notre question a trait aux mesures de carte scolaire, à la rentrée scolaire dans Paris.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, c'est aussi intéressant que les 2 questions précédentes, la rentrée scolaire même plus pour la vie quotidienne.
M. Jack-Yves BOHBOT. - D'ailleurs, les Parisiens ont tous été très attentifs à vos propos pendant la campagne municipale concernant le rôle de l'école dans la réduction des inégalités sociales et la priorité que vous semblez accorder à un meilleur accueil des enfants de moins de 3 ans dans les écoles élémentaires.
Force est de constater que 3 mois après votre élection et la mise en place de la nouvelle municipalité, alors que se décident maintenant dans quelques jours les contours de la prochaine rentrée scolaire, persistent des mesures de fermetures qui avaient été envisagées lors de la première réunion du C.D.E.N. le 9 février dernier.
C'est peu dire que l'inquiétude est grande, Monsieur le Maire, dans l'ensemble de la communauté scolaire parisienne. Tous les arrondissements sont concernés, l'Est comme l'Ouest, des écoles en R.E.P., en Z.E.P., des écoles qui ne sont ni en R.E.P. ni en Z.E.P., des classes de perfectionnement sont, elles aussi, menacées de fermeture.
Nombreux sont à regretter l'absence de concertation entre les services de l'Etat, les parents d'élèves et les enseignants, services de l'Etat qui refusent actuellement de recevoir ceux qui au quotidien se battent pour un enseignement public de qualité.
A titre d'exemple, Monsieur le Maire, permettez-moi de citer l'extrême mobilisation des parents et enseignants du 3e, je pense à l'école de la rue Saint-Martin et à l'école de la rue des Vertus, qui agissent depuis des semaines, qui bloquent la circulation chaque matin de la rue Beaubourg et qui, faute d'être reçus par le Rectorat et les services du Ministère de l'Education nationale, se mettront à nouveau en grève demain.
Il n'est pas besoin ici de dresser le tableau complet de la trentaine de fermetures de classes qui sont prévues par le Rectorat pour comprendre que votre première rentrée scolaire, Monsieur le Maire, ne se déroule pas dans les meilleures conditions.
Aussi, mon groupe "Ensemble pour Paris" vous pose la question suivante et vous demande un bilan des négociations arrondissement par arrondissement, entreprises avec le Rectorat de Paris sur la carte scolaire qui sera appliquée dès la rentrée de septembre 2001 et un point général de la situation parisienne concernant l'accueil des enfants de moins de 3 ans.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. LE MAIRE DE PARIS. - M. FERRAND a la parole.
M. Éric FERRAND, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, l'élaboration de la carte scolaire ne relève pas d'une discussion de marchands ; il n'y a donc pas de négociations arrondissement par arrondissement comme vous le savez ; en tout cas ce n'est pas dans nos pratiques peut-être c'était dans les vôtres auparavant.
Cette question doit être traitée de manière globale ; elle relève de la compétence de l'Académie de Paris qui prend ses décisions après des discussions et le C.D.E.N. qui s'est tenu le 9 février.
Nous ne sommes pas restés les mains dans les poches depuis le 25 mars dernier. Nous continuons à être très réactifs et très mobilisés sur ce sujet.
Il y aura un groupe de travail le 28 juin prochain à l'Académie pour discuter des ouvertures et fermetures de classes. Sachez que la Ville de Paris et moi en particulier nous ne resterons pas muets sur ce sujet.
Vous nous interrogez également sur la situation au regard de l'accueil des moins de 3 ans dans la Capitale.
J'ai envie de vous dire que la situation est celle que vous nous avez léguée c'est-à-dire une mauvaise situation. Nous avons entre 7 et 8 % d'enfants de moins de 3 ans accueillis dans les écoles parisiennes alors que la moyenne nationale est de 35 % ; 50 % à Lille par exemple.
La situation dans la Capitale dans les arrondissements est très disparate. On va de 0 % d'accueil de moins de 3 ans dans le 9e à 25 dans le 5e. Il est de 1 % dans le 16e, de 4 % dans le 19e.
Ainsi nous avons beaucoup travaillé avec l'Académie sur ce sujet ; nous mettrons les moyens nécessaires pour assurer l'encadrement des enfants de moins de trois ans, notamment nous tendons vers la présence d'un agent spécialisé d'école maternelle par classe de petite section. 5 classes de petites sections seront également créées d'ici à la rentrée 2001.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement des citoyens, et "Les Verts").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.